Les Charlotte Hornets, la tête de l’outsider parfait à l’Est

Désormais en bonne position pour atteindre le deuxième tour des playoffs, les Charlotte Hornets séduisent depuis trois matches.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Les Charlotte Hornets, la tête de l’outsider parfait à l’Est
Si sa carrière n'est pas celle qu'il lui était promise lorsqu'il a été drafté en seconde position par les Atlanta Hawks en 2004, tout juste auréolé d'un titre de champion NCAA avec North Carolina, Marvin Williams s'est forgé une réputation de joueur solide dans la grande ligue. Il s'est bonifié avec le temps et est désormais considéré comme un vétéran respecté. Il est l'un des cadres du vestiaire des Charlotte Hornets. Un joueur clé.

Le 'Tall Ball' des Charlotte Hornets fait souffrir le Miami Heat

Lors des deux premiers matches des playoffs, Williams était à l'image des Hornets. Ou les Hornets étaient à l'image de Williams. A la rue. Dominés, dépassés, corrigés par une équipe du Miami Heat plus forte et plus expérimentée. Le joueur de 29 ans n'avait converti qu'une seule de ses dix-sept tentatives - chaud - lors des Games 1 et 2. Il a planté 29 points, dont 17 hier soir, lors des trois suivants. Il a terminé meilleur marqueur de la rencontre hier soir mais ce n'est pas ce qui intéressait Nicolas Batum lorsqu'un journaliste a évoqué le cas de son coéquipier. Plutôt que de parler des 17 points marqués, le Français a préféré remonter le temps et insister sur l'impact en défense de Marvin Williams lors du Game 4, rencontre au cours de laquelle il n'a pourtant pas marqué le moindre point. Il était pourtant "le meilleur joueur sur le parquet", selon Batum.
"Il est le joueur préféré du coach", poursuit Nic'.
La blessure de Batum, l'homme à tout faire des Hornets en attaque, était un coup dur pour Charlotte mais elle a permis à Williams, l'homme à tout faire en défense, de retrouver une place d'ailier. Il a repris des couleurs depuis. A l'image de son équipe, encore une fois. C'est avec un cinq de 'grande taille' que les joueurs de Steve Clifford ont renversé la vapeur en remportant les trois derniers matches contre le Heat.
"Le staff a fait du très bon boulots en trouvant les ajustements qu'il fallait", notait Batum après le Game 5 au cours duquel il faisait son retour.
L'interview d'après match de Nicolas Batum  http://www.dailymotion.com/video/x47gyw1_nicolas-batum-postgame-interview_sport Miami n'a pas franchi une seule fois la barre des 90 points (80, 85, 88) lors des trois derniers matches après avoir planté plus de 115 points lors des deux premiers. Les Hornets verrouillent la raquette avec leurs grands - Frank Kaminsky, Al Jefferson, Marvin Williams - pendant que Courtney Lee et Kemba Walker mettent la pression sur les arrières du Heat. Le manque d'adresse extérieure des Floridiens les condamnent et les joueurs du Heat perdent de plus en plus de ballons (15 TO de moyenne sur les trois derniers matches).

Charlotte, une équipe qui prend confiance

Timide lors des deux premiers matches, les Hornets ont pris la température des playoffs et se mettent désormais dans le bain. Comme s'ils étaient intouchables, sûrs de leur force, à l'image d'un Jeremy Lin tranchant en sortie de banc (14 points de moyenne en playoffs), d'un Al Jefferson retrouvé, d'un Kemba Walker déchaîné et d'un Courtney Lee imperturbable. L'ancien joueur des Memphis Grizzlies est l'un des joueurs de l'effectif disposant d'une certaine expérience en playoffs. Il sait se mettre en valeur même après avoir raté plusieurs actions de suite. Déjà auteur d'un rebond offensif décisif dans le Game 4, il a récidivé hier soir en captant un tir manqué de Walker avant de planter le shoot pour la gagne. Le tir de Courtney Lee  http://www.dailymotion.com/video/x47gqff_courtney-lee-drains-tue-le-heat_sport
"Il défend dur sur Dwyane Wade", ajoute Nicolas Batum.
Les Charlotte Hornets ne sont pas encore qualifiés, loin de là, mais leur groupe a vraiment de l'allure. Cette petite troupe est susceptible de voyager loin au sein de la Conférence Est avec ce mélange de défense solide, d'adresse extérieure, d'altruisme et de confiance. Les frelons n'ont plus disputé le second tour depuis ceux de Baron Davis en 2002. Il est temps qu'ils se remettent à bourdonner dans les oreilles des meilleures équipes de la Conférence. Prévenez les autres, ils arrivent.
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