Mock Draft 2026 : Le top-10 après la loterie

Notre point sur les dix premiers picks de la prochaine draft NBA avec cette nouvelle mock après la loterie.

Mock Draft 2026 : Le top-10 après la loterie

1. Washington Wizards : AJ Dybantsa

Ce fils d’un papa congolais originaire de Grigny s’est affirmé comme le potentiel favori pour le first pick après avoir pourtant commencé la saison un très léger cran derrière Darryn Peterson et parfois même Cam Boozer. Avec son profil long, athlétique, potentiellement léthal en transition et en attaque de cercle, AJ Dybantsa correspond à l’archétype (au moins physique) de la superstar moderne. Et ses prouesses au scoring n’ont évidemment pas laissé les scouts indifférents. Il était tout simplement le meilleur marqueur au niveau universitaire avec plus de 25 points par match.

Peut-il vraiment porter toute une attaque au niveau supérieur ? Ce sera le défi de sa carrière et ça passera par une progression aux tirs, dans la lecture de jeu, le playmaking, etc. Mais justement, c’est son évolution régulière dans la création qui l’ont finalement ramené totalement dans la course pour être appelé en premier par Adam Silver.

Les Wizards ont besoin d’une première option offensive autour de laquelle articuler leur projet. Dybantsa ressemble sur plusieurs aspects à la pièce centrale qui manquait dans le noyau dur prometteur de la franchise de D.C. Il rejoindrait alors une armée de joueurs qui, comme lui, présente une certaine envergure pour leur poste comme les Alex Sarr, Kyshawn George, Bilal Coulibaly, etc. Trois ans de tanking acharné vont enfin prendre fin à Washington.

2. Utah Jazz : Darryn Peterson

J’ai changé trois fois d’avis. La plupart des mocks draft mettront Darryn Peterson en deuxième et j’ai craqué sous la pression du consensus général. Mais je ne suis pas encore convaincu que Danny Ainge (facteur important) passera l’occasion de piocher Cam Boozer, dont le père, Carlos, a joué au Jazz durant sa carrière. Même si ça fait totalement sens de piocher Peterson, peut-être le premier « fils » (spirituel) de Shai Gilgeous-Alexander.

Comme Washington, Utah se cherche un nouveau visage pour sa franchise et l’arrière de Kansas serait un potentiel franchise player ainsi qu’un candidat naturel au trophée de ROY en 2027.

Mais malgré l’embouteillage dans la raquette, je n’exclurai vraiment pas que le Jazz considère réellement Boozer. C’est un basketteur intelligent qui serait le complément parfait de Jaren Jackson Jr dans la raquette. Keyonte George s’est affirmé comme le premier ball handler de cette équipe et sa progression est aussi encourageante que fulgurante. Ace Bailey pourrait aussi monter en grade dans la gestion de l’attaque balle en main et avoir un passeur de la trempe de l’intérieur formé à Duke pourrait donner une autre dimension à l’attaque de Salt Lake City. En revanche, cela sans doute synonyme d’un Lauri Markkanen décalé au poste trois (en attendant un trade ?) et peut-être même se séparer de Walker Kessler.

Daryn Peterson serait incontournable (et pris en un) sans les différentes questions qui ont rythmé son unique saison NCAA. Pris de crampes, gêné par des blessures, il n’a pas toujours tenu son rang et manquait logiquement de condition sur certains moments de l’année. Il s’est exprimé récemment sur le sujet en assurant que cela provenait d’une surdose de créatine. Les entretiens et les workouts pourront éventuellement décider les franchises à le considérer comme un numéro en puissance ou comme un joueur qui peut finalement descendre jusqu’à la troisième place. Il n’ira évidemment pas plus bas. Et il est même probablement le plus talentueux de cet draft. Maintenant, il faut le prouver.

3. Memphis Grizzlies : Cam Boozer

Paradoxalement, j’ai hésité à glisser Caleb Wilson en trois. Parce que le potentiel brut de l’intérieur de North Carolina est tel qu’il n’est absolument pas à exclure qu’il remonte dans le top-3. Là aussi, les workouts auront éventuellement une influence. Les Grizzlies repartent totalement de zéro ou presque, avec un trade de Ja Morant qui pointe le bout de son nez. Ils ont le temps. D’où l’intérêt peut-être de drafter Wilson, le meilleur athlète de la cuvée, et de le former.

Mais ce serait fou de passer l’opportunité de prendre Boozer. Surtout avec un coach prêt à jouer « à l’européenne » comme Tuomas Iisalo. Toute l’attaque peut tourner autour de lui. Alors oui, il n’est pas aussi long que certains et ne saute pas aussi haut que d’autres mais le joueur de 18 ans comprend le jeu mieux que la majorité de ses camarades de promotion. Il dominait le basket universitaire, comme Cooper Flagg, en étant pourtant le plus jeune !

Il est dingue que son potentiel soit remis en question sous prétexte qu’il était éventuellement arrivé à maturité physique plus tôt. Sa marge de progression reste évidente. Au final, c’est une question de plancher et de plafond. Cam Boozer ne deviendra sans doute pas un MVP mais il paraît absolument évident qu’il sera un vrai bon joueur en NBA.

4. Chicago Bulls : Caleb Wilson

Un très joli lot de consolation pour les Bulls au moment d’entamer une nouvelle ère. Caleb Wilson est un quatrième choix qui serait le joueur phare de certaines cuvées. C’est une machine à double-double qui va poser constamment sur les défenses en transition et semi-transition tout en représentant une menace verticale de premier plan. S’il ajoute des aspects techniques à son jeu, il deviendra un All-Star. Son tir à mi-distance n’était pas mauvais, tout comme sa relation à l’intérieur avec Henri Veesaar, le pivot estonien des Tar Heels lors de la saison écoulée.

5. Los Angeles Clippers : Keaton Wagler

Celui dont la cote est le plus montée pendant la March Madness. Keaton Wagler a fortement contribué au parcours d’Illinois, finalement éliminé lors du Final Four. C’est un guard grand en taille, ce qui va parfaitement coller avec le plan jeunesse et modernité des Clippers. Les Angelenos ont réussi leur pari en récupérant le tour de draft des Pacers et la tâche leur appartient désormais de développer un passeur-shooteur (quasiment 40% à trois-points) d’envergure comparé à Austin Reaves ou… Shai Gilgeous-Alexander.

6. Brooklyn Nets : Brayden Burries

Les Nets n’ont vraiment pas de chance. Parce que même après avoir terminé avec 20 petites victoires et en ayant le maximum de chances de tirer le premier choix, ils vont finalement sélectionner en sixième position. Dans une zone de la draft où sont essentiellement attendus des guards alors qu’ils ont déjà pris… trois meneurs l’an dernier.

J’ai mis Brayden Burries parce qu’il est capable de s’affirmer comme un scoreur sur le poste deux tout en étant plus grand que Darius Acuff Jr et peut-être plus fiable que Mikel Brown Jr (avec lequel j’ai vraiment hésité).

7. Sacramento Kings : Darius Acuff Jr

Les Kings vont se précipiter sur le meneur star d’Arkansas, qui tournait à plus de 23 points (et 6 passes) par match pour son unique saison NCAA. S’il faisait quelques centimètres de plus, Darius Acuff Jr serait un candidat au top-4. Mais ça ira parfaitement pour Sacramento, qui a besoin d’une nouvelle pépite autour de laquelle construire son attaque.

8. Atlanta Hawks : Mikel Brown Jr

Les Hawks aiment les prospects qui ont de la taille et ils ont besoin d’un meneur. Brown Jr est plutôt un bon fit. Ses 45 points lors d’un match avec Louisville tendent à rappeler qu’il est capable de prendre feu aux tirs et qu’il dispose d’un potentiel offensif peut-être plus intéressant qu’il n’y paraît parfois.

9. Dallas Mavericks : Kingston Flemmings

Les Mavericks vont avoir besoin de créateurs autour de Cooper Flagg et Kingston Flemmings va pouvoir apprendre avec Kyrie Irving (pendant un temps limité seulement ?) avant d’éventuellement monter en puissance.

10. Milwaukee Bucks : Nate Ament

Nate Ament peut aussi bien être un bust qu’une future star. Mais les Bucks sont dans une situation où ils doivent tenter des coups.