Il y a des matches qui font basculer une série. Et puis il y a ceux qui semblent capables de hanter une franchise pendant des années. Cette nuit, les Knicks ont signé le plus gros comeback de l'histoire des Finales NBA en renversant les Spurs 107-106, après avoir compté jusqu'à 29 points de retard et été menés de 27 pts à la pause.
San Antonio devait revenir à 2-2. À la place, New York mène désormais 3-1, et les Spurs vont devoir survivre à une défaite qui risque de laisser des traces.
Tout avait pourtant commencé comme une démonstration historique. À la mi-temps, les Spurs menaient 76-49. Le Madison Square Garden, rempli de stars du cinéma, du sport et de la musique, avait préparé une soirée de gala. Les Spurs ont débarqué et ont coupé le son. Pendant 24 minutes, la salle a surtout exprimé du dépit, de l'incrédulité, presque de la sidération. San Antonio a rentré 14 tirs à 3 points en première mi-temps, avec sept joueurs différents concernés. Victor Wembanyama, Dylan Harper, De'Aaron Fox, Devin Vassell : tout semblait fluide, tout semblait simple, tout semblait trop rapide pour New York.
Wembanyama avait déjà 16 points à la pause, Harper et Vassell 15 chacun, Fox 13. Les Knicks, eux, survivaient grâce à Jalen Brunson et OG Anunoby. Le reste ressemblait à une équipe sonnée, incapable de suivre le rythme, même avec un énorme avantage aux lancers francs. On se demandait alors jusqu'où les Spurs allaient pousser l'écart.
Le premier grain de sable
La seconde période a pourtant commencé à changer l'atmosphère du match. Une faute flagrante de Wembanyama sur Karl-Anthony Towns a réveillé la salle. Une action de dureté, un point de tension, et surtout une troisième flagrante pour le Français dans ces playoffs. La prochaine lui vaudra une suspension.
Ce n'était pas encore le tournant définitif, mais c'était la première fissure. Brunson a commencé à trouver ses positions préférées. Les Knicks ont accéléré. Les Spurs, eux, ont progressivement arrêté de jouer le basket qui les avait rendus irrésistibles pendant deux quart-temps.
L'adresse extérieure, historique en première période, a disparu. Les possessions se sont allongées. Les tirs sont devenus forcés. Les lectures moins fluides. San Antonio a semblé davantage chercher à protéger son avance qu'à continuer à attaquer.
Harper, excellent avec 21 points à 8 sur 12, a bien tenté de calmer l'incendie en attaquant le cercle quand ses coéquipiers s'enfermaient dans un basket plus statique. Mais les Knicks avaient senti quelque chose. Brunson continuait de marteler la défense adverse. Anunoby, lui, préparait tranquillement la nuit de sa vie.
Victor Wembanyama sous la menace d’une suspension
Le Garden est passé du silence à l'explosion
À mesure que l'écart diminuait, le Madison Square Garden reprenait vie. À la pause, le bruit avait laissé place à la stupeur. En fin de match, le vacarme était devenu assourdissant. Ce genre de bruit que l'on ressent même derrière un écran.
Brunson a terminé avec 36 points à 12 sur 25 et a porté la remontée pendant de longues séquences. Towns, malgré ses problèmes de fautes, a ajouté 13 points et 10 rebonds précieux. Mais l'homme du match était ailleurs.
Les Spurs ont continué à accumuler les erreurs. Fox a perdu plusieurs ballons importants. L'attaque s'est grippée. Les tirs compliqués se sont multipliés. Wembanyama a été moins trouvé. Et New York a continué à croire à l'impossible.
Le money time d'une série
À 1 minute 47 de la fin, San Antonio menait encore 104-103. Wembanyama est allé sur la ligne des lancers francs avec l'occasion de redonner de l'air à son équipe. Il a raté les deux.
Sa ligne finale reste solide avec 24 points, 13 rebonds et 3 contres. Mais ce match se jugera aussi sur sa seconde période, sa flagrante, ses lancers manqués et son incapacité à reprendre totalement le contrôle du match lorsque les Knicks sont revenus.
Quelques instants plus tard, les Spurs ont pourtant semblé survivre grâce au sang-froid de Stephon Castle. Dans une ambiance irrespirable, le rookie a converti deux lancers francs pour redonner l'avantage à San Antonio.
Puis Wembanyama a sorti un contre pour sauver les siens. Derrière, Fox est parti en contre-attaque avec l'occasion de quasiment tuer le match. Mais Anunoby est revenu de nulle part pour réaliser un contre exceptionnel et maintenir New York en vie.
Les Knicks ont alors obtenu une dernière possession. Brunson a pris le tir. Très loin. Avec Wembanyama sur lui. Le ballon n'est pas rentré.
Pendant une fraction de seconde, les Spurs ont cru tenir leur victoire.
Puis Anunoby a surgi.
L’ancien joueur des Raptors a devancé tout le monde pour dévier le ballon dans le cercle à une seconde de la fin. Pas un système parfait. Pas un panier dessiné. Juste un effort extraordinaire, une lecture parfaite de la trajectoire et une détermination totale. Le Garden a explosé.
Il restait une seconde. Les Spurs avaient encore un temps mort et une remise en jeu pour tenter de sauver leur soirée. Mais la dernière possession a été à l'image de leur seconde période. Confuse. Mal exécutée. Sans véritable solution. Wembanyama n'a pas été trouvé. Le ballon a fini dans le chaos. Le buzzer a retenti.
Spurs vs Knicks : Les notes du Game 4
Une victoire qui ressemble à un tournant
Les Knicks mènent désormais 3-1 dans ces Finales NBA.
Bien sûr, la série n'est pas terminée. Mais difficile d'imaginer une victoire plus marquante sur le plan psychologique. New York n'a pas simplement gagné un match, mais a aussi survécu à une première mi-temps catastrophique, avec 76 points encaissés, à une pluie de tirs à 3 points et à un retard de 29 points.
Brunson a été héroïque. Towns a répondu présent. Mais cette nuit appartient à Anunoby. Ses 33 points. Son contre sur Fox. Son activité incessante. Et surtout ce panier décisif qui pourrait devenir l'image forte de ces Finales.
Pour les Spurs, les questions sont désormais mentales. Comment oublier un tel effondrement ? Comment digérer une avance de 29 points envolée ? Comment se relever d'un match que l'on a tenu pendant plus de trois quart-temps ?
Cette équipe possède toujours un immense talent. Mais cette nuit, dans un Madison Square Garden en fusion, elle a aussi découvert à quel point les Finales NBA peuvent être cruelles.


Il n'a pas été ROY l'année dernière ?
Personne, pas même le coach... Pop me manque, je vous assure, il aurait benché tous ses titulaires dès le milieu du 3QT afin de changer les repères des Knicks avec des match-up différents, ça n'aurait pas sauvé le match mais c'est ce qui manque au basket NBA d'aujourd'hui, changer de stratégie en cours de match.
Alors, ce n'est pas encore le moment de faire les comptes mais ce manque de plan B, ce n' est pas dû qu'au manque d'expérience (d'ailleurs pour ceux qui pensent que c'est à Fox de ramener l'expérience, si tu vois son parcours, il est aussi inexpérimenté que les autres en playoffs et donc en matchs à enjeux).
La fameuse phrase de Victor en conférence de presse sur le fait de réussir l'impossible parce qu'avec leur inexpérience ils ne savent pas que c'était impossible se retourne contre lui. Jusqu' à cette nuit, je croyais impossible qu'en playoffs on puisse perdre une avance de 29 pts en une mi-temps, les Spurs l'ont fait.
en 2nde mi temps : 30 points......
La stat fait mal quand meme pour une équipe qui avec une seule win doit avoir le trophée dans les mains !
Puis j'ai regardé la 1er mi-temps et je me suis dit "non il ne va quand même pas y avoir une prolo ?" Et bien non.
Bravo, chapeau aux knicks qui ne paniquent JAMAIS.
HONTE à SA, joueurs et coach. Ok ils étaient en surchauffe en 1er mi-temps mais je pense qu'ils se sont vus déjà gagné le match ET la finale.
Wembide 9/25 !!!!! Non mais Lol.
Et en même temps ça peut lui faire du bien, il a trop chambré et trop tôt.
Et pour ceux qui parlaient de résilience des spurs, NY depuis 2 ans niveau résilience en PO c'est .. j'ai pas de mot en fait. Mais cette équipe représente bien l'adn knicks, pas les plus talentueux mais n'abandonne jamais. On accepte pas un blow out comme on voit dans d'autres matchs de PO.
Quelle résilience ?
C'est une équipe qui s'est complètement délitée sous la pression alors qu'ils pensaient avoir match gagné deux minutes plus tôt.
En effet, entre les deux équipes, c'est clairement une qualité qui penche LARGEMENT côté New-York.
Bien vu l'héritage de Thibs.
VW a aussi été catastrophique à prendre trop de mauvais shoot à 3 pts qui ont cassé la dynamique. Franchement il aurait aussi dû être celui qui calme, qui temporise, qui emmène à prendre le temps et les bons shoots...
Coaching pourri aussi. Personne n'a su remettre de la confiance...
Après ça ressemble à tous les matchs, des Spurs qui partent fort, puis qui se trouent alors que NY fait l'inverse, départ pourri, gros caractère et fin de fou... D'un côté une équipe qui adore les fins de match qui y croit tout le temps et de l'autre une qui semble plus forte, mais qui manque d'expérience et de confiance dans le quatrième quart...
J'espère que les Spurs gagneront à SA et que le chmpion soit sacré à domicile...
Après c'est pas gagné pour NY. SA est clairement la meilleure équipe, le talent est pour eux, et ca se joue encore une fois à rien. Ces playoffs c'est de la FOLIE.
OG vous a entendu, et he took it personally 🤭
Quand, en plus, Fox multiplie les mauvaises décisions dans le money time et Victor, cramé, rate lancers et n'impacte plus du tout, c'est trop pour ses Spurs.
Quelle résilience des Knicks ! Une équipe au cœur énorme que je suis obligé d'aimer.
Par contre, PAR CONTRE, va falloir qu'on parle de Mitch Johnson. C'est le seul dont on n'avait pas encore dit qu'il faisait son âge dans ces finales, ben ça y est. Dans le 4e, j'ai vu de longues minutes avec Harper, Wemby et Castle sur le terrain, les mecs ressemblent à des brebis apeurées, et le type laisse jouer possession sur possession. Franchement les gamins ils savaient plus comment ils s'appelaient, ça se voyait SUR LEUR VISAGE qu'ils avaient besoin d'être rassurés. Laisser jouer pendant quoi? 5 minutes pour garder ses 2 TO à la fin, je trouve ça idiot et décevant de Mitch Johnson
Après concernant Fox, même en pensant avoir un lay up facile, c'est quand même un craquage monstre. Même s'il avait marqué c'était une mauvaise décision, ça te met pas à deux possession et ça laisse un max de temps aux Knicks. Ne pas te précipéter pour shooter quand t'as à +1 avec moins d'une possession à jouer, c'est un des trucs les plus élémentaires que tu apprends au basket.
Mais effectivement c'est loin d'être LA raison de la défaite. Les Spurs n'ont pas compris qu'ils devaient continuer à jouer dans le 3e quart, l'arrosage à 3pts précipité n'avait aucun sens. Et quand ils ont compris qu'ils étaient en danger, mentalement ils n'étaient juste plus prêts
Le -29 remonté, les lancers de victor, cet action complètement incompréhensible de Fox et le non temps mort de Mitch Johnson.
La plus grosse combinaisons de faillites que j'ai jamais vu dans un match, le tout enterriné par un game winner incroyable.
Non seulement je vois pas comment les Spurs pourraient s'en remettre dans les jours qui viennent, mais même dans les années à venir je pense que ça peut peser lourd dans les têtes.
Un match qui va rester dans l'histoire, pour les bonnes raisons d'un côté et pour les mauvaises de l'autres.
Concernant l'impact à long terme, j'espère que non, mais c'est pas à exclure. Pour Fox en effet, ça va être compliqué. Déjà qu'il n'était pas en confiance, là je pense qu'il va y avoir une rupture avec la fan base et potentiellement avec l'équipe, sans compter que sa place était déjà menacée. S'ils peuvent trouver une porte de sortie pour lui dès cette été ça serait probablement pas une mauvaise idée
E t que dire de l'interception de Fox a 7 secondes de la fin, qui va au panier alors qu'il est chasse par Anunoby et qui se fait contrer. S'il fait demi-tour, garde le ballon quelques secondes de plus et va sur la ligne le match est plie.
A ce niveau de stupidite c'est une faute professionelle, ce mec n'a pas de cerveau.
Cela dit le problème avant les 5 pdernières minutes, ce sont les19 précédentes ou ils ont cru qu'ils avaient gagné et ont commencé à arroser à 3pts sans se rendre compte que NY était en train de revenir.