Deni Avdija, la stat qui montre pourquoi il fonce vers le titre de MIP

Deni Avdija fait une première partie de saison canon, dans la lignée de superstars de cette ligue. Le MIP peut-il encore lui échapper ?

Deni Avdija, la stat qui montre pourquoi il fonce vers le titre de MIP

Il y a des statistiques qui frappent fort. Et puis il y a celles qui racontent une trajectoire et un changement de statut. Celle de Deni Avdija, en ce début de saison NBA, appartient clairement à la seconde catégorie.

Après 39 matches, l’ailier israélien a déjà cumulé plus de 1000 points, 250 rebonds et 250 passes décisives. Une performance rarissime, réalisée par seulement sept joueurs sur les 35 dernières saisons. La liste parle d’elle-même : Kobe Bryant, James Harden (deux fois), Russell Westbrook (deux fois), Nikola Jokic (trois fois), Luka Doncic (six fois) et LeBron James (dix fois). Un club exclusivement composé de MVP ou de superstars générationnelles.

Mais cette stat historique n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Sur le parquet, Deni Avdija tourne à plus de 26 points, 7 rebonds et 7 passes de moyenne, avec une efficacité solide à 46.7% au tir. Un bond spectaculaire quand on se rappelle qu’il plafonnait jusque-là à un peu moins de 17 points par match. En quelques mois, il est passé du statut de joueur polyvalent utile à celui de véritable moteur offensif.

All-Star, MIP et débuts en playoffs ?

Ce qui impressionne le plus, c’est la manière. Avdija ne force pas son jeu : il lit les défenses, attaque les mismatches, crée pour les autres et conserve son impact défensif. Sa montée en volume ne s’est pas faite au détriment de l’efficacité, ni de la cohérence collective. Il dicte désormais le tempo et assume des responsabilités majeures balle en main. Il est aussi l'un des joueurs les plus agressifs de la ligue en ce qui concerne l'attaque de cercle et, même si la connotation est péjorative, il n'a rien à envier aux autres "marchands de lancers francs" en NBA tant il pousse les défenseurs à la faute et les arbitres au coup de sifflet.

Dans ce contexte, sa candidature au All-Star Game n’a plus rien de fantaisiste. Production individuelle, polyvalence, rôle central dans le rendement de son équipe : les arguments sont là, même sans le vernis médiatique des têtes d’affiche habituelles.

Quant au trophée de Most Improved Player, le dossier semble presque évident. Passer de moins de 17 à plus de 26 points de moyenne, tout en changeant de dimension est parfaitement dans l’esprit de la récompense. A ce stade de la saison, et même si d'autres joueurs sont méritants, l'ancien joueur des Washington Wizards coche la plupart des cases et semble bien parti pour succéder à Dyson Daniels. Reste l'impératif des 65 matches qu'il entend bien remplir, puisque même après sa blessure au dos dimanche lors de la défaite face aux Knicks, il a indiqué qu'il lui en faudrait plus pour manquer son premier match de la saison...

Après un Eurobasket individuellement réussi avec Israël et une première partie de saison de calibre All-Star, Avdija va peut-être aussi découvrir les playoffs, ou au moins le play-in, si Portland continue sur ce tempo. On pourra alors voir s'il peut prétendre passer un nouveau cap et devenir, pour de bon, l'un des meilleurs joueurs de la ligue.