Carlos Boozer, intérieur porté disparu… encore

Carlos Boozer n'a pas du tout pesé sur la défense de Miami depuis le début des demi-finales de Conférence, l'ancien All-Star doit réagir.

Carlos Boozer, intérieur porté disparu… encore
Mais où est passé Carlos Boozer ? L'ailier fort des Chicago Bulls est une nouvelle fois retombé dans ses travers : bon en saison régulière, invisible en playoffs. Pourtant, l'intérieur avait montré des signes encourageants lors des premières rencontres face aux Nets (21 pts, 12 rbds après trois matches). C'était un leurre. Face à Miami, Boozer a marqué 6 et 8 points... Encore une fois, le deuxième plus gros contrat de la Windy City (15 millions de dollars cette saison) fuit ses responsabilités. Le jeu intérieur du Heat est censé être le point faible de Miami et l'ancien All-Star semble incapable de peser sur les rencontres. L'analyste NBA, Stacey King, ancien joueur des Bulls, a souligné l'importance de Carlos Boozer pour Chicago :
"Ce n'est pas que le scoring", explique-t-il à ESPN. "Oui, les Bulls auront besoin qu'il marque s'ils veulent gagner la série mais ce n'est qu'une partie (de ce qu'il peut apporter). Le sale boulot, les sales rebonds, les rebonds offensifs, les rotations défensives, c'est ce que vous devez faire. Et si vous ne marquez pas et que vous ne faites pas ces choses là, alors vous ne pouvez pas être sur le terrain."
Du coup, Carlos Boozer passe moins de 25 minutes par match sur le parquet face à Miami alors même que les Bulls sont décimés par les blessures ! Mais Tom Thibodeau a-t-il le choix d'en faire autrement tant son intérieur peine à défendre et à se tuer à la tâche ? Stacey King insiste tout de même sur le fait que Booz a un vrai rôle à jouer :
"Vous ne pouvez pas faire une croix sur lui car il est capable de scorer 30 points et de prendre 10-15 rebonds. Mais il est en difficulté sans Kirk Hinrich car Kirk fait un super job en lui donnant la balle, en créant des espaces où Boozer peut jouer le un contre un."
Manque de bol, Kirk Hinrich ne semble pas prêt de revenir sur les parquets et Nate Robinson n'est pas à proprement parler un meneur gestionnaire comme Boozer a pu en connaître dans ses meilleurs années avec Deron Williams à Utah. Résultat, il force ses tirs (30% de réussite aux shoots). Carlos Boozer éprouve des difficultés face aux intérieurs athlétiques aussi rapides que lui comme Chris Bosh ou Chris Andersen. Il n'est pas le seul à blâmer puisqu'au final ses coéquipiers semblent réticents à jouer sur lui. Pourtant le natif de Juneau pourrait être un facteur clé de la série, comme conclut Stacey King :
"Si les Bulls veulent remporter la série, Carlos Boozer va devoir être bien meilleur."
Premier aperçu ce soir, pour le match 3, à Chicago.