Pendant plusieurs semaines, les Philadelphia Sixers ont donné l’image d’une équipe sans direction claire, plombée par les absences et les incertitudes. Mais la victoire à Toronto, avec un Joel Embiid à nouveau dominant, a relancé un débat que l’on croyait enterré : Philadelphie peut-elle encore croire à quelque chose cette saison ? Antoine et Théo se sont penchés sur le sujet dans le CQFR du jour.
Embiid revient, et l’impact est immédiat
Face aux Raptors, Joel Embiid a livré une performance solide (27 points, 8 rebonds, 4 passes), confirmant une tendance qui s’installe. Plus que la ligne de stats, c’est la continuité qui interpelle.
Comme le souligne Antoine :
« Il joue de plus en plus, même s’il ne joue pas tous les matchs. Mais quand il joue, il n’y a pas de restriction de minutes, il est à 36 minutes, et son corps tient. »
Depuis plusieurs rencontres, Embiid enchaîne les matchs à plus de 20 points (11 de suite). Son rythme revient, ses sensations aussi, et surtout, son impact statistique et collectif est à nouveau mesurable. Sur l’ensemble de la saison, il affiche même le meilleur plus-minus de l’effectif.
Une équipe moins attendue, donc plus dangereuse ?
L’autre changement majeur tient au contexte. Cette saison, les Sixers ne sont plus perçus comme un candidat crédible au titre. Et paradoxalement, cette absence d’attentes semble jouer en leur faveur.
« Plus personne ne s’attend à ce que Philadelphie joue le titre. Il y a moins de pression sur Embiid, moins de débats permanents autour de sa présence. »
Cette nouvelle hiérarchie est plus lisible : Embiid reste la pièce centrale, Paul George accepte un rôle plus secondaire, et Tyrese Maxey continue d’assumer une grosse charge offensive. Résultat : Philadelphie a remporté six de ses huit derniers matchs, et se rapproche dangereusement du haut du classement.
Un plafond clair, mais un vrai potentiel de nuisance
Personne, comme le rappelle Théo, ne s’attend à ce que les Sixers soient en finale NBA. Mais l’ambition évoquée est différente. Avec un Embiid en bonne santé, Philadelphie peut devenir l’équipe que personne n’a envie de croiser au premier tour.
« C’est peut-être le moment où, sans pression, ils peuvent gagner une série de play-offs et gêner du monde. »
Le discours est mesuré, mais cohérent. Cette équipe n’a plus l’obligation de « devoir gagner », et c’est précisément ce qui pourrait la rendre imprévisible. Dans une conférence où plusieurs cadors avancent avec des certitudes fragiles, les Sixers peuvent s’inviter dans la discussion.
Embiid, enfin dans un cadre plus serein
Au-delà du terrain, c’est l’état d’esprit d’Embiid qui retient l’attention. Moins de débats, moins de bruit, plus de continuité.
« J’ai l’impression que dans la tête aussi, ça va mieux. Et quand la tête va mieux, le corps suit. »
Cette sérénité nouvelle ne garantit rien, mais elle change la trajectoire. Pour un joueur dont la carrière a souvent été dictée par la frustration et l’attente démesurée, c’est déjà un tournant.
Jusqu’où peuvent-ils aller ?
Les Sixers peuvent-ils encore y croire ? Pas au titre, probablement pas. Mais à une fin de saison cohérente, compétitive, et une équipe capable de poser de vrais problèmes en play-offs, oui. Et comme souvent à Philadelphie, tout commence et tout finit avec Joel Embiid.
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