Être champion NBA a un prix. Les Knicks sont en train de le découvrir, et Mitchell Robinson pourrait bien en faire les frais. Selon plusieurs informations relayées ces dernières heures, le pivot ne devrait pas prolonger son aventure à New York, la franchise cherchant à éviter de dépasser le second apron de la nouvelle convention collective.
Ce scénario n'a rien d'une surprise. Dès les célébrations du titre, James Dolan avait laissé entendre que les Knicks n'avaient pas l'intention de franchir cette limite financière, synonyme de lourdes restrictions pour construire un effectif. Conséquence logique : certains joueurs importants de la rotation devront être sacrifiés, et Mitchell Robinson semble être le premier concerné.
Le départ du pivot de 28 ans ne serait pourtant pas anodin. Certes, Robinson traîne une réputation de joueur fragile, régulièrement freiné par les blessures. Mais lorsqu'il est en bonne santé, il reste l'un des intérieurs les plus impactants de la ligue dans un rôle très spécifique. Protecteur de cercle, rebondeur offensif d'élite et véritable poison sur certaines séquences défensives, il est capable de faire basculer une série de playoffs en quelques minutes.
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Son influence avait notamment marqué les esprits face aux Cavaliers en playoffs (4-0), lorsqu'il avait complètement dominé les intérieurs adverses sur certaines séquences malgré un temps de jeu limité. C'est précisément ce profil que les Knicks risquent désormais de perdre.
Sur le papier, économiser son salaire permettrait à New York de conserver une certaine flexibilité. Mais remplacer un joueur comme Mitchell Robinson sera tout sauf simple. Les pivots capables d'apporter autant d'intimidation défensive, de contrôle du rebond et d'énergie sans réclamer le moindre ballon sont rares.
Les Knicks devront donc trouver un équilibre délicat entre contraintes financières et ambitions sportives. Car si conserver tout le monde était devenu impossible, affaiblir un banc déjà appelé à jouer un rôle majeur dans la défense du titre représente un risque bien réel. La saison prochaine dira si cette cure d'austérité était une nécessité... ou le premier pas vers un recul sportif.
