Killian Hayes, une renaissance à la Théo Maledon ?

Proche du Maccabi Tel-Aviv, Killian Hayes pourrait relancer sa carrière en EuroLeague. Quel rôle pour le Français et peut-il suivre l'exemple de Maledon ?

Killian Hayes, une renaissance à la Théo Maledon ?

Et si Killian Hayes trouvait enfin en EuroLeague le terrain d'expression qui lui a manqué en NBA ? À 25 ans, l'ancien meneur des Pistons pourrait revenir en Europe, six ans après son départ d'Ulm pour Detroit. Selon la presse israélienne, notamment Walla Sport, les discussions avec le Maccabi Tel-Aviv sont très avancées et un accord pourrait intervenir rapidement.

Le club d'Oded Kattash cherche à renforcer sa ligne arrière depuis la blessure d'Iffe Lundberg, indisponible six à huit semaines en raison d'une déchirure partielle du tendon du quadriceps. Avec seulement deux victoires en neuf rencontres d'EuroLeague, dont une nouvelle défaite jeudi face au Paris Basketball (94-99), le Maccabi a besoin de solutions.

Pour Hayes, ce serait une occasion de retrouver un rôle significatif après plusieurs saisons compliquées aux États-Unis. Septième choix de la Draft 2020, le Français n'a jamais vraiment confirmé les attentes placées en lui. Malgré une saison à 10,3 points et 6,2 passes avec Detroit en 2022-2023, il n'a pas réussi à s'installer durablement en NBA. Sa pige à Sacramento la saison dernière (5,5 points et 3,5 passes en 23 matches) n'a pas suffi à convaincre les Kings de le conserver.

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Un profil qui peut mieux s'exprimer en EuroLeague ?

Tout n'est pourtant pas à jeter dans son parcours américain. Hayes reste un meneur de grande taille (1,93 m), capable de défendre sur plusieurs profils extérieurs et doté d'une véritable qualité de passe. Sa lecture du pick-and-roll, sa capacité à trouver les intérieurs et sa vision du jeu ont toujours constitué ses principaux atouts.

Il a également montré qu'il pouvait redevenir un scoreur important lorsqu'on lui confiait les clés d'une attaque. La saison dernière, avec le Cleveland Charge en G League, il tournait à 23,1 points et 8,3 passes sur l'ensemble de ses 28 rencontres, décrochant une place dans le deuxième cinq de la compétition.

L'EuroLeague pourrait lui permettre de valoriser davantage ses qualités d'organisateur. Au Maccabi, il retrouverait notamment Jaylen Hoard, autre Français passé par la NBA.

Il pourrait être utilisé comme un véritable meneur, en complément de Yam Madar, Jimmy Clark III et Keaton Wallace, plutôt que comme un arrière secondaire chargé d'attendre le ballon. Sa taille et ses aptitudes défensives pourraient également permettre à Kattash de l'associer à des profils plus offensifs sur les postes extérieurs.

Reste évidemment son principal problème : l'adresse. Avec seulement 28% de réussite à trois points sur sa carrière NBA, Hayes n'a jamais réussi à devenir une menace extérieure suffisamment fiable. Contrairement à une idée reçue, les défenses d'EuroLeague ne lui faciliteront pas nécessairement la tâche.

Suivre les traces de Maledon, Okobo ou De Colo ?

L'exemple de Théo Maledon donne néanmoins des raisons d'y croire. Après une expérience NBA contrastée, l'ancien meneur du Thunder a retrouvé un rôle majeur à l'ASVEL, avec 17 points de moyenne en EuroLeague en 2024-2025, avant de rejoindre le Real Madrid. Sa forme du moment est exceptionnelle et il est le moteur de l'équipe sur la scène européenne comme en Liga Endesa depuis la reprise.

Élie Okobo, aujourd'hui à Dubaï, a également pris une autre dimension après son retour de Phoenix, devenant un joueur majeur de l'ASVEL puis de Monaco. Sans oublier Nando De Colo, dont le retour des Etats-Unis avait débouché sur la reprise d'une carrière exceptionnelle au CSKA Moscou, avec notamment un titre de MVP de l'EuroLeague en 2016.

Hayes présente quelques similitudes avec ces joueurs. L'ancien Choletais a un vrai bagage technique, une expérience NBA significative et des qualités de création parfois difficiles à exploiter dans un rôle limité. Il ne possède cependant pas encore leur fiabilité offensive, notamment au tir.

Un détail mérite d'ailleurs d'être rappelé : avant son départ pour la NBA, Hayes tournait à 12,8 points, 6,2 passes et 39% à trois points en EuroCup avec Ulm, alors qu'il n'avait que 18 ans. Il n'est donc pas totalement étranger aux exigences du basket européen, même si l'EuroLeague représente un palier supplémentaire.

Devenir immédiatement une star de la compétition serait sans doute beaucoup demander à un joueur qui n'a plus disputé de match officiel depuis avril. Mais s'installer comme un meneur capable de produire une dizaine de points, six ou sept passes et une vraie activité défensive paraît être un objectif intéressant, à condition de retrouver de l'efficacité.

Le Maccabi, qui traverse une période difficile, ne lui offrira pas nécessairement le cadre le plus confortable pour se reconstruire. En revanche, le besoin immédiat de création et de stabilité pourrait rapidement lui ouvrir des responsabilités. À 25 ans, Hayes est encore loin d'avoir dit son dernier mot. Et s'il parvient à se relancer, on peut aussi imaginer que les portes de l'équipe de France, qui lui ont jusqu'ici été fermées, pourraient s'ouvrir par la même occasion.

J'ai du mal à imaginer Hayes performer.
Contrairement à Théo, Élie et encore plus Nando, Kyllian il a pas de shoot du tout.
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