Comment Anthony Edwards a déjugé son coach pour marquer un game winner

Comme contre les Clippers, Anthony Edwards n'en fait parfois qu'à sa tête et... c'est ce qui fait de lui un joueur aussi unique.

Comment Anthony Edwards a déjugé son coach pour marquer un game winner

Il y a des tirs qu'il vaut mieux mettre dedans si on ne veut pas prendre la foudre derrière. Anthony Edwards le sait. La star des Timberwolves est un garçon spontané, intuitif... et qui peut très bien n'en faire qu'à sa tête si celle-ci lui dicte de ne pas suivre les ordres. Comme la nuit dernière contre les Clippers, par exemple.

La scène qui s'est déroulée à un peu moins d'une minute de la fin résume parfaitement le personnage. Alors que l’écart au score est mince, Anthony Edwards remonte le ballon. Sur le banc, Chris Finch et son staff lui demandent de faire la passe pour sécuriser la possession. Anthony Edwards avait une autre idée. Isolation côté gauche, lecture rapide, un pas de recul pour se démarquer de Kris Dunn, élévation, et tir malgré l'aide de Derrick Jones Jr. Ficelle. Minnesota passe à +4.

On voit  alors “Ant” houspiller son coach, quelques mots fleuris à l’appui, comme pour lui rappeler que l’instinct pouvait être plus fort que le tableau blanc. Finch, en mode poker face, fait comme si de rien n'était et prépare le temps mort.

Un geste d’insubordination ? Plutôt un moment de tension compétitive, rapidement désamorcé après la rencontre. Anthony Edwards a d’ailleurs clarifié la séquence avec le sourire :

« Moi et mon coach, on a la meilleure relation possible. Franchement, il a raison à 98 % du temps. Ce soir, il m’a dit de faire la passe, et j’aurais dû la faire. Mais j’ai tiré à la place. Et c’est rentré. Les dieux du basket étaient de mon côté ».

Désobéir, assumer, marquer. Parfois, le génie tient à un tir… et à la capacité de vivre avec les conséquences.