Rookie Of The Year Race : Young et Doncic font déjà rêver

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Et si Trae Young ET Luka Doncic devenaient tous les deux de vraies stars NBA ? On fait le point sur les débuts des rookies dans notre course au trophée.

Une semaine que la saison a repris. L'occasion de faire un petit bilan express et prématuré avec notre Rookie Of The Year Race. Une sorte de ranking des différents débutants qui se sont illustrés pendant les premiers matches.

Mentions honorables

10. Kevin Knox (New York Knicks)

Stats : 9,3 points, 35% aux tirs, 44% à trois-points, 2 rebonds en 18 minutes

Première apparition dans notre ranking pour Kevin Knox… et peut-être la dernière avant un moment. Le neuvième choix de la draft s’est blessé à la cheville dès son troisième match en NBA. Heureusement aucune fracture. Mais le jeune homme devrait manquer deux à quatre semaines de compétition. Dommage, surtout qu’il était bien lancé après une pointe à 17 points et 6 rebonds la veille.

Knox a montré dès ses débuts en pro qu’il était déjà capable de se créer son propre tir, une caractéristique propre aux stars NBA, statut auquel il aspire. En revanche, l’exécution était un point délicat après son premier match. Il avait arrosé : 16 tirs pour 4 paniers. Il s’était donc repris sur le second avant de se blesser au troisième.

9. Rodions Kurucs (Brooklyn Nets)

Stats : 8,7 points, 47% aux tirs, 40% à trois-points, 4 rebonds en 14 minutes

En voilà un qui est doucement en train de gagner sa place au sein de la rotation des Brooklyn Nets. Le Letton apporte un mix intéressant entre sa taille (2,06 m) et son adresse extérieure. Les joueurs longilignes qui étirent le jeu sont toujours les bienvenues en NBA. Mais il a démontré sur ses premières sorties qu’il n’était pas simplement un shooteur qui se poste dans un coin en attendant la balle. Rodions Kurucs n’a pas hésité à agresser la défense en drive, balle en main donc, pour aller provoquer des fautes. Il manque encore d’efficacité dans ce domaine mais l’ensemble est vraiment encourageant. Surtout pour un rookie drafté au second tour.

8. Allonzo Trier (New York Knicks)

Stats : 10,5 points, 41% aux tirs, 43% à trois-points, 2,3 rebonds en 21 minutes

Déjà l’an dernier, quand Allonzo Trier cartonnait encore avec Arizona, nous avions qualifié la gâchette de « steal potentiel ». Presque un an après, l’ailier est prêt à prouver que les Knicks ont fait une très belle opération en le signant. Parce que oui, Trier n’a pas été drafté… et il a visiblement une revanche à prendre. Déjà agressif en Summer League et en pré-saison, il n’hésite pas à bombarder dès qu’il sort du banc. Même si la réussite n’est évidemment pas toujours au rendez-vous. Le profil du scoreur inconstant en sortie de banc. Pour l’instant. En attendant mieux (ou pas), le joueur de 22 ans a déjà offert deux performances à 15 points.

Attention, ça joue

7. Shai Gilgeous-Alexander (Los Angeles Clippers)

Stats : 8,3 points, 56% aux tirs, 3,3 rebonds, 4 passes en 25 minutes

Le joueur atypique de cette cuvée. Shai Gilgeous-Alexander est un meneur long avec un profil défensif. Un Shaun Livingston 3.0. Ces profils intrigants sont par définition intéressants à découvrir. Il ne déçoit pas pour l’instant. Au contraire, il a même déjà montré un peu de tout (sauf du tir extérieur, ce qui constituera déjà le principal facteur X de sa progression).

Il est capable de défendre dur, de prendre du rebond, de finir près du cercle grâce à son envergure (2,11 m pour un meneur qui culmine à 1,98 m) ou encore de délivrer des passes décisives sur pick-and-roll. Sa prestation contre Houston – 12 points, 5 rebonds, 4 caviars – résume bien tout ce dont il est capable. Il est véloce, puissant, agile… et tout ça en jouant 25 minutes par match au sein d’une équipe ambitieuse composée de vétérans. Solide.

6. Marvin Bagley III (Sacramento Kings)

Stats : 12,7 points, 51% aux tirs, 6,7 rebonds en 22 minutes

Le deuxième choix de la draft boudait après ses débuts en pro. Et ça se comprend. Marvin Bagley III a été scotché sur le banc lors de son premier match pendant que les autres principaux prospects de la promotion s’éclataient sur les différents parquets US. Seulement 12 minutes lors du premier match puis 33 au suivant. Avec de suite une belle réaction : 19 points, 8 rebonds et 3 passes. Les Kings ne peuvent plus se permettre de le faire poireauter. Tant mieux pour le jeune homme qui a évidemment besoin de temps de jeu pour évoluer.

5. Omari Spellman (Atlanta Hawks)

Stats : 12 points, 75% aux tirs, 71% à trois-points, 2 rebonds en 16 minutes

La petite surprise du chef ! Les experts NCAA nous présentaient Omari Spellman comme un joueur susceptible d’avoir un rôle au sein d’une rotation NBA. Parce que son profil colle au basket pratiqué de nos jours dans la plus grande ligue du monde. Il leur donne pour l’instant raison. Lancé pleinement dans la rotation contre Cleveland, le natif de l’Ohio s’est illustré devant les siens en claquant 17 points à 6 sur 8 (4/5 à trois-points) en 24 minutes. Il était notamment sur le terrain quand les Hawks ont creusé l’écart dans le troisième quart temps.

Des bons débuts – à confirmer, bien sûr – qui laissent penser qu’Atlanta a quand même fait une draft vraiment solide.

Puissance quatre

4. Jaren Jackson Jr (Memphis Grizzlies)

Stats : 15 points, 50% aux tirs, 22% à trois-points, 6,3 rebonds en 26 minutes

Deux matches. Il n’aura fallu que deux matches pour que Jaren Jackson Jr, qui a fêté ses 19 bougies il y a à peine plus d’un mois, soit bombardé dans le cinq majeur d’une équipe des Memphis Grizzlies déterminée à retrouver les playoffs. Parce qu’il a beau être très jeune, l’intérieur passé par Michigan State est aussi très précieux. Il un vrai impact sur le jeu. Ses 24 points en sortie de banc contre les Hawks ont convaincu le staff de le laisser démarrer au côté de Marc Gasol.

Leur association est intéressante. Jackson est effectivement capable de marquer à trois-points même s’il faudra du temps et plus de précision pour qu’il soit vraiment considéré comme une menace crédible derrière l’arc. Il est mobile, vif et maîtrise plutôt bien ses mouvements avec sa finition patte gauche près du panier.

3. Deandre Ayton (Phoenix Suns)

Stats : 14,3 points, 55% aux tirs, 10,7 rebonds, 4 passes en 30 minutes

S’il ne fait pas autant parler que les deux virtuoses classés devant lui, Deandre Ayton réalise quand même un début de saison vraiment costaud. Il s’est planté sur un match où il était un peu souffrant. Il a été dominateur sur les deux autres. Comme pour tous les rookies, il y a du bon et du moins bons. Et ses lacunes ne vont pas disparaître en une semaine. Mais les Suns ont des raisons de rêver. Ayton et Devin Booker peuvent former un duo très talentueux pendant de nombreuses années.

Mention spéciale à la moyenne à la passe du pivot. Il participe à la création du jeu. Avec des écrans, des « hand-offs », des passes décisives. Il n’attend pas seulement la balle en bas comme l’ont réclamé bon nombre d’intérieur au-dessus des autres athlétiquement parlant (coucou, Dwight).

2. Luka Doncic (Dallas Mavericks)

Stats : 18,3 points, 43% aux tirs, 31% à trois-points, 5,7 rebonds, 4,3 passes en 34 minutes

ARE YOU NOT ENTERTAINED ? Luka Doncic est déjà une machine en NBA. Pas toujours avec de la réussite, évidemment. Du déchet, il y en a. Mais le Slovène propose déjà une panoplie de skills qui trustent les tops dix en tout genre. Il est beau à voir jouer. Même orgasmique pour ses supporteurs. En tout cas, le jeune prodige des Dallas Mavericks a peut-être déjà conquis une partie du public américain. Il ne suffit pas de quatre matches pour convertir ses détracteurs. Mais au moins les faire taire pour l’instant.

Parce que si Doncic a eu un peu de mal sur le premier match, il s’est vraiment rattrapé depuis. Il est le meilleur marqueur… et même le meilleur joueur de Dallas. Des Mavs qui ont d’ailleurs gagné deux de leurs trois rencontres.

1. Trae Young (Atlanta Hawks)

Stats : 23 points, 45% aux tirs, 39% à trois-points, 3,3 rebonds, 8,3 passes en 34 minutes

Le scénario rêvé après une semaine pour Atlanta. Trae Young est l’un des prospects qui divise le plus au sein de cette cuvée. Il y a ceux qui pensent qu’il deviendra un grand joueur. Et ceux qui ne croient vraiment pas en lui. Mais il y a finalement peu de juste milieu. Pour l’instant, ça penche sur la première hypothèse. Oui, c’est très tôt et le meneur dispose d’un temps de jeu important avec carte complètement blanche comme s’il était déjà un joueur confirmé dans cette ligue. Mais ce qu’il en fait, c’est vraiment propre.

Young a déjà délivré son premier carton : 35 points et 11 passes lors de la victoire des Hawks contre les Cavaliers. Aucun rookie n’avait tapé pareille marque (35 et 10) depuis… Stephen Curry en 2010. Un double-MVP à qui il est souvent – injustement – rapproché. Mais il fait au moins honneur à cette comparaison en brillant de la sorte. Son tir est pur, sa vision du jeu est excitante. Des fois, il faut juste reconnaître le talent là où il est.