On savait que l'arrivée de LeBron James allait replacer les Philadelphia Sixers tout en haut de l'affiche. Visiblement, elle ne leur a pas non plus compliqué la vie au moment où la NBA a construit son calendrier 2026-2027. Sans aller jusqu'à crier au favoritisme, il faut reconnaître que Philly a hérité de quelques conditions plutôt confortables.
Le début de saison est particulièrement étonnant. Les Sixers ne disputeront leur premier match contre une équipe de la Conférence Ouest qu'à l'occasion de leur... 18e rencontre de la saison. Et il faudra même attendre leur 21e match pour les voir jouer à l'extérieur contre un adversaire de l'Ouest. Leur premier véritable road trip dans cette partie du pays ne commencera qu'à Noël, avec le très attendu déplacement chez les Los Angeles Lakers, première visite de LeBron à son ancienne équipe.
Le départ de LeBron aurait-il pu être évité par les Lakers ?
Ce n'est pas tout. Philadelphia fait partie des équipes qui auront le moins de séquences de trois matches en quatre nuits et possède également le plus petit nombre de back-to-backs de la ligue. Deux éléments loin d'être anodins pour une équipe qui va devoir gérer le corps d'un LeBron âgé de 41 ans, mais également celui de Joel Embiid, dont la disponibilité reste forcément un sujet majeur. Les particularités favorables du calendrier des Sixers ont d'ailleurs été relevées dès sa publication.
Ménagés, mais exposés quand même
Si le calendrier ménage relativement leurs jambes, la ligue n'a en revanche aucune intention de cacher cette nouvelle superteam. Avec LeBron, Embiid, Jaylen Brown, Tyrese Maxey et VJ Edgecombe, les Sixers ont obtenu le maximum possible de 34 rencontres diffusées à l'échelle nationale. Une exposition qui a plus que doublé par rapport à la saison dernière et qui confirme évidemment l'effet LeBron sur l'intérêt suscité par la franchise.
Est-ce suffisant pour parler de traitement de faveur ? Probablement pas. Chaque saison produit son lot de bizarreries et d'avantages plus ou moins importants selon les équipes. Mais entre les déplacements tardifs à l'Ouest, les back-to-backs limités et un début de saison relativement doux en matière de voyages, difficile de nier que les Sixers ont plutôt été bien servis.
Pour une équipe qui va devoir ménager deux corps aussi surveillés que ceux de LeBron James et Joel Embiid pendant six mois, cela pourrait finir par compter.
