Game 7 Cavs vs Raptors : tensions, provocations et coup de boule !

Jarrett Allen domine le Game 7, Cleveland élimine Toronto dans un match tendu marqué par altercations, coup de tête et provocations.

Game 7 Cavs vs Raptors : tensions, provocations et coup de boule !

Les Cleveland Cavaliers ont validé leur billet pour le second tour après une victoire 114-102 contre les Toronto Raptors lors d’un Game 7 électrique, marqué autant par la domination de Jarrett Allen que par une fin de match sous haute tension.

Dans ce match couperet, le pivot de Cleveland a livré une des meilleures performances de sa carrière en playoffs avec 22 points et 19 rebonds, imposant son impact des deux côtés du terrain. Dès l’entame, Allen a donné le ton avec une agressivité inhabituelle, symbole d’un changement d’attitude assumé.

« Donnez tout ce que vous avez », a-t-il expliqué après la rencontre. « Tout ce que je demande aux gars, c’est de donner plus. Un effort de plus, une poussée de plus, une énergie de plus. »

Après une première mi-temps accrochée, Allen a littéralement fait basculer le match au retour des vestiaires avec un troisième quart-temps monstrueux, ponctué de rebonds offensifs en série et de points près du cercle. Une séquence qui a permis aux Cavs de prendre le contrôle définitif de la rencontre.

Son coach Kenny Atkinson n’a pas tari d’éloges.

« C’est ce qui nous a fait passer au niveau supérieur », a-t-il déclaré. « C’est le meilleur match que je l’ai vu jouer. Le rebond offensif. On avait besoin de scoring intérieur. On avait besoin que quelqu’un prenne le relais derrière James et Don. Il a été absolument incroyable ce soir. »

Mais au-delà de la performance, c’est la tension qui a marqué les esprits dans le money time. Après une altercation impliquant notamment RJ Barrett et plusieurs joueurs de Toronto, Allen a été "exfiltré" de la mêlée par ses coéquipiers et a lâché un très clair « Go home ». Une sortie qui résume l’intensité d’une fin de match où les nerfs ont lâché des deux côtés.

 

Quelques minutes avant, la situation avait déjà dégénéré avec un accrochage tendu entre Max Strus et Scottie Barnes, le premier allant jusqu’à donner un coup de tête à l’ailier des Raptors. Le public de Cleveland, chauffé à blanc, a alors repris en chœur des chants « USA, USA », ajoutant une couche supplémentaire à une atmosphère déjà bouillante.

Allen a reconnu après coup que l’émotion avait pris le dessus.

« Les émotions étaient très fortes, le public était à fond dedans », a-t-il expliqué en souriant. « J’ai pris un rôle un peu différent. »

Ce rôle, plus vocal et plus agressif, s’était déjà dessiné dans la série, notamment lors du Game 5, et a trouvé son apogée dans ce match décisif. Une évolution qui symbolise aussi la progression collective de Cleveland, capable de s’imposer malgré des performances plus discrètes de Donovan Mitchell et James Harden.

« Individuellement, on a déjà eu des grosses soirées », a rappelé Mitchell. « Mais au final, on ne gagnait pas. On va continuer à être nous-mêmes, mais ce n’est pas juste moi et lui. C’est Jarrett, c’est Evan… c’est tout le vestiaire. »

Poussés dans leurs retranchements par une équipe de Toronto accrocheuse malgré les blessures, les Cavaliers ont su répondre présent dans le moment le plus important. Une victoire construite dans la douleur, dans le combat… et dans une ambiance de fin de série qui a clairement dépassé le simple cadre du basket.

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