Les Spurs ne savent même pas que c’est impossible

Une phrase lâchée après le Game 3 résume parfaitement pourquoi les San Antonio Spurs refuses toujours de céder face aux Knicks.

Les Spurs ne savent même pas que c’est impossible

À écouter l'ambiance générale autour des Finales NBA ces derniers jours, les Spurs semblaient condamnés. Menés 2-0 après deux défaites à domicile, attendus dans un Madison Square Garden prêt à célébrer un troisième succès consécutif des Knicks, les Texans semblaient se diriger vers une fin de série rapide. Le problème, c'est que personne n'avait prévenu les Spurs.

Lundi soir, San Antonio a répondu avec une victoire 115-111 à New York pour revenir à 2-1 dans la série. Une performance portée par les 32 points de Victor Wembanyama, les 23 points de Stephon Castle et surtout par une confiance collective qui n'a jamais semblé vaciller malgré les circonstances. Pour comprendre l'état d'esprit qui règne actuellement dans le vestiaire texan, il suffit d'écouter Keldon Johnson.

« Nous ne connaissons rien d'autre. Comme l'a dit Vic, nous ne savons même pas ce qui est possible ou impossible. Nous savons simplement que lorsque nous jouons notre basket, nous pouvons rivaliser avec n'importe qui. »

Une confiance intacte malgré le 0-2

Depuis le début de ces Finales, les Spurs répètent le même message. Malgré les deux défaites à San Antonio, malgré les erreurs commises dans les fins de match, malgré l'euphorie grandissante autour des Knicks, le discours n'a jamais changé. Mitch Johnson le répétait encore avant le Game 3.

« Si nous jouons notre basket à notre niveau habituel, tout ira bien. »

Pendant deux rencontres, cette confiance pouvait sembler déconnectée de la réalité. Les Spurs perdaient, les Knicks gagnaient et New York semblait progressivement prendre le contrôle de la série. En interne pourtant, personne ne considérait que les deux premiers matchs racontaient toute l'histoire.

Les Spurs avaient mené à plusieurs reprises. Ils avaient créé des avantages. Ils avaient simplement échoué à conclure. Le Game 3 a finalement validé ce sentiment.

Victor Wembanyama s’en sort bien après son geste sur Brunson

Le retour à l'identité Spurs

Au-delà du résultat, San Antonio a surtout retrouvé ce qui avait fait sa force toute la saison. Le ballon a circulé avec fluidité. Les attaques du cercle se sont multipliées. Les responsabilités ont été partagées. Les Spurs ont distribué 28 passes décisives et placé six joueurs à plus de dix points. Mitch Johnson a particulièrement apprécié cette évolution.

« Nous avons progressé dans notre circulation de balle, dans notre manière de jouer avec nos coéquipiers, de poser des écrans et de faire confiance au fait que le ballon trouverait le bon joueur pour prendre le bon tir. »

L'entraîneur a également souligné une différence importante par rapport aux deux premières rencontres.

« Nous étions en mode attaque, mais collectivement. Si un joueur n'avait pas un avantage clair en pénétration, il cherchait un coéquipier. Parce que nous avons joué ainsi toute la soirée, chacun savait où le ballon allait arriver, à quel moment et quoi faire ensuite. »

Cette version collective et disciplinée de San Antonio ressemble beaucoup plus à celle qui avait traversé les trois premiers tours des playoffs.

Le Madison Square Garden n'a rien changé

Le contexte aurait pourtant pu peser lourd. Premières Finales au Madison Square Garden depuis 1999. Près de 20 000 supporters prêts à exploser. Une salle remplie de célébrités. Le président américain Donald Trump présent dans les tribunes. Une sécurité renforcée dans tout Manhattan. Les Spurs ont même mis près de trente minutes pour parcourir les quelques centaines de mètres séparant leur hôtel de la salle. Rien de tout cela n'a semblé perturber le groupe. Stephon Castle a expliqué que San Antonio s'attendait exactement à ce scénario.

« C'était leur premier match des Finales à domicile depuis trente ans. Nous nous attendions à ce que ce soit très bruyant. Nous nous étions dit avant le match qu'ils allaient avoir leurs séries, qu'ils allaient mettre des tirs. Quand cela arriverait, il fallait simplement rester soudés et garder notre calme. »

Le plus révélateur est peut-être venu de sa conclusion.

« Notre confiance est restée la même pendant toute cette série, peu importe ce qui s'est passé. »

Pendant que le monde extérieur calculait les probabilités et évoquait les précédents historiques, les Spurs continuaient simplement à croire en leur basket. Le Game 3 leur a donné raison. Et c'est probablement ce qui rend cette équipe si dangereuse pour la suite des Finales.

Le small-ball peut-il être la clef de cette finale ?