Les Los Angeles Lakers sont-ils déjà au bord du gouffre ? Dans le CQFR, Antoine et Shaï se sont penchés sur la défaite dans le Game 1 face au Oklahoma City Thunder (108-90), et le constat est loin d’être rassurant pour la franchise californienne.
Un contenu encourageant… mais insuffisant
À première vue, le score pourrait laisser penser à une domination totale du Thunder. Pourtant, le contenu du match raconte une autre histoire. Les Lakers ont longtemps tenu, avec notamment un très bon début de rencontre et une performance solide de LeBron James, auteur de 27 points.
« Les Lakers n’ont pas fait un mauvais match. Ils ont plutôt bien contenu Shai », analyse Antoine. Shai Gilgeous-Alexander a en effet été limité à 18 points et a enregistré 7 pertes de balle.
Mais malgré cela, l’écart final reste lourd. La différence s’est faite après la pause, quand les Lakers ont manqué d’adresse, en particulier à longue distance. Austin Reaves (3/16) et Marcus Smart (4/15) ont symbolisé ces difficultés.
« Le shoot sera souvent une limite pour Los Angeles. Il n’y a pas de joueurs extrêmement adroits », affirme Antoine. Un constat d’autant plus frustrant que, selon les stats données par leur coach, les Lakers ont généré des tirs de qualité suffisante pour espérer mieux : « JJ Redick a dit ‘’On a gagné l’expected score… mais on a perdu le match’’. Donc ils ont eu des positions de tirs suffisamment bonnes pour a priori gagner le match ».
Un plafond déjà atteint, un Thunder plus complet
C’est sans doute le point le plus préoccupant. Les Lakers ont donné le sentiment d’avoir livré une prestation proche de leur maximum, sans que cela ne suffise à rivaliser.
« On a l’impression qu’ils pouvaient difficilement faire plus que ça. Ils entament bien le match, LeBron est bon. Ils défendent plus que correctement. Mais malgré ça, ils perdent de 18 pts », estime Shaï. En conclusion : « C’est presque démoralisant ».
En face, le Thunder n’a pas forcément livré sa meilleure copie globale, malgré une adresse extérieure élevée. Mais la différence réside dans la profondeur et la variété des solutions. Même dans un soir discret de Gilgeous-Alexander, Chet Holmgren (24 points, 12 rebonds) a pris le relais, tandis que d’autres joueurs ont contribué offensivement.
« Tu as toujours une solution du côté d’OKC », souligne Antoine. Une polyvalence qui tranche avec les limites offensives de Los Angeles et qui donne le sentiment d’un écart structurel entre les deux équipes.
L’absence de Luka Doncic et une impression de fatalité
Dans ce contexte, l’absence de Luka Doncic pèse forcément. Sans lui, les Lakers manquent d’une option offensive capable de renverser un match de play-offs.
« Même avec lui, je ne suis pas sûr qu’on serait vraiment optimiste sur les chances de qualification des Lakers », avance Antoine, preuve de la difficulté de la tâche face à Oklahoma City.
Au-delà des aspects tactiques ou statistiques, c’est le ressenti global qui interpelle. Face à une équipe du Thunder qui trouve toujours un moyen de gagner, l’écart semble profond. Toujours invaincu dans ces play-offs, Oklahoma City paraît évoluer un cran au-dessus.
Difficile de tirer une conclusion définitive après un match, mais les signaux sont clairs. Les Lakers ont montré de bonnes choses, mais aussi leurs limites. Et face à une équipe aussi complète, cela pourrait ne pas suffire.
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