Il y a des tweets qui vieillissent mal. Et puis il y a celui-là. Le 25 mai 2015, après un triple-double à 37 points contre Atlanta en finale de conférence Est, un internaute poste sur Twitter : “LeBron a 30 ans, ces conneries ne vont pas durer éternellement, Dieu merci.” Le tweet devient culte avec les années, au rythme des saisons qui passent… et du niveau qui ne baisse jamais.
À l’époque, LeBron James est déjà une légende. Deux titres, quatre MVP, une domination quasi totale sur la conférence Est. Et malgré tout, dans l’imaginaire collectif, la fin est quelque part à l’horizon. Logique, en NBA, les superstars déclinent rarement en douceur.
Sauf que ce tweet pourrait aujourd’hui marquer… le point médian de sa carrière.
Petit calcul simple mais vertigineux : entre les débuts de LeBron le 29 octobre 2003 et ce fameux 25 mai 2015, il s’est écoulé 4 226 jours. Si on ajoute exactement la même durée après ce tweet, on tombe au 19 décembre 2026. Autrement dit, si LeBron joue encore à cette date, ce qui n’a rien de farfelu aujourd’hui, il aura officiellement passé plus de temps en NBA après ce tweet qu’avant.
Dit autrement : tout ce qu’on considère déjà comme “la deuxième partie” de sa carrière (le titre historique avec Cleveland en 2016, les finales suivantes, son passage aux Lakers, un nouveau titre en 2020, ses records, sa longévité à 41 ans…) pèserait plus lourd en durée que ses 12 premières saisons.
Ce n’est même plus seulement une question de longévité. C’est une redéfinition complète de ce que peut être une carrière NBA. Là où la plupart des légendes ont une montée, un pic, puis une descente, LeBron a ajouté une deuxième vie entière… au même niveau de pertinence.
Quelque part, ce tweet résume parfaitement l’erreur qu’on fait tous depuis 20 ans avec lui : croire qu’on a compris où se situe la fin.
Spoiler : on en est peut-être encore loin.
