On savait l'équipe de France favorite pour son entrée en lice dans cette Coupe du monde. On imaginait tout de même la Hongrie capable de lui poser quelques problèmes, notamment avec Dorka Juhasz à l'intérieur. Il n'en a absolument rien été. Après deux ou trois minutes nécessaires pour prendre la température, les Bleues ont étouffé leur adversaire et déroulé jusqu'à une victoire sans appel, 99-53.
Les Hongroises avaient pourtant plutôt bien débuté, avec davantage d'agressivité et quelques paniers pour empêcher la France de prendre immédiatement le contrôle. Cela n'a pas duré. Dès que les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont augmenté l'intensité défensive et commencé à courir, la différence de niveau est devenue flagrante. 29-11 après dix minutes, puis surtout 61-20 à la pause : le match était déjà terminé.
C'est probablement ce qu'il y a de plus satisfaisant dans cette première sortie. Les Françaises auraient facilement pu se contenter de gérer une fois l'écart créé. Elles sont restées sérieuses, agressives et concernées, tout en permettant à Toupane de multiplier les rotations très tôt dans la rencontre.
Williams, Johannes et Malonga, trois façons de faire mal
Le scoring illustre parfaitement la richesse de cette équipe de France puisque Gabby Williams, Marine Johannes et Dominique Malonga ont toutes les trois terminé avec 17 points. La capitaine française a donné le ton avec son activité habituelle des deux côtés du terrain et a été l'une des joueuses les plus utilisées malgré l'ampleur du score. Johannes, entrée dans la rotation dès le premier quart-temps, a immédiatement dynamisé l'attaque avant de pouvoir davantage se faire plaisir lorsque le match s'est transformé en démonstration.
Gabby Williams capitaine : l'histoire est belle, la mission immense
Malonga a de son côté profité du match pour signer un double-double, avec 17 points et 10 rebonds. Une production intéressante alors que Toupane a pu largement distribuer les minutes et même terminer avec un cinq inhabituel faisant notamment apparaître Malonga, Carla Leite et Romane Bernies selon les séquences.
Dorka Juhasz (10 pts, 10 rbds), qui représentait sur le papier l'une des principales menaces hongroises, n'a jamais réussi à véritablement perturber la France. La défense tricolore a parfaitement contenu la joueuse intérieure et empêché la Hongrie de trouver un point d'ancrage susceptible de calmer les vagues françaises.
Le BOXSCORE
Une adresse extérieure qui change tout
Autre donnée spectaculaire : la France a terminé avec 15 paniers à trois points, contre seulement cinq pour la Hongrie. Lorsque cette équipe ajoute une telle réussite extérieure à sa capacité à défendre, provoquer des pertes de balle et courir, elle devient évidemment extrêmement difficile à contenir.
Le troisième quart-temps avait déjà porté le score à 77-31. La dernière période n'a donc servi qu'à répartir davantage les minutes et à donner du temps de jeu à tout le monde, sans que le sérieux collectif disparaisse complètement.
Il faudra évidemment attendre des adversaires d'un autre calibre avant de tirer de grandes conclusions. Mais pour une première sortie dans un Mondial, difficile de réclamer beaucoup plus : une victoire de 46 points, trois joueuses à 17 unités, une rotation complètement ouverte et aucun moment où la rencontre a semblé pouvoir leur échapper.
