Chris Finch n'a pas pris de pincettes au moment d'évoquer le flopping. Alors que la NBA souhaite renforcer sa lutte contre cette pratique en 2026-2027, le coach des Minnesota Timberwolves espère que les nouvelles mesures auront un véritable impact.
« Espérons que la ligue nettoie toute cette merde, parce que personne n'a envie de regarder ça », a lancé Finch, cité par Jon Krawczynski de The Athletic. « D'après ce qu'ils ont dit, c'est ce qui ressort des retours des fans. Ils en ont marre de voir du flopping. Et nous savons que ça a été beaucoup trop récompensé, donc arrêtez simplement de récompenser le flopping. »
La NBA compte justement se montrer plus sévère cette saison. Certaines actions pourront être revues après les rencontres et entraîner des amendes. Les arbitres ont également pour consigne de sanctionner davantage le flopping directement pendant les matches avec des fautes techniques.
Ces techniques ne compteront toutefois pas parmi les deux susceptibles d'entraîner l'expulsion d'un joueur.
Finch : « Ne récompensez pas ces actions qui n'ont rien à voir avec le basket »
La NBA entend également faire une distinction entre le véritable flopping et l'exagération d'un contact existant. Certains gestes destinés à accentuer un contact, comme le fait de projeter la tête en arrière, ne seront ainsi pas nécessairement sanctionnés.
Pour Finch, la solution est de toute façon beaucoup plus simple.
« Ils ont dit qu'ils allaient être plus agressifs en sifflant des fautes techniques pour flopping ou en infligeant des amendes après coup », a-t-il expliqué. « Pour moi, la solution est simple. Ne récompensez simplement pas ces actions qui n'ont rien à voir avec le basket. C'est tout. Ceux d'entre nous qui sont dans ce sport depuis suffisamment longtemps savent ce qui en est et ce qui n'en est pas. »
Le coach tient également à préciser que cette pratique ne fait pas partie des principes enseignés à Minnesota :
« Nous n'enseignons pas le flopping ici. Ça se voit probablement parfois dans les chiffres d'Anthony aux lancers, qu'il ne floppe pas ou n'exagère pas les contacts. Mais en tout cas, on ne l'enseigne pas ici et ce n'est pas la manière dont nous jouons. Peut-être qu'on devrait. »
Cela n'a pas empêché les Wolves de terminer septièmes de NBA au nombre de lancers-francs tentés par match la saison dernière.
Reste désormais à voir jusqu'où les arbitres et la ligue iront dans l'application de ces consignes. Une chose est certaine : Finch ne regrettera pas de voir disparaître quelques simulations.
