Scottie Barnes a logiquement pris toute la lumière après sa performance dominante. Jamison Battle a eu droit à son petit moment de gloire avec son parfait 4/4 à 3 points. RJ Barrett a aussi répondu présent dans une soirée compliquée pour Brandon Ingram. Mais dans la victoire des Raptors face à Cleveland, Collin Murray-Boyles mérite largement sa part de compliments.
Le rookie est en train de devenir l’une des belles surprises de cette série. Déjà intéressant lors des deux premières défaites de Toronto, il avait profité de ses entrées pour apporter une énergie, une mobilité et une justesse qui tranchaient avec les difficultés de Jakob Poeltl, très en dedans, ou même avec les minutes moins convaincantes de Sandro Mamukelashvili. Cette fois, CMB n’a pas seulement été utile par séquences : il a pesé des deux côtés du terrain.
Défensivement, son activité a été précieuse. Il a contesté, couvert du terrain, protégé le cercle et donné aux Raptors une présence beaucoup plus dynamique dans la raquette. Le chiffre résume assez bien son impact : il a terminé avec autant de contres que de fautes. Pour un jeune joueur lancé dans une série de playoffs, face à une équipe aussi structurée que Cleveland, c’est tout sauf anodin.
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Offensivement, il n’a pas forcé. Et c’est justement ce qui rend sa prestation intéressante. Murray-Boyles joue dans son registre, coupe au bon moment, pose des écrans, attaque les espaces et ne ralentit pas le jeu. Toronto n’avait pas forcément besoin qu’il devienne une option majeure, mais qu’il rende chaque possession plus propre, plus physique, plus vivante.
Dans une série où les Raptors cherchent encore leurs meilleurs équilibres intérieurs, Collin Murray-Boyles vient peut-être de gagner plus que des minutes : une vraie place dans la rotation.
