118 Charlotte Hornets CHA
102 Minnesota Timberwolves MIN
97 Orlando Magic ORL
105 Indiana Pacers IND
107 Philadelphie Sixers PHI
86 Utah Jazz UTA
107 New York Knicks NYK
85 Los Angeles Clippers LAC
92 Memphis Grizzlies MEM
100 Portland Trail Blazers POR
88 Milwaukee Bucks MIL
99 Washington Wizards WAS
114 New Orleans Pelicans NOP
107 Oklahoma City Thunder OKC
96 San Antonio Spurs SAS
85 Atlanta Hawks ATL
98 Sacramento Kings SAC
114 Denver Nuggets DEN
88 Detroit Pistons DET
116 Cleveland Cavaliers CLE
102 Dallas Mavericks DAL
110 Boston Celtics BOS

Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel 

Le Grec a réalisé une performance fantastique pour sa première sortie de la saison. Sa campagne pour le MVP est lancée.

Quels sont les ingrédients d’un bon MVP ? A priori, il est recommandé d’aligner des chiffres de mammouth. Parce qu’à défaut de regarder les 82 matches de chaque équipe, tout le monde peut avoir accès aux statistiques à tout moment de l’année. Les stats, c’est un peu comme le physique : c’est peut-être même ce qui se voit (malheureusement parfois) en premier. Mais ça ne suffit pas. Pour être le bon, l’élu, il est aussi conseillé de savoir faire gagner son équipe. Ça, c’est la personnalité. Il faut avoir du caractère et un sens aiguisé du leadership pour porter ses partenaires vers le succès. Répondre présent dans les moments importants, les plus chauds, est aussi un critère de sélection. Tout ceci étant dit, parlons de Giannis Antetokounmpo.

Parlons de ses 37 points à 59% de réussite au tir (13/22), 13 rebonds, 3 passes, 3 interceptions. Avec un différentiel positif de +7 en 36 minutes. Et la victoire pour les Milwaukee Bucks sur les parquets des Boston Celtics. Monstrueusement fort et terriblement efficace. La première performance idéale pour entamer la conquête du trophée de MVP.

Car le « Greak Freak » fait plus que figurer parmi les candidats cette saison. Il est l’un des favoris désignés, surtout si sa franchise parvient à chatouiller le plateau des 50 victoires. C’est le nouveau palier logique pour Antetokounmpo, en progression chaque année depuis son arrivée en NBA en 2013. Phénomène internet pour sa première saison. Titulaire la seconde. Star en devenir la troisième. All-Star la quatrième. Il est maintenant prêt à enclencher la cinquième vitesse.

Il a donné le ton dès sa première sortie. Car au-delà de la prestation chiffrée, l’impression de domination qu’il laisse à chacun de ses passages est impressionnante. Personne ne pouvait l’arrêter du côté des Celtics. Quand Giannis Antetokounmpo s’élève vers le cercle, il n’y à rien à faire à part prier.

Giannis Antetokounmpo ne fait pas que des stats, il fait gagner

S’il faut se recentrer sur les stats, plus que les 37 points retenons les 16 unités ajoutés par la star dans le dernier quart temps. Milwaukee était mené de quatre points à l’entame des douze dernières minutes. Et c’est sous l’impulsion de son géant que l’équipe du Wisconsin a repris l’avantage avant de s’imposer. Il n’a pas seulement fait la différence en scorant. Il a aussi offert un caviar décisif à Matthew Dellavedova, démarqué à trois-points. Mis sur orbite, l’Australien a mis le tir pour assurer la victoire des Bucks.

« C’était une super action. Il a fait confiance à son coéquipier », remarque le coach Jason Kidd.

C’est dans ce genre de match et de performance que l’on comprend pourquoi Kevin Durant estime que Giannis peut devenir « le meilleur joueur de l’histoire. » Les propos de KD sont un peu exagérés, éventuellement, mais le Grec a effectivement un potentiel effrayant. Quand il active le mode bulldozer, il a clairement des flashs de LeBron James. En plus fin, plus long et avec des bras de quatre mètres.

Un jeune joueur qui entame plus tôt que prévu la meilleure période de sa carrière (son « Prime » risque d’être sacrément long), qui affole les compteurs, se comporte comme un leader et fait gagner son équipe dans les moments chauds… Giannis Antetokounmpo ne ferait-il pas un parfait MVP d’ici huit mois ?