Cette version de James Harden est-elle ce qui pouvait arriver de mieux aux Cavs ?

Depuis son arrivée à Cleveland, James Harden semble parfaitement s’intégrer dans un collectif déjà solide. Moins dominant individuellement mais plus fluide dans le système, le meneur pourrait bien être la pièce idéale pour faire passer un cap aux Cavs.

Cleveland a encore frappé. Victoire 113-109 face aux Pistons, sans Donovan Mitchell, et une nouvelle démonstration collective qui confirme la dynamique actuelle. Depuis l’arrivée de James Harden, les Cavs enchaînent. Et la question commence à se poser sérieusement : est-ce que cette version de Harden n’est pas exactement ce dont Cleveland avait besoin ?

Face à Detroit, Harden compile 18 points et 7 passes, en jouant toujours avec une fracture du pouce. L’adresse a été fluctuante, mais l’impact, lui, est constant. Il n’est plus “le système”. Il est devenu un système dans un système.

Harden sans le costume du sauveur

C’est sans doute la clé. Pour la première fois depuis longtemps, Harden ne porte pas une franchise sur ses épaules. Il ne monopolise pas la balle comme à Houston. Il ne force pas la structure du jeu à s’adapter exclusivement à lui. Il fait du Harden - pick and roll, lecture, création, manipulation des aides - mais dans un écosystème mouvant.

Autour de lui, ça bouge. Evan Mobley coupe, Jarrett Allen plonge, les shooteurs circulent. Des joueurs comme Jaylon Tyson ou Sam Merrill profitent de la gravité du barbu. Harden continue de trouver ses intérieurs comme il l’a toujours fait, mais il accepte aussi de réduire le volume d’isolations. Le résultat est fluide, presque naturel.

Et c’est peut-être ça le plus frappant : il ne semble pas lutter contre son âge ou son rôle. Il semble l’avoir intégré.

Une attaque d’élite, des questions défensives

Les Cavs possèdent l’une des meilleures attaques de la ligue depuis son arrivée. Le spacing est cohérent, les responsabilités sont mieux réparties, et Cleveland a prouvé qu’elle pouvait battre une équipe référencée comme Detroit en limitant Cade Cunningham à 4/16 au tir.

Mais les interrogations ne disparaissent pas totalement. Défensivement, la paire Harden-Mitchell reste un point d’attention. Harden a la taille pour tenir, mais l’intensité sur la durée, surtout en playoffs, sera scrutée. Sur un petit échantillon, la défense tient. Sur une série face à une attaque d’élite, ce sera un autre examen.

La vraie question est mentale et structurelle : en playoffs, Cleveland continuera-t-elle à jouer ce basket collectif, ou retombera-t-elle dans des possessions figées, où Harden reprend le contrôle total ?

Le meilleur scénario possible ?

Ce qui séduit, c’est la maturité de cette version. James Harden ne cherche pas à prouver qu’il est encore le MVP de 2018. Il cherche à faire fonctionner un collectif. Il sublime Mobley, facilite la vie d’Allen, trouve les shooteurs dans les coins. Il joue avec l’équipe, pas au-dessus d’elle.

Et dans une conférence Est plus ouverte que jamais, cela change la donne. Les Knicks ne sont pas intouchables. Boston revient progressivement. Detroit progresse. Mais Cleveland a peut-être trouvé un équilibre inattendu.

Cette version de James Harden n’est peut-être plus la plus spectaculaire. Elle est peut-être la plus dangereuse.

James Harden : « La loyauté est surcotée » en NBA

Hop tout le monde tombe dans le même piège depuis 10 ans...... En SR il y a pas de problème avec Harden, se sont les PO où ca bloque
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