5 raisons pour lesquelles Cleveland va gagner le titre

Les Cleveland Cavaliers retrouvent les Golden State Warriors ce soir. On vous explique pourquoi James et sa bande seront sacrés champions.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
5 raisons pour lesquelles Cleveland va gagner le titre

Parce que les Cleveland Cavaliers sont plus frais

L'argument du temps de repos supplémentaire dont ont bénéficié les Cleveland Cavaliers peut s'analyser sous différents angles. La franchise de l'Ohio a joué trois matches de moins que les Golden State Warriors. Les joueurs ont dépensé moins d'énergie, aussi bien physique que mentale, que des champions en titre qui ont dû puiser dans leurs ressources pour se défaite du Oklahoma City Thunder en sept manches après avoir été menés 1-3. Un constat qui plaide en faveur des Cavaliers. A priori. Mais le peu d'adversité rencontré jusqu'ici par Cleveland est aussi susceptible de jouer des tours aux hommes de Tyronn Lue lorsqu'ils passeront soudainement de Detroit, Atlanta et Toronto à une équipe du calibre de Golden State. Cependant, la fraîcheur sera tout de même un facteur important. Surtout lors du premier match disputé ce soir. Il y a deux ans, le Miami Heat était arrivé éreinté en finales NBA après avoir été accroché en sept manches par les Indiana Pacers en finales de Conférence. Les San Antonio Spurs s'étaient eux qualifiés sur un sweep contre les Memphis Grizzlies. Les Texans ont remporté le premier match de peu (+4) en profitant notamment de la baisse de régime du Heat en deuxième période (Chris Bosh et Dwyane Wade invisibles en fin de match). Les Warriors pourraient subir un même coup de mou au cours du match de ce soir. Un passage dont les Cavaliers ont intérêt à profiter. Reprendre l'avantage du terrain n'est pas un gage de succès mais ce serait déjà un premier pas important pour Cleveland, toujours invaincu à domicile en playoffs. L'objectif serait alors de reproduire le même schéma que le Thunder - du moins pour les quatre premiers matches - en remportant le Game 1 à Oakland avant de faire respecter sa loi à domicile et de revenir à l'Oracle Arena avec un avantage conséquent de 3 manches à 1.

Parce que les Cavaliers sont au complet

Ceux qui se souviennent des finales de l'an passé ou même ceux qui ont revu un peu les matches depuis ont pu constater à quel point LeBron James était fort mais... terriblement seul. Terriblement, terriblement, terriblement seul. Les Warriors étaient trois ou quatre à défendre sur le King sans se soucier des autres joueurs des Cavaliers. Une tactique inimaginable cette saison. D'abord parce que Kyrie Irving et Kevin Love seront cette fois-ci de la partie. Le meneur avait disputé le premier match des finales 2015 mais il était diminué par une blessure. Il est cette fois-ci bien frais et se sent à l'aise dans son rôle de finisseur (24,3 points et 5,1 passes par match depuis le début des playoffs mais surtout 48% de réussite et 45% derrière l'arc). Love a lui aussi repris des couleurs pour sa première campagne complète de post-saison (17 points à 44% à trois-points). Les deux stars seront un précieux soutien en attaque pour James et une casse-tête supplémentaire pour les Warriors. Sur le papier, le trio des Cavaliers est légèrement plus fort que celui des Warriors - Stephen Curry (qui a connu des blessures), Klay Thompson (étincelant), Draymond Green (en difficulté contre le Thunder) - depuis le début des playoffs. Mais la profondeur de l'équipe ne se limite pas aux trois stars de Cleveland. Tyronn Lue peut compter sur l'ensemble de son effectif avec un banc bien plus complet que celui du Thunder par exemple. C'est aussi un vrai changement dans l'Ohio par rapport à l'an passé.

Les Cavaliers, les seuls à pouvoir rivaliser avec les Warriors derrière l'arc

Cleveland s'est enfin trouvé une identité. Le groupe s'est soudé autour de son nouveau coach et l'équipe s'est mise à briller en jouant plus vite et en misant sur son adresse extérieure. Un profil qui n'est évidemment pas sans rappeler celui des Warriors de Steve Kerr. Lue a déjà prévenu qu'il comptait battre les Californiens à leur propre jeu en défiant le "small ball" pourtant si efficace de Golden State. Les performances du Thunder ont de quoi donner de l'espoir aux Cavaliers. Oklahoma City a mis en difficulté les Warriors - et même dominé le fameux "cinq de la mort" - en jouant avec un cinq mobile composé de Russell Westbrook, Dion Waiters, Andre Roberson, Kevin Durant et Serge Ibaka. Les Cavaliers ont eux aussi la capacité d'aligner des lineups similaires avec par exemple Kevin Love en pivot, LeBron James en ailier-fort ou même en sortant Love pour miser sur Tristan Thompson ou Channing Frye. Les joueurs de l'Ohio sont passés maîtres dans l'art de faire bouger la défense adverse et d'exploiter les brèches avant de punir de loin. Ils sont les plus adroits de ces playoffs avec un très propre 43% de réussite derrière l'arc. Ils plantent plus de 14 tirs primés par rencontre, soit deux de plus que Golden State. Six joueurs des Cavaliers (six !) affichent un pourcentage de réussite à trois-points supérieur à 44%. S'ils poursuivent sur ce rythme, ils seront bien difficiles à contenir même s'ils vont devoir se surpasser en défense. Le Thunder avait l'avantage de pouvoir imposer sa présence physique sur chaque duel, une caractéristique qui n'est pas la qualité première des Cavaliers.

Parce que Cleveland est l'une des meilleures équipes aux rebonds

Le Thunder a démontré au tour précédent qu'il était primordial de verrouiller le rebond pour empêcher les Warriors d'obtenir des secondes chances mais aussi pour faire payer leur "small ball" de l'autre côté du parquet. Cela tombe bien, Tristan Thompson est une machine à gober des rebonds, notamment offensifs. De son apport de ce côté du terrain dépendra en partie le succès des Cavaliers.

Parce que LeBron James

A Cleveland, tout commence et tout se termine avec le King. C'était déjà le cas l'an passé mais cela risque bien d'être encore plus vrai cette saison malgré les soutiens supplémentaires dont dispose désormais LeBron James. Même si cela ne se ressent pas dans les statistiques, il est encore plus fort qu'en juin dernier. Et certainement encore plus motivé à l'idée de ramener enfin un titre à sa ville mais aussi de faire taire les critiques à son égard. James a perdu quatre finales en six participations. Comme Wilt Chamberlain. Il est l'un des meilleurs joueurs de l'histoire. Quoi qu'il arrive. Mais il tiendra sûrement à le démontrer. S'il parvient à prendre vraiment le dessus sur Andre Iguodala, Harrison Barnes, Draymond Green ou quiconque se mettra en travers de sa route, il pourrait semer la zizanie (et le doute) dans la défense des Warriors pour offrir une quantité de shoots ouverts à ses coéquipiers.

Top 10 des plus belles actions de la finale 2015

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