+47 La statistique la plus folle de ces Finales NBA

Les Spurs écrasent les premiers quart-temps depuis le début de la série. Pourtant, ils sont menés 3-1 par New York.

+47 La statistique la plus folle de ces Finales NBA

À première vue, le score de la série est sans appel. Les Knicks mènent 3-1 face aux Spurs et ne sont plus qu'à une victoire du titre NBA. Après le plus grand comeback de l'histoire des Finales, New York semble avoir pris définitivement l'ascendant psychologique sur son adversaire.

Pourtant, une statistique nous a sauté aux yeux alors qu'on décortiquait les box scores. Après quatre matchs, les Spurs affichent un différentiel de +47 dans les premiers quart-temps de cette série. Et malgré cela, ils sont au bord de l'élimination.

Le phénomène est devenu presque une constante. Lors des quatre rencontres de ces Finals, San Antonio a systématiquement pris les commandes très rapidement.

Dans le Game 4, les Texans ont même démarré par un 12-2 avant de faire exploser la défense new-yorkaise. À la fin du premier quart-temps, ils menaient déjà de 19 points, le plus gros écart après douze minutes dans un match de Finales NBA depuis 2016.

Ce scénario n'a pourtant surpris personne. Parce qu'il se répète depuis le début de la série. Les Spurs ont construit une avance de dix points ou plus dans chacun des quatre matchs. Pendant de longues séquences, ils ont même souvent semblé être l'équipe la plus impressionnante sur le parquet. Et pourtant...

Comment peut-on être à +47 et perdre trois matchs ?

C'est toute la question. Les Spurs ont largement dominé les entames. Ils ont régulièrement imposé leur rythme. Ils ont souvent dicté le jeu pendant une mi-temps entière. Mais ils ont échoué à maintenir ce niveau d'exécution sur quarante-huit minutes.

Le Game 4 résume parfaitement ce paradoxe. San Antonio inscrit 76 points en première mi-temps. Les tirs extérieurs pleuvent. Victor Wembanyama contrôle la rencontre. Karl-Anthony Towns est envoyé rapidement sur le banc à cause des fautes. Tout fonctionne. Puis tout s'arrête.

Les Spurs ne marquent plus que 30 points après la pause. Ils terminent la seconde période à 8 sur 39 au tir avec dix pertes de balle. Une transformation brutale qui a permis aux Knicks de signer le plus grand comeback de l'histoire des Finales NBA.

Dylan Harper a peut-être trouvé l'explication

Après la rencontre, le rookie des Spurs a livré une analyse particulièrement intéressante.

« Nous avons abandonné tout ce qui nous avait permis de réussir. En première mi-temps, beaucoup de tirs difficiles sont rentrés. Mais c'était parce que nous jouions de la bonne manière. Nous avons arrêté de le faire en seconde période à cause de notre avance. Nous ne pouvons pas relâcher la pression. »

Cette déclaration rejoint presque mot pour mot celles de Victor Wembanyama après la rencontre. Le Français expliquait déjà que les Spurs avaient cessé de faire circuler le ballon et arrêté d'exécuter leur jeu collectif. Autrement dit, le problème ne serait pas tactique. Il serait mental.

Une série plus serrée qu'elle n'en a l'air

Le score global de 3-1 pourrait laisser penser que New York domine largement ces Finals. Les matchs racontent pourtant autre chose. Les Spurs ont mené dans chaque rencontre. Ils ont construit des écarts importants. Ils ont parfois donné l'impression d'être l'équipe la plus talentueuse du parquet. Mais les Knicks possèdent quelque chose que peu d'équipes ont montré pendant ces playoffs : une capacité presque surnaturelle à survivre aux mauvais passages.

Lorsqu'ils sont menés de 10 points, ils restent en vie. Lorsqu'ils sont menés de 20 points, ils continuent à avancer. Lorsqu'ils sont menés de 29 points, ils finissent par gagner. C'est ce qui explique pourquoi une statistique aussi spectaculaire que ce +47 dans les premiers quart-temps devient presque absurde aujourd'hui.

À l'approche du Game 5, San Antonio n'a probablement pas besoin de trouver une nouvelle formule magique. Les Spurs savent déjà comment prendre le contrôle d'un match face aux Knicks. Ils l'ont démontré à plusieurs reprises. La vraie question est désormais beaucoup plus simple. Comment transformer douze bonnes minutes en quarante-huit ?

Wembanyama a-t-il craqué physiquement ?