La grande question de la saison pour les 30 franchises NBA

Une preview de la saison pour toutes les franchises NBA, sous forme de questions.

La grande question de la saison pour les 30 franchises NBA

New York Knicks

Les différentes situations contractuelles peuvent-elles plomber les champions en titre ?

Tous les joueurs new-yorkais sont devenus des héros pour l’éternité en offrant à la grosse pomme le titre NBA que les supporters fanatiques des Knicks attendaient depuis plus d’un demi-siècle. Ça vaut bien une récompense, non ? « No shit, Sherlock », répondait ironiquement Karl-Anthony Towns à cette même question.  L’intérieur All-Star, l’un des piliers de ce parcours héroïque, estime que ses performances méritent une rétribution salariale à la hauteur de l’exploit réalisé. Il est éligible à une prolongation de contrat et serait prêt à accepter un « sacrifice » financier pour garder l’ossature du groupe sacré. Mais pas au point de brader ses talents. Et pour l’instant, les négociations coincent.

James Dolan, proprio excentrique de la franchise, jure qu’il veut gagner d’autres trophées mais refuse catégoriquement de s’engager au-dessus du seuil du deuxième « apron. » Une condition pourtant quasiment nécessaire pour conserver le gros de l’effectif vainqueur en juin dernier. Mitchell Robinson est parti ailleurs. Miles McBride regrette de ne pas avoir pu trouver un accord avec la direction et semble garder un peu de rancœur. Towns n’a pas hésité non plus à mettre la pression : « C’est mal parti [pour prolonger avant le coup d’envoi de la saison]. J’aimerai faire quelque chose pour que le groupe reste le même mais je veux aussi que les Knicks me paient à ma juste valeur. On est loin du compte pour le moment. »

Les Knicks gèlent les négociations et jouent avec le feu !

Le Dominicain pourrait réclamer jusqu’à 276 millions sur quatre ans et le management lui en proposerait autour des 200 actuellement. L’écart reste trop large. Sauf qu’il va falloir trouver un accord, et si possible pas trop tard. Parce qu’il ne faudrait pas que l’ambiance se dégrade au point d’avoir un impact sur ce qui se passe sur le terrain. « Le nuage s’assombrit autour des Knicks », soulignait Shams Charania en évoquant la situation. « (…) Josh Hart a déjà fait comprendre que la tension pourrait monter si KAT et lui-même ne sont pas prolongés avant la deadline de février. »

Cleveland Cavaliers

Peyton Watson est-il vraiment la pièce manquante ?

La dernière saison des Cavaliers est difficile à juger. D’un côté, ils sont allés en finales de Conférence pour la première fois depuis 1992 si l’on exclut les années LeBron James. De l’autre, ils ont été balayés 4-0 par les Knicks. Mais les coaches et les joueurs ont visiblement eu le sentiment que le score de la série ne reflétait pas complètement sa physionomie. L’écart serait entre les deux équipes serait plus faible qu’il n’y paraît. Ils auront une nouvelle occasion (une dernière dans l’état ?) de faire leurs preuves cette année.

Pour franchir le cap qui leur manque, les dirigeants sont allés chercher Peyton Watson, déniché aux Nuggets en lui offrant 88 millions sur quatre ans. Une somme conséquente mais méritée pour un jeune joueur qui a sérieusement progressé. Il tournait à plus de 14 points et quasiment 5 rebonds avant de se blesser l’an passé. Surtout, il affichait 41% de réussite derrière l’arc. Peut-il maintenir une telle efficacité tout en assumant un plus gros volume ? Si oui, les Cavaliers seront de vrais prétendants dans leur Conférence.

Portland Trail Blazers

Quelle rotation pour les arrières ?

Damian Lillard, Ja Morant, Jrue Holiday, Scoot Henderson. Quatre joueurs pour deux postes. En plus chacun avec des agendas individuels importants. Lillard revient d’une grave blessure au tendon d’Achille et il voudra montrer qu’il est toujours dans le coup. Morant doit relancer sa carrière. Henderson lancer la sienne. Holiday est peut-être le plus altruiste du lot mais il est encore suffisamment fort pour prétendre à autre chose (et donc aussi le candidat à un trade). C’est sans même compter Shaedon Sharpe, à nouveau blessé.

Micah Nori, le nouveau coach de Portland, va donc devoir trouver un moyen de satisfaire tout le monde pour tirer l’équipe vers le haut. Le tout dans un climat anxiogène avec les rumeurs de départ de la franchise. Bon courage.

Detroit Pistons

Qui pour créer du jeu derrière Cade Cunningham ?

C’est comme si les Pistons n’avaient pas appris de leur échec. Sortis au deuxième tour des playoffs après une saison à 60 victoires, ils reviennent avec un effectif légèrement remanié mais dont l’identité reste la même. Et tant mieux, puisque c’est cette dureté qui a permis à Detroit de reprendre le contrôle de la Conférence Est pendant la régulière. John Collins remplace numériquement Tobias Harris et des shooteurs ont intelligemment été ajoutés au roster pour étirer un peu plus les lignes.

L’équipe de JB Bickerstaff peut être dangereuse tout comme elle peut se crasher dans les grandes largeurs. Tout dépendra du niveau de jeu et de l’état d’esprit de Jalen Duren, finalement resigné pour 200 plaques après des mois de négociation. Mais pour passer le palier supérieur, pour vraiment atteindre les finales, les Pistons risquent de se heurter à la même limite. Ils seront probablement encore très dépendants des capacités de Cade Cunningham à la création.

Ce dernier s’est affirmé comme un meneur d’élite, potentiel candidat au MVP dans une liste élargie. Il reste esseulé quand il s’agit de faire des différences balle en main face aux défenses élites des playoffs. Et à moins d’un trade ou d’une évolution spectaculaire d’Ausar Thompson, ce sera encore le cas cette année.

Washington Wizards

Combien de matches Anthony Davis va-t-il jouer avec les Wizards ?

La question peut avoir un double sens. D’un côté, elle revient à se demander si Anthony Davis, qui n’a joué que 71 rencontres sur les deux dernières saisons cumulées, sera en bonne santé tout au long de l’année. De l’autre, elle met en avant le fait que l’intérieur All-Star ne colle pas tout à fait avec le reste de l’effectif dans la capitale fédérale. Oui, Washington cherche à remonter au classement à l’Est. Mais Davis est à un stade de sa carrière où le plus important est de jouer pour une formation vraiment compétitive.

Son nom devrait circuler parmi le flot des rumeurs, même si son contrat monstrueux et son salaire à 58 millions de dollars (62 l’an prochain, en option) rend la manœuvre particulièrement compliqué. Son avenir est intrigant, surtout parce qu’il est difficile d’imaginer Alexandre Sarr, le deuxième prospect majeur des Wizards, cohabiter sur la durée avec AD. Les deux intérieurs ont besoin d’évoluer proches du cercle. C’est en réduisant la voilure à trois-points que le Français est monté en régime lors de sa deuxième saison NBA. Leur tandem est intéressant, notamment en défense, mais pourrait poser des problèmes de spacing.

Boston Celtics

Quel joueur va se révéler cette saison ?

Si les Celtics sont souvent sous-estimés, c’est en partie parce que leurs joueurs de banc restent méconnus du grand public (et même d’un panel d’observateurs plus restreints). Les Baylor Scheierman, Luka Garza, Ron Harper Jr (le frère de Dylan), Jordan Walsh, Hugo Gonzalez et même le rookie Chris Cenac, ce ne sont pas des noms qui font rêver. On pourrait presque ajouter Sam Hauser et Payton Pritchard, même s’ils ont déjà été champions NBA. Pourtant, chaque année, ces mecs-là progressent. Et il faut encore parier que l’un ou plusieurs d’entre eux vont passer des caps.

Pritchard est même susceptible de se rapprocher du niveau All-Star. Mais vu sa campagne de présaison et ce qu’il a montré sur des courtes séquences l’an passé, Gonzalez est aussi un candidat très intéressant. L’Espagnol est grand, efficace, et il colle bien à la philosophie de Joe Mazzulla.

Phoenix Suns

Cette équipe a-t-elle les moyens de confirmer ?

Les Suns ont choqué leur monde l’an passé. On les attendait très bas, ils se sont finalement qualifiés pour les playoffs sous l’impulsion de leur tacticien Jordan Ott. Les dirigeants et le staff ont su composer avec des moyens limités. Des joueurs se sont révélés. Mais l’effet de surprise ne prendra plus cette saison. Entre la réintégration de Jalen Green et l’arrivée de Miles Bridges, Phoenix dispose d’un peu de marge de progression. Mais de là à retrouver le top-8, c’est une autre histoire.

Sacramento Kings

Darius Acuff peut-il aller chercher le ROY ?

La cuvée des rookies est donc chargée en talents. AJ Dybantsa, Darryn Peterson, Cam Boozer et Caleb Wilson ont tous de la graine de star. Il ne faudrait pas non plus oublier Darius Acuff Jr, choisi en septième position par les Kings. Le meneur arrive plein de confiance et avec des capacités établies au scoring. Il va avoir des ballons et il va en abuser. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. En se mêlant probablement à la course au ROY.

Charlotte Hornets

Brandon Miller et Kon Knueppel sont-ils vraiment prêts ?

Malgré une deuxième moitié de saison canon et une qualification pour le play-in, les Hornets ont décidé de se séparer de leur seul All-Star pendant l’intersaison. LaMelo Ball a été envoyé dans le Minnesota. Sans doute que le management ne se sentait pas d’offrir une prolongation bien salée à Ball. Peut-être aussi que la franchise imaginait Kon Knueppel, auteur d’une excellente saison rookie, et Brandon Miller assumer encore davantage de responsabilités.

Ce sont eux les nouveaux boss et le club veut donc leur faire de la place. Ils risquent de vite se rendre compte que la tâche est vraiment compliquée. Miller était nettement moins efficace quand il jouait sans LaMelo. Knueppel a montré des promesses balle en main mais son point fort reste le tir. Pour ne rien arranger, les deux jeunes talents sont gênés physiquement sur cette présaison. Le sophomore étant même carrément indisponible en raison d’une blessure aux ischios. L’apprentissage pourrait se faire dans la douleur à Charlotte.

Golden State Warriors

Jimmy Butler

Quand va revenir Jimmy Butler ?

C’est presque acté : la saison qui arrive est un exercice de transition pour des Warriors fixés sur leur avenir proche après avoir logiquement prolongé Stephen Curry pour deux ans de plus, avec 116 millions à la clé. Le Hall Of Famer devrait, sauf catastrophe, terminer sa carrière là où elle a commencé. Et il a même fait un nouveau « geste » financier en signant pour 20 millions de moins que le maximum auquel il était éligible cet été. De ce fait, les Californiens auront une enveloppe bien grasse pour recruter pendant la prochaine intersaison et ainsi essayer de tenter un dernier run autour de leur joueur le plus iconique.

Mais en attendant, il faut bien jouer des matches. Golden State peut croire à une qualification en playoffs, même si c’est en passant par le play-in. Tout dépendra finalement de l’état de santé de Curry (qui devrait être ménagé en cours de saison en raison d’un genou sensible), de Kristaps Porzingis (toujours mystérieusement malade) et de… Jimmy Butler. Ce dernier s’est déchiré les ligaments croisés en janvier 2026 et il serait susceptible de faire son retour en cours de saison. Mais quand ?

La date de son retour, et évidemment le niveau auquel il évoluera à ce moment-là, auront potentiellement un impact conséquent sur les réelles possibilités des Warriors au printemps. L'équipe de la Bay avait remporté 20 des 33 matches disputés par ses deux meilleurs joueurs l'an passé. Le plafond n'est évidemment pas le même quand ils sont associés. Butler assure d’ailleurs qu’il reviendra « encore plus fort » et annonce ne pas avoir l’intention de changer drastiquement son jeu malgré le fait d’avoir subi une blessure aussi grave à 37 ans. Affaire à suivre dans quelques mois donc.

Los Angeles Clippers

Keaton Wagler sera-t-il à la hauteur ?

L’avenir des Clippers paraît moins radieux maintenant que la franchise a été sanctionnée du retrait de cinq premiers tours de draft dans l’affaire Kawhi Leonard. Les Californiens entament une période de transition en misant sur un roster plus jeune avec des ambitions revues à la baisse. Heureusement, ils ont pu mettre la main sur le cinquième choix de la dernière draft (le pick des Pacers) en sacrifiant Ivica Zubac en cours de saison dernière. Le combo guard incarne peut-être la relève de l’équipe et ça met une certaine pression sur sa saison rookie.

Los Angeles Lakers

Walker Kessler va-t-il justifier son prix ?

129 millions sur quatre ans, deux premiers tours de draft et même deux droits de swap supplémentaires cédés au Jazz. Les Lakers ont mis le paquet pour acquérir les services de Walker Kessler. Rob Pelinka et JJ Redick sont persuadés que le jeune homme est le pivot parfait pour évoluer au côté de Luka Doncic. Pare qu’il est grand, costaud, capable de protéger la raquette et de scorer de près. Mais ça reste un joueur très souvent blessé qui sort justement d’une saison à 5 petits matches. Si Kessler tient ses promesses, Los Angeles aura une vraie carte à jouer à l’Ouest.

Dallas Mavericks

Les Mavericks vont-ils viser les playoffs ou dégraisser ?

L’ironie étant qu’ils feront peut-être les deux. Dallas arrive avec une équipe de qualité sur le papier entre le retour de Kyrie Irving et la deuxième saison d’un Cooper Flagg très attendu. L’effectif combine vétérans de qualité et de jeunes joueurs intrigants. Si tout ce monde reste ensemble (et en bonne santé), les Mavericks auront une carte à jouer dans une Conférence Ouest assez ouverte dans la deuxième moitié de tableau. Peut-être même au point de faire le coup des Suns l’an passé ?

Sauf que les dirigeants voudront peut-être (probablement) se séparer de certains joueurs disposant d’une valeur marchande. Et ça peut évidemment avoir un impact sur les résultats de la franchise texane.

Cooper Flagg, Kyrie Irving, Zaccharie Risacher : et si Dallas surprenait tout le monde ?

Orlando Magic

L’arrivée de Sean Sweeney sur le banc va-t-elle suffire à changer la donne en attaque ?

L’impact de Paolo Banchero s’est immédiatement fait ressentir à Orlando. Premier choix de la draft en 2022, il avait aidé le Magic à passer de 22 à 34 victoires sur sa première saison avant de contribuer à la qualification de la franchise floridienne en playoffs lors des trois suivantes. Sauf que voilà, son escouade s’arrête toujours au même stade. Celui du premier tour. Trois éliminations de suite sans gagner une série. Des résultats décevants, surtout l’an dernier, pour un club qui aimerait se hisser parmi les prétendants à l’Est.

C’est en attaque que ça coince. Orlando a constamment été classé parmi les 12 équipes les moins efficaces du championnat pour mettre des points sur les quatre années passées par Banchero en NBA (trois fois dans les 10 plus mauvaises, deux fois dans les 5). Et le ON/OFF de la star américaine est constamment en sa défaveur. Pour faire plus simple, voire un brin simpliste : le Magic joue mieux sans celui qui perçu comme son meilleur élément. C’est le fruit de certaines lacunes du bonhomme mais ça reste surtout un problème de construction d’effectif et le signe d’un manque d’ingéniosité du coach Jamahl Mosley.

Ce dernier a été débarqué et remplacé par Sean Sweeney, ex-assistant des Spurs respecté dans le circuit. C’est un entraîneur jeune qui va amener des idées fraîches… tout en ayant à composer avec exactement le même groupe que son prédécesseur (ou presque, Nikola Vucevic est de retour). Alors existe-t-il vraiment une formule magique pour faire décoller le… Magic (2000 balles par mois pour trouver de tels jeux de mots) ? Paolo Banchero doit-il jouer pivot « small ball » pour débloquer l’attaque ? Sweeney va vite devoir trouver des solutions. Parce que sinon, la prochaine étape sera peut-être de se séparer d’un cadre.

Memphis Grizzlies

Cam Boozer est-il (déjà) sous-coté ?

Choisir en troisième position de cette draft était peut-être une bénédiction. Les Grizzlies ont pioché Cam Boozer et ils ont tout simplement récupéré le meilleur joueur en NCAA l’an passé. Alors aura-t-il le même impact en NBA ? C’est l’une des grandes questions mais en voyant que l’intérieur est parfois moins considéré comme une future star, on se demande s’il n’en est pas déjà sous-estimé. Son impact dans le jeu pourrait se faire sentir dès cette saison à Memphis.

Milwaukee Bucks

Qui va se démarquer dans ce beau bazar ?

Les Bucks ressemblent plus à une collection d’individualités qu’à une vraie équipe. Ce sera d’ailleurs le défi du nouveau coach Taylor Jenkins, à savoir unir son groupe. Plusieurs joueurs vont chercher à se mettre en avant. Et il y en aura forcément qui vont réussir à sortir du lot entre Kel’el Ware, Jaime Jaquez, Ryan Rollins, Tyler Herro, Kasparas Jakucionis, Ousmane Dieng, Brayden Burries, Nate Ament, etc.

Oklahoma City Thunder

Jalen Williams sera-t-il enfin en bonne santé ?

Les finales NBA remportées par le Thunder semblent déjà loin. Jalen Williams y avait brillé en apportant plus de 23 points par match sur l’ensemble de la série. L’arrière All-Star souffrait pourtant d’une sérieuse blessure au poignet pendant ces playoffs victorieux. Opéré depuis, il n’a pas pu se débarrasser de ses soucis de santé. Avec cette fois-ci des pépins aux ischios qui l’ont limité à seulement 33 matches de saison régulière et uniquement 5 en playoffs l’an passé. Sans lui, Oklahoma City n’affiche clairement pas la même force de frappe offensive.

Les champions 2025 ont besoin de Williams et ils ont besoin de l’avoir à 100%. Il est alors le deuxième playmaker/scoreur génial capable d’exploiter les espaces créés par Shai Gilgeous-Alexander tout en étant aussi un défenseur de premier plan. Si son corps tient, le Thunder pourrait à nouveau finir tout en haut en juin.

Miami Heat

Qui pour créer du jeu dans les petits espaces ?

Le Heat s’est saigné pour faire venir Giannis Antetokounmpo en se séparant de plusieurs joueurs dont deux arrières, à savoir Tyler Herro et le prometteur Kasparas Jakucionis. Le frontcourt de Miami est impressionnant, avec le Grec épaulé par Bam Adebayo. Les deux stars seront en charge de créer du jeu et des opportunités de scorer pour leurs coéquipiers. Ils auront la balle entre les mains, bien sûr, mais, malgré leurs qualités et leur polyvalence, ils restent des intérieurs. Ils vont parfois avoir besoin que quelqu’un leur amène la balle à leurs spots préférentiels.

Et l’effectif est démuni de ball handler d’élite sur les postes un et deux. Davion Mitchell s’est relancé en Floride mais il paraît encore loin du niveau All-Star. Il en va de même pour Pelle Larsson. Aucun des deux ne sont des playmakers confirmés. Miami pourrait donc souffrir face à une équipe qui met une forte pression défensive sur les porteurs de balle. En attendant un éventuel nouveau trade.

Denver Nuggets

Le corps d’Aaron Gordon va-t-il tenir le choc ?

Les Nuggets n’ont pas révolutionné leur effectif pendant l’intersaison après la sortie de route dès le premier tour l’an dernier. La franchise croit à la théorie de l’accident. Mais elle est sous pression de faire un résultat. Nikola Jokic est éligible à une extension et, même s’il assure qu’il va rester dans le Colorado, il paraît clair qu’il veut jouer pour une équipe à même de viser le titre. C’est censé être le cas à Denver.

Mais pour que ça marche, les Nuggets ont besoin d’Aaron Gordon. D’Aaron Gordon à 100%. Constamment diminué, le vétéran est l’un des rares moteurs de la défense. Il est celui qui comble les brèches. Sa progression à trois-points, ses qualités athlétiques (d’où le besoin qu’il soit à 100%), sa taille, son playmaking… bref, toute sa panoplie est essentielle dans ce groupe.

Minnesota Timberwolves

LaMelo Ball peut-il avoir un vrai impact chez un contender ?

Proches du but chaque saison, les Timberwolves n’ont pas encore passé le cap des finales de Conférence. Le premier remaniement avait entraîné un transfert de Karl-Anthony Towns. Le deuxième gros changement a eu lieu pendant l’intersaison avec l’arrivée de LaMelo Ball. Les dirigeants font le pari que le meneur All-Star est la pièce manquante pour propulser Minnesota au sommet de la hiérarchie NBA. C’est risqué.

Parce que Ball, qui a rendu ses équipes meilleures à Charlotte sans les mener en playoffs pour autant, n’a presque jamais joué de matches « importants » malgré une carrière professionnelle débutée en Lituanie à l’âge de seulement 15 ans. Quel sera son rendement quand l’enjeu et la tension grimperont de plusieurs crans ? Va-t-il même réussir à adapter son jeu ? Son profil très atypique fait de lui un joueur redoutable mais ça peut aussi poser certaines limites parce qu’il n’a jamais eu – de sa vie ! – à s’adapter. Là, ce sera obligatoire. Les grandes équipes forcent toujours des hommes à évoluer. Avec LaMelo, le plafond des Timberwolves est certainement plus grand mais leur plancher est aussi potentiellement plus bas.

Philadelphia Sixers

Quel secteur intérieur pour les Sixers ?

Il y a tellement de questions et d’histoires autour de Philadelphie depuis les arrivées de Jaylen Brown et LeBron James. L’ego de chacun, les rôles, la complémentarité, la santé, etc. Mais même si tout cliquait et que tout le monde restait en bonne santé, on peut légitimement se demander si les Sixers ne sont pas trop légers à l’intérieur pour aller au bout. Joel Embiid est un titulaire solide, enfin non, ce n’est pas le bon adjectif. Bref, Joel Embiid est très fort mais son corps le trahit très souvent et derrière… c’est le désert.

Adem Bona est un joueur athlétique mais il n’est pas encore au niveau d’un back-up chez un contender. Le troisième pivot, Ariel Hukporti, n’est pas non plus une référence et il est de toute façon out pour la saison après une grave blessure au tendon d’Achille. La franchise n’a d’ailleurs pas l’intention de recruter un autre joueur sur ce poste. LeBron évoluera parfois carrément en « small ball 5 ». Intéressant, mais c’est peut-être la lacune de plus qui coûtera le titre aux Sixers.

Atlanta Hawks

Quel trade pour passer un cap ?

Forts de leur grosse deuxième partie de saison et d’un premier tour au cours duquel ils ont pris deux matches aux Knicks, plus que n’importe quelle équipe durant ces playoffs, les Hawks reviennent en force avec un effectif plus profond. Les dirigeants sont allés dénichés des vétérans pour tenter d’aller plus loin en 2027. Attention tout de même à ne pas se voir trop beau. Les lacunes pourraient être les mêmes que la saison dernière. L’arrivée du rookie Kingston Flemmings ne changera pas le fait qu’Atlanta ne possède qu’un seul créateur dans les petits espaces, en l’occurrence CJ McCollum. Ce n’est pas non plus un joueur de l’un des deux ou trois premiers tiers.

Le roster regorge d’ailiers polyvalents et athlétiques à ne plus savoir quoi en faire. Il y a comme un déséquilibre. Un déséquilibre qu’un trade pourrait corriger. Pourquoi pas en cédant McCollum et Lu Dort (plus des picks) contre Kyrie Irving ?

Houston Rockets

Les retours de Fred VanVleet et Steven Adams peuvent-ils vraiment faire des Rockets des candidats au titre ?

Les dirigeants de Houston ont fait le choix de ne pas chercher un autre meneur de jeu après la grosse blessure (déchirure des ligaments du genou) de Fred VanVleet avant le coup d’envoi de la dernière saison. L’équipe a fini par le payer cher. En effet, les Rockets ont parfois eu du mal à créer du jeu sur demi-terrain malgré les présences de Kevin Durant et d’Alperen Sengun.

Les Rockets, construits pour défendre fort et devoir manœuvrer sans un spacing optimal, compensaient leur maladresse ou leur petit volume (ou parfois les deux) à trois-points en misant sur le rebond offensif grâce à l’association du Turc et de Steven Adams. Le forfait du Néo-zélandais sur la deuxième moitié de la saison a alors été un gros coup dur et la franchise texane est sortie au premier tour.

Les deux vétérans vont réintégrer la rotation cette saison. Reste à savoir dans quel état. Mais même au complet, les Rockets ont-ils le roster pour soudainement s’affirmer comme un prétendant au trophée ? Rappelons que c’est l’objectif du club, qui a fait venir KD dans cette optique. Et à 38 ans, le futur Hall of Famer peut de moins en moins porter une équipe à lui tout seul. VanVleet et Adams vont faire du bien mais l’effectif semble toujours avoir les mêmes lacunes.

San Antonio Spurs

San Antonio Spurs Dylan Harper De'Aaron Fox

Est-ce que Dylan Harper, Stephon Castle et De’Aaron Fox vont réussir à fonctionner ensemble ?

Certains s’attendaient à ce que De’Aaron Fox soit tradé pour faire de la place à Dylan Harper après les finales NBA où le premier a déçu et le second s’est révélé comme le deuxième meilleur joueur des Spurs. Mais ça n’aurait pas eu de sens de trancher dès cet été. San Antonio vise le titre et doit pouvoir maximiser tous ses talents disponibles. Fox en fait partie, même s’il est passé à côté de sa campagne de playoffs (en étant diminué).

Certains s’attendaient à ce que le sophomore prenne finalement la place du All-Star dans le cinq majeur. Mais ça aussi, ça aurait été risqué. Fox, en tant que vétéran encore jeune, tient à son statut et il n’est pas prêt, pas tout de suite, à évoluer dans un autre rôle.

Certains s’attendaient donc à ce qu’Harper sorte encore du banc et soit un candidat crédible au trophée de meilleur sixième homme de la saison. Et bien… raté. Dans une interview pour GQ, Stephon Castle assurait que son coéquipier serait titulaire. Le principal intéressé ne cachait pas son envie de démarrer les matches tout en assurant qu’il ferait ce qu’il y a de mieux pour l’équipe. Mitch Johnson semble avoir choisi : Castle, Fox et Harper démarreront ensemble dans le cinq majeur.

Sur le papier, ça peut marcher. Surtout si le plus jeune des trois confirme son adresse dans les corners à trois-points et si les deux autres gagnent en régularité derrière l’arc, afin de maintenir des espaces. Trois playmakers/slasheurs de leur niveau qui jouent ensemble, ça peut faire de grandes différences pour les éperons. Sachant que Castle et Harper sont assez grands et costauds pour compenser en défense.

Reste à savoir qui va les accompagner. Plutôt Julian Champagnie ? Tobias Harris ? Devin Vassell ? Ce sont des problèmes de riches et des questions importantes pour le staff texan. L’an dernier, les trois guards ont été alignés 25 minutes ensemble en saison régulière. Pour un net rating de -27 (89 points marqués, 116 encaissés sur 100 possessions). L’échantillon a doublé en playoffs, mais sans être nécessairement plus convaincants : 44 minutes pour un net rating de -23…

Toronto Raptors

Kawhi Leonard peut-il vraiment faire basculer Toronto dans une autre catégorie ?

La dernière fois que Kawhi Leonard est venu à Toronto, il est reparti un an plus tard avec un titre en poche. Les Raptors ne rêvent peut-être pas tout à fait d’un scénario similaire mais ils espèrent pouvoir justement se mêler à nouveau à cette course au trophée maintenant qu’ils ont récupéré l’un des dix meilleurs joueurs du monde (quand son corps le permet). L’ailier All-Star va former avec Scottie Barnes un duo de « two way players » redoutable.

Mais est-ce que c’est vraiment suffisant pour y croire ? Les Raptors ont surpris du monde en prenant 3 manches aux Cavaliers au premier tour des playoffs et certains de leurs joueurs sont probablement méconnus ou sous-estimés. Ça semble cependant manquer de talents pour vraiment gagner plusieurs séries de suite.

Brooklyn Nets

Les Nets tiennent-ils leur prochaine star ?

Brooklyn se cherche une pierre angulaire pour bâtir son nouveau projet. Michael Porter Jr est le meilleur joueur de l’équipe mais il est probablement uniquement de passage, tout comme Julius Randle. Les Nets ont drafté cinq joueurs l’an dernier mais aucun n’a l’air de pouvoir porter une franchise sur ses épaules. La tâche pourrait donc revenir à Mikel Brown Jr, meneur scoreur à la fac et pris en sixième position en juin dernier. S’il brille, le club new-yorkais pourra commencer à envisager l’avenir plus sereinement.

Chicago Bulls

Il y a-t-il un rôle pour Noa Essengue ?

C’est une question très française et les supporters des Bulls auront peut-être d’autres préoccupations. Mais la situation de Noa Essengue est à la fois intéressante et préoccupante. Il a été drafté en douzième position un an en arrière, par un management qui s’est fait virer depuis. Sa saison rookie n’a duré que 2 petites minutes avant que le jeune homme se blesse à l’épaule.

Il cherche encore ses repères. L’ailier formé à l’INSEP a raté sa Summer League au point de se faire reprendre par son coach, qui a pointé du doigt « sa maladresse et ses pertes de balle. » Dans le même temps, la presse de l’Illinois soulignait les difficultés physiques et la tendresse du bonhomme. Pas facile pour se faire une place dans un monde de brutes. Essengue sera déjà sous pression. En revanche, dans un effectif jeune et avec une rotation ouverte sur le banc, il aura peut-être des opportunités de se montrer. Le temps presse déjà.

Indiana Pacers

Vont-ils réussir à s’adapter après leur saison de transition ?

Les Pacers ont pris la ligue d’assaut en se hissant jusqu’en finales NBA à la surprise générale en 2025. Ils sont même passés tout près du titre en ne s’inclinant qu’en sept manches contre le Thunder, et cela après la blessure au tendon d’Achille de Tyrese Haliburton. L’équipe de Rick Carlisle pratiquait un basket assez atypique à l’époque. Et le reste de la ligue s’en est inspiré. Deux ans après, de plus en plus de formations poussent le tempo à fond et cherchent à développer un collectif comme l’a fait Indiana sur cette campagne héroïque. Comme quoi, même les perdants peuvent être une source d’inspiration.

En attendant, les Pacers ont plongé. Une saison sans Haliburton bouclée avec 19 victoires. La franchise aurait pu en profiter pour drafter haut sur une promotion jugée massive mais elle s’est séparée de son premier tour de draft pour faire venir Ivica Zubac. Il remplace désormais Myles Turner dans le cinq majeur. Le Croate est un excellent joueur mais il ne pourra pas étirer les lignes comme le faisait Turner, ni s’imprégner à 100% dans un basket au rythme infernal.

Les Pacers vont donc devoir se réinventer au moment où leur meilleur joueur se cherchera forcément des repères après plus d’un an sans mettre les pieds sur un terrain.

Utah Jazz

Keyonte George et Darryn Peterson peuvent-ils cohabiter ?

Enfin une saison vraiment excitante du côté du Jazz. Ça faisait longtemps. Utah a eu le luxe de drafter en deuxième position et de pouvoir sélectionner Darryn Peterson, phénomène présenté comme une future star. Le rookie va évoluer directement dans le cinq majeur au côté de Keyonte George, un autre meneur prometteur en pleine évolution après sa saison à 23 points et 8 passes par match. Il vient d’ailleurs de signer un beau contrat pour rester à Salt Lake City.

Les deux jeunes hommes ont des qualités similaires (en partie) et ils ont besoin du ballon pour exister, sachant qu’ils vont déjà devoir le partager avec Lauri Markkanen, Ace Bailey et Jaren Jackson Jr. Mais si la mayonnaise prend, Utah tient peut-être le backcourt offensif du futur.

New Orleans Pelicans

La même question pour chaque saison : à quoi sert cette franchise ?