Pour quelqu’un qui cherche encore ses repères, Giannis Antetokounmpo a déjà trouvé le chemin du panier. Avec 18 points à 8/13, 4 rebonds et 4 passes en 18 minutes, le nouvel intérieur du Heat a contribué à la victoire contre les Pelicans, jeudi soir. L’intégration suit son cours. La production, elle, n’a pas demandé de délai supplémentaire.
Giannis a néanmoins tenu à calmer les attentes concernant son adaptation. Après tant d’années à Milwaukee, changer de maillot ne suffit pas à retrouver instantanément tous ses réflexes collectifs.
« Je suis un peu plus à l’aise, mais je n’y suis pas encore. J’ai joué plus de 900 matches avec les Bucks, j’en ai joué deux avec le Heat. Donc, si vous faites le calcul, je pense qu’il me faut un peu de temps pour être complètement à l’aise. »
Le calcul paraît effectivement assez accessible. En attendant de connaître ses nouveaux partenaires aussi bien que les anciens, Giannis compte conserver ce qui fait son jeu. Face à New Orleans, il a notamment poussé le ballon en transition et attaqué avec son agressivité habituelle.
« Ça reste du basket. Je veux être agressif. J’ai toujours essayé d’aller dans mes zones préférentielles, d’être agressif, de jouer et de jouer dur. Et ça ne changera pas, peu importe où je suis et qui se trouve à mes côtés. Je dois simplement continuer à être moi-même. »
Miami a plusieurs connexions à construire. Outre l’arrivée de Giannis, le Heat a accueilli Tim Hardaway Jr., Klay Thompson, Bobby Portis et Nick Richards. Il ne suffit donc pas d’apprendre à jouer avec un nouveau coéquipier : une bonne partie du groupe doit prendre ses habitudes ensemble.
Sur ce point, Antetokounmpo estime que les choses avancent dans le bon sens, sans chercher à brûler les étapes.
« Ça se développe. Ça se développe évidemment avec les entraînements. Nous avons encore entraînement demain à 10 heures. Nous avons un autre match samedi. Donc ça se développe, ça va dans la bonne direction. »
Et personne ne s’attend à avoir terminé le chantier avant le début de la saison régulière.
« Il nous reste trois matches de présaison. Nous allons donc les utiliser, utiliser nos entraînements. Nous allons utiliser le premier match, le deuxième, tous ces matches. Il faut simplement continuer à prendre nos marques, continuer à jouer ensemble. »
Les automatismes ont encore besoin de quelques répétitions. Pour l’instant, Miami peut déjà s’appuyer sur une base assez pratique : Giannis ne se sent pas complètement à l’aise, mais il marque un point par minute. Ça aide à patienter.
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