Il y a toujours eu un décalage entre le Carmelo Anthony de Team USA, tellement dominant en FIBA parce que finalement uniquement déployé en tant que finisseur, et celui qui évoluait en NBA avec son statut de franchise player et toutes les isolations qui vont avec. Mais il existe un monde où les deux se rejoignent. Et dans cet univers, Melo jouait pour les Chicago Bulls. Ça aurait pu arriver. Lui-même y songeait. En effet, en 2014, la franchise de l’Illinois s’était préparée à recruter l’ailier All-Star pour l’associer à Derrick Rose, Joakim Noah, Jimmy Butler, etc.
Dans ce contexte, Anthony pouvait éventuellement assumer moins de responsabilités balle en main, un peu comme avec sa sélection nationale, tout en restant le meilleur joueur et le meilleur marqueur. Mais même après de nombreuses heures d’entretien avec le front office et Tom Thibodeau, il avait finalement fait le choix de rester aux Knicks. New York sortait pourtant d’une saison catastrophique. C’est des années près que le Hall Of Famer vient d’expliquer pourquoi il n’a pas voulu signer à Chicago.
« Un petit oiseau m’a fait savoir que tout allait partir en vrille aux Bulls. Je ne voulais pas m’embarquer là-dedans. Il y avait plein de trucs mal gérés. Des murmures de gens qui allaient partir, du coach qui allait se faire virer. Je ne voulais pas être mêlé à ça. Et j’étais bien là où j’étais. Il n’y a que pour Chicago que j’aurais pu quitter New York. »
C’est un beau « what if ? » Thibodeau s’est effectivement fait virer un an après, en 2015. Rose a fini par être tradé (aux Knicks !) et Joakim Noah s’est lui aussi engagé dans la grosse pomme en 2016 ! Mais ils n’étaient plus les mêmes joueurs. L’ironie, c’est que tout a aussi déraillé à New York, avec de très nombreux coaches et dirigeants différents qui se sont succédés durant les années de Carmelo Anthony sur place.
