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Stephen Curry a retrouvé son mojo

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

La relative méforme de Stephen Curry n'a pas duré bien longtemps. Le meneur des Warriors a mis le feu aux Rockets dans le game 3, avec un 3e quart-temps de très, très haut niveau et une copie globale très satisfaisante.

Stephen Curry avait simplement besoin d'un bon bol d'air frais de la Bay Area. Ciblé par les Rockets lors des deux premiers matches de la série, le meneur des Warriors avait eu un peu de mal à s'exprimer. A trois points, notamment, Curry n'avait jamais été aussi peu prolifique pour démarrer une confrontation en playoffs (deux paniers en deux matches). Le double MVP a sans surprise mis fin à ce petit coup de mou cette nuit.

Lors du game 3 remporté haut la main par Golden State, on a retrouvé un Stephen Curry productif (35 points en 34 minutes à 5/12 à 3 points), insolent et électrisant. Son 3e quart-temps de feu a été le signal dont avaient besoin les Warriors pour rappeler leur supériorité.

L'injustice du duo Curry-Durant est bien celle-là. "KD" marquera ses points même en dormant, tout au long du match et sans avoir besoin de vrais coups de chaud. Curry, lui, est capable de planter 18 points à 7/7 sur quelques minutes survitaminées qui poussent ses adversaires directs à remettre en cause leur choix d'une carrière dans le basket. Ce qu'a fait le "Baby-Faced Assassin" cette nuit, c'était un peu dans cette veine.

Quand vous êtes déjà menés de 19 points et que la star adverse fait vivre ça (voir ci-dessous) à votre meilleur joueur, c'est psychologiquement difficile à encaisser.

L'Oracle, la "p*****" de maison de Stephen Curry

Le langage corporel de Stephen Curry en a dit long sur son intention de rebondir. Plus agressif dans tout ce qu'il a fait et tenté, le All-Star a répondu comme il se doit au traitement particulier que lui réserve Mike D'Antoni. Exalté, il est même allé haranguer la foule après un drive payant, toujours dans ce 3e quart-temps. "C'est ma putain de maison ici !", a hurlé Curry rabroué par sa mère Sonya après le match.

"Ma mère m'a déjà envoyé deux vidéos où me voit jurer. Elle m'a dit d'aller me laver la bouche avec du savon. Ce n'est pas la première fois qu'elle fait ça. Elle a raison, je ne peux parler comme ça en public", a souri Curry devant la presse après la rencontre.

Si Stephen Curry avait la seule menace crédible de son équipe, le plan de jeu défensif de D'Antoni aurait sans doute pu être payant jusqu'à la fin de la série. Mais avec des gus comme Kevin Durant et Klay Thompson à surveiller de très près dans le même temps, les Rockets n'ont pas pu constamment être sur les basques du #30. Du coup, Curry a eu les ouvertures et les positions pour reprendre petit à petit confiance. Quand un joueur de ce calibre a autant d'opportunités de retrouver son mojo, les méformes ne durent jamais bien longtemps. Personne dans le groupe californien n'a paru estomaqué de voir "Steph" mettre le feu à l'Oracle Arena à coups de bombinettes et de dribbles déroutants.

"J'ai vu des explosions de ce genre survenir partout. Pas seulement à domicile. Ses shoots à 3 points sont comme des dunks, ils rendent le public fou. Parfois de manière complètement absurde. Cela dit, je n'ai pas envie de vous décevoir, mais j'ai déjà vu Steph faire des choses bien plus folles que ça", a rappelé Draymond Green.

Même son de cloche chez Steve Kerr.

"Ce mec a été deux fois MVP de la ligue. Il rebondit après de mauvais matches mieux que quiconque. Donc ça ne m'a pas surpris, non..." 

Maintenant que Stephen Curry est entré de plein pied dans cette finale de Conférence, on ne voit pas bien comment les Rockets vont pouvoir tenir la distance. Si l'invincibilité des Warriors à domicile se confirme (16 victoires de suite en playoffs), Houston sera mené 3-1 dans deux jours.