Les Lakers adaptent leur routine pour préserver LeBron James

Face à un mois de janvier éprouvant, les Lakers ont ajusté leur organisation quotidienne, notamment pour limiter la fatigue de LeBron James.

Les Lakers adaptent leur routine pour préserver LeBron James

Les Los Angeles Lakers ont décidé d’ajuster leur routine quotidienne en plein cœur de l’hiver NBA. Face à un calendrier particulièrement dense, la franchise californienne a fait le choix de supprimer les shootarounds organisés le matin des jours de match, une décision pensée avant tout pour mieux gérer la charge de travail de LeBron James et, plus largement, préserver l’état physique du groupe.

Cette adaptation a été détaillée par l’entraîneur des Lakers, JJ Redick, alors que Los Angeles s’apprête à enchaîner une série de rencontres exigeantes, avec plusieurs back-to-backs au programme.

Une décision prise en amont de ce mois chargé

JJ Redick a expliqué que ce changement n’est pas une réaction à chaud, mais une décision mûrie depuis près de deux semaines.

« On a pris la décision il y a 12 ou 13 jours de ne plus faire de shootaround le matin des matches. Une partie du raisonnement, c’est qu’on a un joueur de 41 ans qui ne devrait pas être sur ses pieds deux fois dans la même journée. On préfère ne lancer le moteur qu’une seule fois. »

Au-delà du cas LeBron James, l’entraîneur insiste sur une réflexion globale liée au profil de l’effectif.

« L’autre aspect, c’est simplement de lire le personnel. Qu’est-ce qu’on retire réellement des shootarounds avec les joueurs que l’on a aujourd’hui ? C’est la réalité. »

Une approche déjà vue ailleurs en NBA

Redick a rappelé que ce type d’ajustement est loin d’être inédit dans la ligue, notamment lorsque les équipes entrent dans la partie la plus éprouvante de la saison.

« J’ai connu plusieurs équipes qui prenaient ce genre de décision en cours de saison. À Philadelphie, on se retrouvait à l’arena après le premier mois et demi, parce que c’était bénéfique pour Joel, pour notre joueur majeur. Ne pas avoir à se lever à 8 heures, prendre la voiture, aller au centre d’entraînement, tout ça, c’était mieux pour lui. »

Une logique qu’il estime transposable au contexte actuel des Lakers.

Fatigue accumulée et gestion en temps réel

L’entraîneur a également reconnu que la fatigue s’était fait sentir récemment, notamment après un enchaînement de déplacements nocturnes.

« Vendredi soir, on était un peu émoussés. On a fait l’effort, mais il nous manquait du jus contre Milwaukee. Je l’attribue probablement à deux arrivées dans des villes à 3 heures du matin, mardi et mercredi, pour des back-to-backs. »

Dans la foulée, le staff a choisi d’annuler une séance initialement prévue, illustrant une gestion au jour le jour de la condition physique.

LeBron James au cœur de la stratégie

Cette adaptation s’inscrit dans une gestion très encadrée de LeBron James depuis le début de la saison. De retour en novembre après une blessure au nerf sciatique, il n’a pas disputé de back-to-back et a vu son temps de jeu surveillé de près.

À 41 ans, James reste un élément central du projet des Lakers, mais son utilisation impose des ajustements structurels, surtout dans un mois de janvier décrit par Redick comme « le plus difficile de la saison en termes de calendrier ».

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