Quel trade pour Kyrie Irving ?

Pour l’instant toujours un membre des Dallas Mavericks, Kyrie Irving est susceptible d’être transféré en cours de saison.

Quel trade pour Kyrie Irving ?

Le buyout négocié il y a quelques jours par Klay Thompson et son départ vers le Miami Heat laisse deviner le plan qui se dessine progressivement aux Dallas Mavericks depuis l’arrivée de Cooper Flagg, premier choix de la draft 2025. Après avoir été longuement l’une des meilleures équipes de la Conférence Ouest sous l’impulsion de Luka Doncic, la franchise texane est désormais concentrée pleinement vers l’avenir. Masai Ujiri est le nouveau boss de l’organisation et les Mavs ont déniché Dusty May, coach universitaire réputé fraîchement sacré avec Michigan en NCAA. Place aux jeunes, donc.

Une temporalité qui ne colle pas avec la présence de Kyrie Irving, ancien All-Star et champion NBA de 34 ans. Il n’est pas à un stade de sa carrière où patienter, reconstruire ou même lutter pour se qualifier pour les playoffs via le play-in constitue un quelconque intérêt pour un joueur de sa trempe. Et avec une option à 42 millions de dollars sur la saison 2027-2028, le vétéran peut tout simplement partir libre lors de la prochaine intersaison.

Kyrie Irving pourrait-il devenir disponible pour un trade ?

Entre les trajectoires opposées du club et de l’athlète ainsi que la possibilité de le perdre sans contrepartie, un trade paraît parfois inévitable (en réalité, pas tout à fait, Irving peut toujours prolonger… pour être échangé plus tard). Pour l’instant, le management s’est fermé à cette idée. Sans doute aussi une manière de faire comprendre que les offres n’ont pas été à la hauteur des espérances. Parce qu’il y a, et il y aura encore, des équipes intéressées.

Sauf qu’entre sa situation contractuelle et l’inconnue autour de son état de santé, il semblait peu probable que Kyrie Irving soit échangé avant d’avoir refoulé un parquet au préalable. En effet, il sort d’une sévère blessure, à savoir une déchirure des ligaments du genou. Les Mavericks veulent le revoir en action, comprendre comment il est éventuellement à même d’aider l’équipe à démarrer la saison, jauger le groupe, puis le céder au plus offrant en février si jamais Dallas n’est pas vraiment dans la course pour le top-6 à l’Ouest.

Alors qui pourrait récupérer un finisseur d’élite, au caractère certes spécial mais dont les dernières saisons lui ont permis de se refaire une image ? On s’est penché sur le sujet.

Atlanta Hawks

Le trade

Atlanta reçoit : Kyrie Irving.

Dallas reçoit : CJ McCollum, Luguentz Dort, un droit de swap au premier tour en 2028, trois seconds tours.

Pourquoi les Hawks ?

La franchise fait preuve d’ambitions et veut montrer un projet autour de Jalen Johnson, Onyeka Okongwu et Nickeil Alexander-Walker. Mais il manque toujours un vrai créateur de qualité capable de naviguer les petits espaces, de s’affirmer comme un closer et d’élever le plafond de l’équipe. CJ McCollum assume déjà ce rôle et le front office voudra peut-être tester une saison entière avec ce groupe avant d’envisager un ajustement. En revanche, si les Hawks ne sont pas clairement installés dans le top-5 autour de la deadline, c’est un move qu’ils pourraient envisager.

Les Mavericks seront satisfaits de récupérer un pick au premier tour, un vétéran respecté et un autre expérimenté, sachant que les deux sont sous contrats expirants.

Toronto Raptors

Le trade

Toronto reçoit : Kyrie Irving.

Dallas reçoit : Immanuel Quickley, Ja’Kobe Walter, Kyle Anderson, un droit de swap au premier tour en 2028, deux seconds tours.

Pourquoi les Raptors ?

Masai Ujiri connaît bien Toronto mais c’est difficile de savoir si c’est une raison de penser que ça facilitera l’échange ou, au contraire, le compliquer. De toute façon, les Raptors ont fait un pas en avant en allant chercher (à nouveau) Kawhi Leonard. Sa simple présence, s’il n’est pas suspendu et s’il n’est pas blessé, ne suffira pas à faire passer un cap à la franchise canadienne. Autant doubler la mise avec un autre ancien All-Star pour épauler Scottie Barnes. Ça ne suffira pas pour rafler l’Est mais ça rendra la lutte en playoffs encore plus intéressante.

Dallas récupère un tour de draft pour accepter le contrat de Quickley, un meneur encore jeune capable d’évoluer avec Flagg mais tout en étant grassement payé (32 millions) pour son rendement. Walter est un prospect de 21 ans qui s’est parfois montré à son avantage.

Houston Rockets

Le trade

Houston reçoit : Kyrie Irving.

Dallas reçoit : Fred VanVleet, Tari Eason, premier tour de draft en 2028, premier tour 2029 des Mavericks, un ou deux seconds tours.

Pourquoi les Rockets ?

D’une franchise texane à l’autre. Houston paye plus cher parce que les deux équipes évoluent dans la même Conférence et qui plus est dans le même marché. Kyrie Irving et Kevin Durant à nouveau réunis, qui ne paiera pas pour voir ça ! Un échange entre deux meneurs qui ont subi la même blessure. VanVleet reviendra peut-être moins bien qu’Irving et les Rockets essayeront d’ajouter encore un peu de « star power » pour tenter de bouleverser la hiérarchie à l’Ouest.

C’est la meilleure offre pour les Mavericks, qui remettent la main sur leur choix en 2029, une donnée importante pour une équipe en reconstruction, tout en dénichant un vétéran plein d’expérience, ancien champion, et Tari Eason.

Des pistes plus lointaines

Miami Heat : Andrew Wiggins et Nikola Jovic et trois swaps au premier tour contre Kyrie Irving et Max Christie. Il faudrait vraiment que les Mavericks soient d’humeur généreuse ou qu’une troisième équipe se greffe au deal.

Charlotte Hornets : Coby White et Grant Williams contre Kyrie Irving, avec au moins un premier tour de draft qui passe de Charlotte à Dallas, voire deux si vraiment les Hornets veulent remporter les enchères. Mais ce serait étonnant de trader LaMelo Ball pour faire venir Kyrie Irving six mois après.

Phoenix Suns : Jalen Green et Collin Gillespie contre Kyrie Irving et Max Christie. Sec. Sans pick. Ça paraît être une très mauvaise idée mais Matt Ishbia est fort pour avoir de très mauvaises idées.