N’enterrez pas Mario Chalmers trop vite !

Mario Chalmers est le sujet des moqueries depuis le début des finales NBA. Mais le meneur du Heat a déjà prouvé par le passé sa capacité à rebondir.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
N’enterrez pas Mario Chalmers trop vite !
Plus de vingt-quatre heures après la démonstration des San Antonio Spurs lors du Game 3, Mario Chalmers est la risée du net. Un site internet et un hashtag – point guards better than Mario Chalmers – ont même été lancés à l’honneur du meneur du Miami Heat après sa nouvelle performance peu flatteuse (2 pts à 0/5 aux tirs, 4 fautes et 3 TO). Un classement dans lequel on retrouve le fils de Chris Paul, Justin Bieber ou encore Carlton du prince de Bel Air. Celui qui se présentait comme l’un des dix meilleurs meneurs de la NBA est dans l’œil du cyclone et des critiques. Les statistiques du joueur de 28 ans sont désormais au centre des conversations et il a été assailli par les journalistes à l’issue du shootaround matinal hier.
[superquote pos="d"]"J'ai fait que de la merde"[/superquote]« Pourquoi ils veulent me parler ? Je n’ai fait que de la merde. »
La presse, les observateurs et les fans veulent comprendre. Comment le meneur titulaire d’une équipe doublement sacrée peut-il s’éteindre de la sorte au moment le plus important de la saison. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Chalmers tourne à 3,3 points à 25% aux tirs et 3 balles perdues depuis le début des finales NBA. L’an passé, il demandait à défendre sur Tony Parker dans les moments chauds. Un an plus tard, il est désigné – une fois de plus – comme le maillon faible du Heat. Mais il n’a cherché à se déresponsabiliser devant la foule de journalistes venue assister à l’entraînement des Floridiens.
« Je pense que tout le monde fait son travail et je suis ce gars qui n’aide pas l’équipe. Et je ne veux pas être ce gars-là. »
La position de Mario Chalmers au Miami Heat est assez délicate. Lorsque son équipe gagne, LeBron James, Dwyane Wade et parfois Chris Bosh ou Ray Allen – quatre futurs Hall Of Famers – sont présentés comme les héros. Lorsqu’ils perdent, le meneur est pointé du doigt. Il y a quelques jours, LeBron se considérait comme la « cible idéale » du sport professionnel. Pas tout à fait vrai. Rien que sa propre équipe, un autre joueur occupe le rôle ingrat de bouc-émissaire : « Rio » Chalmers, évidemment.
« C’est la situation dans laquelle je suis mais je ne peux pas y faire grand-chose. Lorsque vous êtes le meneur titulaire d’une équipe qui comporte trois ou quatre Hall Of Famers, vous savez que vous allez être critiqué la majeure partie du temps. »
Une blessure, un problème personnel ou un stress lié à la free agency à venir ont été avancées comme les explications possibles à la mauvaise passe traversée par « Rio ». Ce dernier estime pour sa part que la présence de Rashard Lewis – en forme actuellement – dans le cinq a limité ses tickets shoots.
« Je ne suis pas vraiment impliqué. Je touchais beaucoup plus la balle lors des finales précédentes. La défense réagissait différemment à mon jeu. J’essaye de donner envie à mes coéquipiers de plus me chercher en attaque. »
Les Spurs ne s’embêtent pas lorsque Mario Chalmers est sur le parquet. Le moins bon défenseur de l’équipe adverse est « caché » en défense et les Texans font comme si le meneur du Heat n’était pas sur le parquet, préférant ainsi se reconcentrer sur James, Wade ou Bosh. Malgré quelques tirs ouverts, celui qui tournait à 38% de réussite derrière l’arc peine à trouver la mire. Pourtant, il est réputé pour son immense confiance en lui. Et comment ses coéquipiers peuvent-ils lui faire confiance si même lui, si sûr de lui habituellement, connait un passage à vide aussi long ?
[superquote pos="d"]"On croit en lui" Erik Spoelstra.[/superquote]« On veut qu’il sache qu’on a toujours confiance en lui. On croit en lui et on a besoin de lui. Il a déjà connu des périodes difficiles et il a toujours su rebondir », explique Erik Spoelstra, le coach du Miami Heat.
A quelques heures du Game 4, certains fans appellent au remplacement de Mario Chalmers par Norris Cole dans le cinq de départ. Un groupe avec Dwyane Wade, Ray Allen et LeBron James (plus Chris Bosh et Rashard Lewis) a même été avancé. « Spo » s’est passé de ses deux meneurs sur plusieurs séquences depuis le début des finales. Mais il est encore trop tôt pour tirer un trait sur Chalmers. Le staff du Heat le sait. Un joueur avec un tel caractère est capable de se relever et de faire la différence à un moment ou à un autre.
« J’ai déjà eu des mauvais matches mais je n’ai jamais été comme ça sur toute une série. »
Les finales sont loin d’être finis et Mario Chalmers aura de nouvelles occasions de faire la différence pour son équipe. On parle d’un meneur auteur de l’un des tirs les plus décisifs de l’histoire du basket universitaire américain. [youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=pDvbTrE8VBo[/youtube] Aujourd’hui, Mario Chalmers est l’objet des blagues et des moqueries. Mais « Super Mario » n’a pas encore raccroché définitivement sa cape de super héros. Retour sur le devant de la scène dès cette nuit ?
Afficher les commentaires (8)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest