Les Knicks gèlent les négociations et jouent avec le feu !

Les Knicks ont décidé de repousser toutes les négociations de prolongation. Un pari risqué qui pourrait frustrer Towns, McBride et Hart, et fragiliser le collectif.

Les Knicks gèlent les négociations et jouent avec le feu !

Les Knicks ont décidé de mettre toutes les discussions contractuelles en pause jusqu'à nouvel ordre. Une annonce rapportée par Shams Charania d'ESPN qui concerne notamment Karl-Anthony Towns, Josh Hart et Miles McBride, trois membres importants de l'équipe championne NBA en juin dernier. Si la franchise espère ainsi se concentrer sur la défense de son titre, cette décision pourrait aussi alimenter certaines frustrations déjà exprimées publiquement.

« En tant qu'organisation, notre priorité absolue est de préparer la saison à venir et d'offrir à nos supporters une nouvelle année dont ils pourront être fiers. Par conséquent, nous ne négocierons aucune prolongation de contrat avant un stade plus avancé de la saison et resterons exclusivement concentrés sur la préparation de son début », a déclaré un porte-parole des Knicks.

Sur le papier, la démarche peut se comprendre. New York veut éviter que les questions contractuelles prennent trop de place alors que l'équipe doit défendre son premier titre depuis 1973. Le problème, c'est que plusieurs joueurs majeurs ont déjà fait connaître leur mécontentement concernant l'évolution des discussions. Repousser le problème de quelques mois ne garantit pas forcément qu'il disparaîtra des esprits.

« Sans déconner, Sherlock » : Karl-Anthony Towns s’agace face à l’offre des Knicks

Le cas le plus sensible reste évidemment celui de Karl-Anthony Towns. L'intérieur dominicain, qui a joué un rôle majeur dans la conquête du titre, peut prétendre à une prolongation maximale de quatre ans et environ 276 millions de dollars. Selon les informations relayées ces derniers jours par la presse américaine, les Knicks lui auraient proposé un contrat d'environ 200 millions sur quatre ans. Un écart considérable, même pour un joueur disposé à faire des concessions financières afin de préserver le groupe.

« Je veux trouver quelque chose qui permette de garder cette équipe ensemble, qui fonctionne pour les Knicks, mais qui reconnaisse aussi ma valeur. Pour le moment, nous sommes loin d'y être », expliquait Towns en début de semaine.

Le joueur doit percevoir environ 57 millions de dollars cette saison et dispose d'une player option à 61 millions pour 2027-2028. Il n'est donc pas immédiatement au pied du mur, mais la situation est suffisamment inconfortable pour qu'une prolongation soit devenue un véritable sujet de tension.

McBride et Hart, deux dossiers tout aussi délicats

Le cas de Miles McBride mérite également une attention particulière. Le meneur de 26 ans arrive dans la dernière année d'un contrat extrêmement avantageux pour la franchise, avec un salaire inférieur à 4 millions de dollars cette saison. Son importance dans la rotation, ses qualités défensives et sa progression offensive lui permettent légitimement d'espérer une revalorisation conséquente.

Fin septembre, McBride avait reconnu être « un peu déçu » par la situation, tout en répétant son attachement à New York et son désir d'y terminer sa carrière. Il avait aussi insisté sur les sacrifices consentis pour l'équipe, notamment lorsqu'il avait joué malgré des blessures. Le voir aborder toute une saison sans aucune certitude sur son avenir, après avoir contribué à un titre, n'est pas exactement le scénario idéal pour préserver la confiance entre un joueur et ses dirigeants.

Josh Hart, autre élément essentiel du collectif, avait lui aussi évoqué les conséquences potentielles d'une absence d'accord. Il avait notamment expliqué que l'incertitude contractuelle pouvait finir par peser mentalement sur les joueurs et leur quotidien. Surtout, il avait fait remarquer que si rien n'était réglé d'ici février, les discussions pourraient prendre une tout autre tournure.

Une référence difficile à ignorer à l'approche de la trade deadline. Hart dispose d'une team option à 22,4 millions de dollars pour la saison 2027-2028, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il souhaite rester dans le flou concernant son avenir.

Le jeune Tyler Kolek fait également partie des joueurs éligibles à une prolongation, même si son dossier est évidemment moins brûlant que ceux de ses coéquipiers.

Une question d'argent, mais aussi de confiance

Derrière cette décision collective des Knicks se trouve une réalité économique. James Dolan a clairement affiché sa volonté de ne pas franchir le fameux second apron, ce seuil salarial qui impose des restrictions importantes aux franchises les plus dépensières. Le départ de Mitchell Robinson pour Boston cet été avait déjà illustré la difficulté de conserver intact un effectif champion dans ce contexte.

Leon Rose cherche donc à concilier deux objectifs qui ne vont pas toujours ensemble : prolonger la fenêtre de titre de New York et conserver suffisamment de flexibilité financière pour les années à venir.

Reste à savoir comment les joueurs accueilleront ce gel des négociations. Il n'est évidemment pas question de parler de vestiaire fracturé à ce stade. Les Knicks ont démontré une réelle solidarité collective pour décrocher leur titre et rien ne permet d'affirmer que ces désaccords financiers auront une influence immédiate sur leurs performanc