Jaylen Brown se sent encore victime d’une injustice

Nommé dans le deuxième cinq All-NBA, Jaylen Brown avait l’air de faire comprendre qu’il ne trouvait pas ça normal.

Jaylen Brown se sent encore victime d’une injustice

Les trois All-NBA Teams ont finalement été dévoilées avant le Game 4 entre les San Antonio Spurs et le Oklahoma City Thunder. Le premier cinq est composé de Shai Gilgeous-Alexander, Victor Wembanyama, Nikola Jokic, Cade Cunningham et Luka Doncic. Jaylen Brown, un temps considéré comme un outsider pour le MVP, est finalement relégué dans le deuxième cinq. Et visiblement, il le garde en travers de la gorge.

« Je ne suis pas surpris. Je suis conscient de certaines choses, de qui je suis, de comment j’utilise ma plateforme. Je ne suis pas le joueur le plus apprécié par les médias. Ni par les fans. Certaines des choses que je ne dis suscite la controverse. Je suis déjà surpris quand je reçois un prix. Je ne suis pas retenu dans le premier cinq mais chapeau à ceux qui ont été sélectionnés. (…) On ne nous attendait même pas en playoffs et on a fini deuxième de la Conférence Est. Donc je suis heureux. Je ne suis pas surpris par la décision de la NBA. Je sais que la manière dont j’utilise ma plateforme peut parfois agacer. Mais c’est ce que c’est. Deuxième cinq All-NBA, c’est une bénédiction. »

En plus de se contredire avec une ironie mal déguisée, Jaylen Brown fait donc comprendre qu’il aurait mérité être dans le premier cinq. Et c’est vrai qu’il le méritait. Mais à la place de qui ? On imagine que lui se serait vu par exemple devant Luka Doncic. Le Slovène n’est pas un « two way player » comme l’arrière des Boston Celtics mais il a terminé meilleur marqueur de la NBA en menant les Los Angeles Lakers à la quatrième place d’une terrible Conférence Ouest.

La performance de Boston reste très impressionnante également. Les Celtics ont effectivement terminé deuxièmes à l’Est après avoir dégraissé leur effectif et perdu Jayson Tatum sur blessure pendant une majeure partie de la saison. Jaylen Brown est un grand facteur de ce succès. Mais il est loin d’être le seul. La dimension collective, le coaching de Joe Mazzulla, sa philosophie de jeu, la défense… plusieurs éléments expliquent le classement de la franchise du Massachusetts qui, au passage, n’avait pas été enterrée par tous les analystes (notamment ici sur BasketSession, annoncée top-4).

Il est intéressant de souligner que les Celtics ont gagné 9 des 11 matches disputés sans Brown. Mais bref, peu importe, dans l’idée, bien entendu qu’il aurait pu mériter une sélection dans une First All-NBA Team et le fait qu’il s’engage sur certains sujets fait effectivement grincer des dents alors qu’il défend des causes nobles. Mais ça n’empêche qu’il doit faire attention à ne pas s’enfermer dans une caricature de lui-même en se sentant constamment victime d’une injustice ou d’un complot.