Keep shooting bro, comment Kemba Walker est devenu le meilleur joueur des Hornets

Kemba Walker a franchi un cap en ajoutant un tir extérieur à son arsenal cette saison. Le meneur des Charlotte Hornets a le calibre d'un All-Star.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Keep shooting bro, comment Kemba Walker est devenu le meilleur joueur des Hornets
Sorti d'UConn avec un titre NCAA et un statut de MOP du tournoi en 2011, Kemba Walker s'était taillé une réputation de machine à scorer lors de ses trois saisons passées à l'université. Mais, à l'époque du 'One and Done', son âge, sa petite taille pour un arrière (1,86 m...) et son adresse extérieure inconstante alimentaient les arguments de ceux qui se montraient sceptiques quand à sa capacité de s'imposer un jour comme un titulaire en NBA. Il n'y a encore pas si longtemps, il semblait destiné à une carrière de sixième homme au plus haut niveau. [superquote pos="d"]Les défenses NBA ne peuvent plus "tricher" avec Kemba Walker[/superquote]C'était sous-estimé le coeur et l'acharnement de celui qui a dû se replacer au poste de meneur à son arrivée dans la grande ligue. Artificier incapable de trouver sa cible de loin lors de trois de ses quatre premières saisons en NBA (les trois qui ont suivi son année rookie avec plus de 17 points de moyenne mais moins de 42% de réussite aux tirs), le natif du Bronx a profité de la dernière intersaison pour travailler son tir avec l'un des assistants coaches aux Hornets. Les résultats se font ressentir aujourd'hui. Walker est en réelle progression et les défenses adverses sont désormais contraintes de s'adapter. Il cumule 21,2 points à 43% dans le champ et presque 38% à trois-points. Soit les meilleures marques de sa carrière dans ces catégories. Mieux encore, le joueur de 25 ans a accéléré la cadence depuis quelques semaines et il tourne à plus de 25 points et 6 passes de moyenne à 49% aux tirs et 42% derrière l'arc depuis le break du All-Star Game. Dans le même temps, les Charlotte Hornets ont entamé un véritable run et occupent désormais la sixième place à l'Est avec 11 succès lors des 14 dernières rencontres. [caption id="attachment_315447" align="alignleft" width="318"] Nicolas Batum assiste Kemba Walker à la création.[/caption] Kemba Walker est toujours listé comme un meneur de jeu mais il n'est pas un gestionnaire classique. Et peu importe. les positions sont de moins en moins marquées dans la NBA moderne et d'autres joueurs des Hornets, Nicolas Batum notamment, sont en mesure de créer du jeu. Walker le fait à sa manière, en attaquant le cercle avec agressivité et en attirant l'attention de la défense sur lui. Mais il dispose désormais de bien plus d'espaces. Non seulement parce que le jeu 'small ball' de Charlotte - Al Jefferson a été relégué sur le banc - étire le jeu mais aussi parce que ses vis-à-vis ne peuvent plus "tricher" en reculant en permanence lorsque la star des Hornets a la gonfle entre ses mains. Il n'est plus question de passer sous les écrans sous peine d'être puni d'un trois-points. Cette nouvelle configuration permet à Walker de varier les plaisirs. Il a pris une nouvelle dimension. Un changement d'envergure en attaque illustré un soir de folie furieuse où il passé 52 points à l'excellente défense du Jazz. Quand il marque, tout roule pour Charlotte. Les Hornets affichent un bilan de 22 victoires et 10 défaites lorsque leur scoreur dépasse la barre des 20 points. Si l'on a mentionné le cas de Stephen Curry, Kemba Walker est lui aussi un candidat au MIP cette saison. Une belle revanche. Keep shooting bro.
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