10 « inconnus » dont vous allez entendre parler cette saison

Ils sont encore méconnus, mais pourraient bien se faire un nom cette saison en NBA. Voici 10 joueurs à suivre de près pour sortir de l'anonymat pour le grand public.

10 « inconnus » dont vous allez entendre parler cette saison

Chaque saison NBA apporte son lot de révélations. Des joueurs de bout de banc, des anciens choix de Draft oubliés, des types passés par la G League ou des recrues arrivées sur la pointe des pieds. Des garçons qui ne feront probablement jamais la couverture de NBA 2K, mais dont on pourrait très vite apprendre à connaître le nom et le numéro.

On pense notamment à Daniss Jenkins, qui a réussi à se faire une place à Detroit la saison dernière alors qu'il était encore totalement inconnu du grand public. Ou à Jamal Shead, ce meneur énergique qui a progressivement gagné ses galons à Toronto sans bénéficier de l'exposition habituellement réservée aux jeunes talents.

Ce genre de trajectoire existe tous les ans. Parfois, il suffit d'une blessure, d'un changement de coach ou d'une opportunité inattendue pour qu'un joueur jusque-là anonyme devienne une vraie pièce de rotation.

L'objectif ici n'est donc pas de vous annoncer les dix prochains All-Stars ou de vous vendre des candidats au MIP. On cherche plutôt des joueurs dont vous ne connaissez peut-être pas encore grand-chose, mais dont vous pourriez rapidement vous surprendre à apprécier le jeu. Certains ont déjà commencé à pointer le bout de leur nez. D'autres attendent encore leur chance. Tous ont quelque chose qui mérite qu'on s'intéresse à eux.

Voici dix noms à garder dans un coin de votre tête avant le début de la saison 2026-2027.

La grande question de la saison pour les 30 franchises NBA

1- Leonard Miller (Chicago)

Il y a des joueurs dont on finit presque par oublier qu'ils ont été draftés. Leonard Miller faisait partie de cette catégorie à Minnesota. Choisi en 33e position en 2023 après son passage par la G League Ignite, le Canadien n'avait jamais vraiment eu l'occasion de montrer ce qu'il pouvait apporter chez les Wolves. Difficile de se faire une place dans une équipe ambitieuse lorsque la concurrence est aussi relevée et que le temps de jeu se compte en miettes.

Son arrivée à Chicago, dans le cadre du transfert d'Ayo Dosunmu, a changé la donne. Dans une équipe en reconstruction, Miller a pu s'exprimer, enchaîner les minutes et rappeler pourquoi son profil avait autant intrigué les scouts avant sa Draft.

Grand, mobile, agressif vers le cercle et particulièrement actif au rebond, le jeune power forward possède des qualités athlétiques évidentes. Mais c'est surtout sa progression offensive qui pourrait lui permettre de franchir un cap. Miller a terminé la saison 2025-2026 sur une série de performances encourageantes, avec notamment 16,1 points et 7,9 rebonds de moyenne sur ses sept rencontres d'avril. Une dynamique qu'il semble bien décidé à prolonger.

En pré-saison, il vient notamment de planter 26 points à 11/14, dont 4/6 à trois points, face à Denver. De quoi donner des idées à Tiago Splitter, qui semble prêt à lui offrir une vraie place dans la rotation. Surtout que Patrick Williams, dont la progression tarde toujours à se concrétiser, n'a plus nécessairement une longueur d'avance dans la hiérarchie. Miller pourrait parfaitement profiter de la situation pour s'imposer comme l'un des joueurs les plus intéressants de cet effectif des Bulls.

Il ne deviendra sans doute pas une star du jour au lendemain, mais il a tout du joueur dont on pourrait se demander, dans quelques mois, comment il avait pu passer autant de temps au fond d'un banc NBA.

2- Oso Ighodaro (Phoenix)

Il y a quelques mois encore, Oso Ighodaro ressemblait surtout à un intérieur de complément, sympathique et intelligent, mais sans perspective immédiate de devenir un joueur majeur de Phoenix. Sauf que les circonstances ont changé.Avec l'opération à l'épaule de Mark Williams, qui devrait manquer une longue période de compétition, les Suns se retrouvent à devoir trouver une solution au poste de pivot. Si le jeune Khaman Maluach attire naturellement les  regards avec son potentiel physique impressionnant, Ighodaro pourrait bien être celui qui profite le plus de la situation dans l'immédiat.

Pourquoi ? Parce qu'il sait jouer au basket. Cela peut paraître idiot dit comme ça, mais son intelligence de jeu constitue une vraie qualité distinctive. Excellent passeur pour son poste, mobile, capable de couper au bon moment et de fluidifier la circulation du ballon, Ighodaro possède des qualités particulièrement intéressantes dans une équipe qui a besoin de mieux faire vivre son attaque.

La saison dernière, sur les 22 rencontres disputées en l'absence de Williams, il affichait 8,4 points, 6 rebonds et 3,2 passes de moyenne. Des chiffres modestes, mais qui témoignent de sa capacité à contribuer sans avoir besoin de beaucoup de tirs. Jordan Ott semble apprécier sa fiabilité et sa capacité à comprendre ce qu'on attend de lui. En pré-saison, il a marqué des points dans sa concurrence avec Maluach. Une titularisation pour commencer l'exercice n'aurait donc rien de surprenant.

3- Brandon Williams (Golden State)

Non drafté en 2021, passé par plusieurs expériences NBA et par la G League, Brandon Williams a longtemps ressemblé à l'un de ces joueurs capables de rendre quelques services sans jamais obtenir de véritable stabilité. Son passage à Dallas a pourtant commencé à changer cette perception. La saison dernière, il a compilé 13 points et 3,9 passes de moyenne en 66 rencontres, prouvant qu'il avait tout à fait sa place dans la ligue. Son arrivée à Golden State pourrait lui permettre de franchir une étape supplémentaire en matière de reconnaissance.

Les Warriors ont besoin d'énergie, de vitesse et de joueurs capables de créer quelque chose sans attendre que Stephen Curry prenne toutes les décisions. Dans ce registre, Williams possède des qualités intéressantes.

Très rapide, particulièrement agressif balle en main, il aime attaquer les intervalles, mettre la pression sur la défense et créer du déséquilibre. Un profil qui tranche avec celui de certains autres joueurs extérieurs de Golden State, davantage portés sur le jeu collectif, le tir ou la circulation du ballon.

Steve Kerr semble avoir apprécié ce qu'il a vu de lui depuis le début du camp. Williams a notamment commencé à gagner du terrain pour récupérer des minutes à la mène lorsque Curry est sur le banc.

Son contrat non garanti rend la situation encore plus intéressante. Rien ne lui sera offert, et la concurrence reste importante, notamment avec Brandin Podziemski et De'Anthony Melton, mais le meneur de 26 ans possède précisément ce genre de qualités qui peuvent permettre à un joueur relativement anonyme de devenir, progressivement, un membre solide de la rotation.

4- Liam McNeeley (Charlotte)

On a beaucoup parlé de Kon Knueppel et de son excellente saison rookie. Ryan Kalkbrenner et Sion James ont également trouvé des moyens d'exister dans la rotation de Charlotte. Mais au milieu de cette belle cuvée 2025, un autre jeune joueur est pratiquement passé inaperçu : Liam McNeeley.

L'ancien ailier de Connecticut n'a disputé que 31 rencontres lors de son premier exercice, sans réussir à obtenir suffisamment de continuité pour montrer l'étendue de son potentiel. Pourtant, son profil avait de quoi séduire avant la Draft. McNeeley est avant tout un ailier doté d'un très bon toucher, capable de sanctionner derrière l'arc, mais également de prendre des décisions pertinentes avec le ballon. Ce n'est pas le joueur le plus explosif de sa génération, ni un défenseur exceptionnel, mais il comprend le jeu et possède des qualités offensives qui peuvent très bien fonctionner à côté de créateurs plus dominants.

Les premiers matches de pré-saison ont été encourageants. Contre Brooklyn, il a inscrit 14 points avec un joli 4/6 à trois points. Il a également montré ses qualités de passe, avec notamment 5 assists et 11 points contre Milwaukee.

Dans une équipe qui ne manque pas de talents offensifs, il sera évidemment difficile de s'imposer. Les petits pépins physiques rencontrés par plusieurs cadres et la volonté de Charles Lee de développer ses jeunes éléments pourraient lui offrir quelques occasions.

McNeeley a le profil du joueur qui peut rester discret pendant des semaines, puis sortir soudainement une série de rencontres à trois ou quatre paniers primés.

5- Alpha Diallo (Denver)

Pour les supporters de Monaco et les habitués de l'Euroleague, l'idée de présenter Alpha Diallo comme un inconnu aura quelque chose d'amusant. Mais pour une grande partie du public NBA, l'ailier américano-guinéen est effectivement un visage nouveau.

À 29 ans, Diallo débarque dans la ligue après plusieurs saisons de très haut niveau en Europe. Élu meilleur défenseur de l'Euroleague en 2026, il a été l'un des hommes forts de Monaco, où sa polyvalence, son activité et son intelligence défensive ont fait merveille. Ce n'est donc pas un jeune prospect à développer patiemment, mais un joueur formé, expérimenté et parfaitement conscient de ce qu'il peut apporter à une équipe.

Les Nuggets ont parfois manqué de profondeur, d'énergie et de joueurs capables de tenir physiquement sur plusieurs postes. Diallo peut répondre à une partie de ces besoins. Il sait naviguer entre les écrans, défendre sur des profils différents, jouer sans monopoliser le ballon et se rendre dangereux en transition.

David Adelman a d'ailleurs salué ses qualités depuis le début du camp, notamment sa capacité à ne pas se laisser ralentir par les écrans et à se placer intelligemment en attaque. Il a déjà été intégré à certaines configurations du second unit.

Bien sûr, l'adaptation à la NBA n'est jamais automatique, même pour un joueur confirmé en Euroleague. Néanmoins, Diallo n'a pas besoin de devenir une machine à scorer pour réussir son pari. S'il parvient à défendre fort et à apporter de l'activité aux côtés de Nikola Jokic, il pourrait rapidement se rendre indispensable.

6- Asa Newell (Atlanta)

Avec seulement 11,4 minutes de moyenne sur 44 apparitions la saison dernière, Asa Newell n'a pas franchement eu l'occasion de marquer les esprits. Pourtant, l'ancien joueur de Georgia, drafté en 23e position en 2025, possède un profil intriguant. À 2,08 m, Newell peut apporter de l'énergie près du cercle, finir au-dessus des défenses et même s'écarter pour sanctionner derrière la ligne à trois points. Il avait d'ailleurs terminé sa première saison à 38,7 % de loin, sur un volume encore limité. Ce mélange de mobilité et de polyvalence offensive est intéressant dans la NBA actuelle.

Atlanta possède déjà beaucoup de solutions athlétiques, notamment avec Jalen Johnson, et l'arrivée de Zuby Ejiofor lui ajoute de la concurrence, mais les Hawks auront également besoin de profondeur pour tenir le rythme d'une saison complète.

Newell peut devenir une solution intéressante à l'intérieur, notamment dans des configurations rapides et mobiles. Il n'a pas encore l'expérience ou la puissance physique nécessaires pour assumer de très grosses responsabilités, mais ses qualités peuvent lui permettre de s'installer progressivement.

Il faudra probablement un peu de patience. En attendant, parmi les joueurs qui ont très peu joué lors de leur saison rookie, il fait partie de ceux dont le potentiel mérite d'être surveillé.

7- Tarris Reed Jr. (San Antonio)

Difficile de se faire remarquer quand on évolue dans la même équipe et dans le même secteur de jeu que Victor Wembanyama. Mais Tarris Reed Jr. pourrait bien réussir à attirer quelques regards à San Antonio, ne serait-ce que par sa manière de se battre dans la raquette.

Drafté en 26e position en 2026 après quatre saisons universitaires, dont deux à UConn, Reed présente un profil radicalement différent de celui du Français. Pas question ici de dribbles sophistiqués, de tirs à neuf mètres ou de gestes venus d'une autre planète. Reed est un intérieur massif, physique, qui aime poser des écrans, batailler près du cercle et arracher des rebonds.

Il vient d'ailleurs de signer l'une des performances les plus remarquables de cette présaison dans ce registre : 17 rebonds face à Utah. Le genre de statistique qui permet de comprendre assez rapidement ce qu'un joueur peut apporter.

À 23 ans, il arrive également en NBA avec davantage de vécu que beaucoup d'autres rookies. Mitch Johnson a notamment apprécié sa maturité et sa capacité à accepter le contact, y compris à l'entraînement contre Wembanyama. Son problème, évidemment, c'est la concurrence. Entre Wembanyama et Luke Kornet, les minutes au poste de pivot ne sont pas nombreuses. Reed peut toutefois constituer une solution intéressante lorsque les Spurs ont besoin de puissance, de rebond ou simplement d'un joueur capable de faire le sale boulot.

8- Charles Bassey (Golden State)

Charles Bassey fait partie de ces intérieurs dont on a parfois aperçu les qualités sans jamais vraiment les voir s'installer durablement en NBA. Entre les blessures, les changements d'équipe et les occasions limitées, le Nigérian n'a jamais réussi à transformer son potentiel en véritable statut. A Golden State, une nouvelle fenêtre pourrait s'ouvrir.

Les Warriors commencent la saison avec plusieurs interrogations à l'intérieur. Kristaps Porzingis est confronté à de sérieux problèmes de santé, Al Horford a désormais 40 ans et Draymond Green ne peut pas raisonnablement passer chaque minute de l'année à se battre avec des pivots plus grands et plus lourds que lui.

Bassey apporte justement quelque chose que Golden State ne possède pas en abondance : un vrai profil de pivot athlétique. Lors de ses cinq rencontres avec Golden State la saison dernière, il a compilé 10,6 points, 7,2 rebonds et 1,4 contre de moyenne en à peine 20 minutes. Certes, l'échantillon était minuscule, mais les signaux sont intéressants.

Ses premières apparitions en prés-aison ont également été encourageantes. Steve Kerr semble apprécier son activité et sa présence près du panier, même si les Warriors pourraient privilégier régulièrement des configurations sans pivot traditionnel. Bassey devra encore prouver sa fiabilité, notamment physiquement, mais une équipe qui cherche des solutions à moindre coût pourrait parfaitement découvrir qu'elle possède déjà un intérieur utile au fond de son effectif.

9- Josh Minott (Brooklyn)

On attend depuis plusieurs années que Josh Minott parvienne à transformer ses qualités athlétiques en véritable arme d'impact en NBA. Longtemps cantonné à de petites apparitions à Minnesota, puis passé par Boston, l'ailier a commencé à montrer un visage plus convaincant lors de son arrivée à Brooklyn.

En 16 rencontres avec les Nets la saison dernière, il a ainsi compilé 10,8 points de moyenne avec 39,5% de réussite à trois points. Une progression offensive intéressante pour un joueur qui semblait initialement surtout destiné à apporter de l'énergie en défense.

Minott possède une belle envergure, une grosse activité et la capacité de perturber les lignes de passe. Dans une équipe en reconstruction, ces qualités pourraient enfin lui permettre d'obtenir la continuité qui lui a si souvent manqué. Brooklyn semble en tout cas croire suffisamment en lui pour avoir conclu un nouveau contrat de deux ans et 9 millions de dollars durant l'été. Un signe encourageant pour un joueur qui a longtemps dû se contenter d'un rôle marginal.

Avec un peu plus de régularité dans son tir et une meilleure lecture du jeu offensif, Minott pourrait s'imposer comme un ailier polyvalent tout à fait crédible. Il a déjà montré davantage que certains autres noms de cette liste, mais reste encore très largement méconnu. il serait assez amusant que Brooklyn devienne enfin l'endroit où il révèle un potentiel que Minnesota et Boston n'auront fait qu'effleurer.

10- Bryce McGowens (New Orleans)

Ancien second tour de Draft passé par Charlotte et Portland, Bryce McGowens est depuis quelques années déjà un jeune arrière offensivement intéressant, mais dont on ne savait pas exactement s'il pourrait trouver une vraie place dans une rotation NBA. Son passage à New Orleans a commencé à apporter quelques réponses.

La saison dernière, il a inscrit 8,1 points de moyenne en 42 rencontres, avec une adresse extérieure de 40,9%. Une progression significative qui lui a notamment permis de transformer son two-way contract en contrat NBA standard en février.

À 23 ans, McGowens possède un profil séduisant. C'est un arrière de grande taille, capable de shooter et de se créer quelques opportunités offensives par lui-même. Ce qui rend son cas particulièrement intéressant, c'est qu'il semble avoir commencé à comprendre que sa place en NBA ne dépendra pas uniquement de ses qualités de scoreur. Lors de son premier match de présaison contre Oklahoma City, il n'a inscrit que 7 points en 12 minutes, mais a également ajouté 2 interceptions et 1 contre, avec une activité défensive encourageante.

Évidemment, la concurrence sera rude chez les Pelicans, avec notamment Trey Murphy III, Herb Jones, Jordan Poole ou Bennedict Mathurin sur les postes extérieurs. Toutefois, sa capacité à sanctionner les défenses pourrait lui permettre de conserver un rôle, surtout s'il continue à montrer des progrès de l'autre côté du terrain.

Son plafond n'est peut-être pas immense, mais il pourrait devenir un joueur de banc fiable, capable de sortir quelques belles séquences au scoring. Ce qui serait déjà une jolie revanche pour un joueur dont la carrière en NBA semblait sérieusement menacée il y a encore peu.