Atlanta Hawks : Dyson Daniels
Les Hawks espèrent surfer sur leur dynamique de fin de saison, quand ils ont gagné 19 de leurs 23 derniers matches avant de mener 2-1 contre les Knicks au premier tour des playoffs. Deux des trois seules petites défaites des futurs champions sur cette campagne. Mais Atlanta s’est aussi pris une rouste mémorable, à savoir une défaite de 51 points pour prendre la porte. Un match au cours duquel Dyson Daniels a inscrit 3 petits points en 15 minutes. Le joueur de 23 ans est un meneur atypique, un aspirateur à ballons (2 interceptions de moyenne). Même s’il impacte déjà l’attaque de son équipe sans être adroit, l’Australien va devoir gagner en efficacité pour vraiment aider les Hawks à prendre leur envol.
Boston Celtics : Mitchell Robinson
C’est une carrière de facteur X pour Mitchell Robinson. Fraîchement sacré avec les Knicks, le pivot a désormais rejoint les Celtics avec un nouveau contrat (47 millions, 3 saisons) à la clé. Malgré le montant, il est probable que le vétéran sorte à nouveau du banc avec un Neemias Queta laissé dans le cinq majeur. Mais même sur un temps court, Robinson peut vraiment contribuer à maintenir Boston parmi les cadors de la Conférence Est… si son corps tient le coup. Sa santé sera un élément déterminant dans le Massachusetts. Parce qu’une équipe avec autant de snipers qui peut en plus compter sur l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de ces trente dernières années pour avoir des munitions supplémentaires, ça va faire mal.
New Orleans Pelicans : Bennedict Mathurin
Dans une équipe sans vrai leader apparent, sans vraie direction non plus, Bennedict Mathurin, qui a des choses à prouver après avoir signé pour « seulement » 8 millions annuels, va pouvoir amener du caractère et du scoring. S’il cartonne et joue dur, New Orleans pourra éventuellement se sortir des trois dernières places à l’Ouest.
Chicago Bulls : Caleb Wilson
Le quatrième choix de la dernière draft est amené à devenir rapidement un peu plus qu’un facteur X mais la saison des Bulls pourrait dépendre en partie de son niveau sur ses débuts en NBA. Si Caleb Wilson est monstrueux avec des statistiques massives pour un rookie, alors Chicago sera peut-être dans la course au play-in malgré une profondeur de banc qui laisse à désirer. S’il est bon, voire très bon, sans être de suite un franchise player, ce qui serait le plus logique, les fans s’en contenteront probablement.
Cleveland Cavaliers : Peyton Watson
Les dirigeants l’ont fait venir pour passer le dernier cap. Finalistes de Conférence balayés par les Knicks, les Cavaliers se cherchent un ailier titulaire depuis le départ de LeBron James. Peyton Watson est-il vraiment un poste trois ? Avec déjà Evan Mobley et Jarrett Allen dans le cinq majeur, l’ancien joueur des Nuggets va devoir confirmer son 41% à trois-points de la saison précédente. Sinon, il y aura des problèmes de spacing à Cleveland. Il est évidemment une bonne recrue et le plafond de la franchise de l’Ohio dépend maintenant de l’évolution du joueur de 24 ans.
Dallas Mavericks : Zaccharie Risacher
Nouveau départ pour Zaccharie Risacher après deux premières saisons à Atlanta. Il n’aura pas démérité aux Hawks mais il est sorti de la rotation. Les Mavericks devraient normalement prendre plus de temps. Même s’il y a de la concurrence sur son poste, le Français doit relancer sa carrière. Et s’il montre le potentiel qu’on lui prétend, il pourrait s’affirmer comme un complément idéal de Cooper Flagg.
Denver Nuggets : Aaron Gordon
Les Nuggets ne sont pas les mêmes avec et sans Aaron Gordon. Le problème, c’est que son corps le trahit depuis le titre décroché par Denver en 2023. La défense de l’équipe repose essentiellement sur sa présence et ça sera encore plus le cas maintenant que Peyton Watson est parti. Sans un Gordon à 100%, la franchise du Colorado ne sera pas championne. Et vu que Nikola Jokic arrive en fin de contrat, mieux vaut montrer au Serbe que le club est encore très compétitif, même s’il jure qu’il ne bougera pas.
Detroit Pistons : Ausar Thompson
La saison démarre mal à Detroit vu toute l’incertitude autour du cas Jalen Duren. Les Pistons pourraient rentrer dans le rang après avoir gagné 60 matches en 2026. Sauf si Ausar Thompson passe vraiment un cap en attaque. L’ailier est l’un des meilleurs défenseurs de la ligue et il sera utile quoi qu’il arrive. Mais Cade Cunningham a désespérément besoin de soutien de l’autre côté du terrain. Thompson promet qu’il a bossé sur son tir tout l’été, avec une nouvelle mécanique à la clé. S’il fait mouche de loin, les Pistons prendront une autre dimension.
Golden State Warriors : Brandin Podziemski
Avec Jimmy Butler sur le flanc et Stephen Curry potentiellement ménagé pendant les back-to-backs, plus le fait que Kristaps Porzingis ne rejoue pas au basket avant un moment, Brandin Podziemski, qui sera éligible à un nouveau contrat, a plein de raisons et d’opportunités de briller cette saison. Le jeune arrière s’est fait une place dans la rotation des Warriors et ce n’était pas gagné à son arrivée en NBA. Il peut être émerveillant comme frustrant. Un manque de régularité dans l’efficacité qui l’empêche de passer un cap. S’il est plus constant, il touchera un beau salaire et Golden State parviendra peut-être à accrocher un peu plus que le play-in.
Houston Rockets : Steven Adams
Nombreux sont les candidats pour être le facteur X des Rockets. Tari Eason, Reed Sheppard, Amen Thompson, Jabari Smith Jr, le revenant Fred VanVleet… Mais la blessure de Steven Adams a fait dérailler la saison de Houston l’an passé. Peut-être sur ET en dehors du terrain. Son apport en défense et aux rebonds offensifs devraient fortement profiter aux Texans. Puis dans le doute, autant toujours choisir Steven Adams.
Indiana Pacers : Andrew Nembhard
Comme prévu, Andrew Nembhard a passé un palier statistique en l’absence de Tyrese Haliburton (entre autres) la saison dernière. Le Canadien ne sera peut-être jamais une star mais s’il maintient son niveau de scoring malgré le retour de son meneur All-Star, au moins le temps que ce dernier reprenne ses sensations, les Pacers auront une fois de plus une belle carte à jouer sans être trop attendus à l’Est.
Los Angeles Clippers : Keaton Wagler
Maintenant que les Clippers ont été dépouillés d’une partie de leur avenir avec les cinq tours de draft qui leur ont été retirés, le futur repose surtout sur les épaules du jeune Keaton Wagler. S’il est prêt dès cette saison, Los Angeles limitera la casse. Dans le cas contraire, malgré ce que pense Darius Garland, qui annonce que les Californiens vont « choquer du monde », le ventre mou, voire la fin de tableau, leur tend les bras.
Los Angeles Lakers : Walker Kessler
Rob Pelinka et les Lakers ont parié 129 millions de dollars (sur quatre ans) et quatre tours de draft (dont deux swaps) sur Walker Kessler. Le pivot sort d’une saison à… cinq matches. Mais cinq matches très convaincants visiblement. Taillé dans le marbre, le jeune homme est peut-être le pivot qui peut débloquer la formation hollywoodienne des deux côtés du terrain. Grand, costaud, protecteur de la raquette, capable de rouler fort… Kessler coche théoriquement toutes les cases. Théoriquement.
Miami Heat : Davion Mitchell
Shai le voit carrément All-Star. Davion Mitchell n’ira probablement pas aussi haut mais son évolution en attaque pourrait permettre au Heat de mieux naviguer la saison. En effet, Miami n’a pas vraiment de meilleur playmaker sur les lignes arrières et le joueur de 28 ans va devoir évoluer à un niveau qu’il n’a pas encore atteint aujourd’hui pour éviter aux Floridiens de traîner en dehors du top-5 de la Conférence Est.
Milwaukee Bucks : Kel’el Ware
Les Bucks sont embouteillés dans le backcourt mais, à moins d’un trade de Jalen Duren, ils sont plutôt démunis dans la raquette. Une occasion pour Kel’el Ware de montrer l’étendue de son potentiel. C’est un joueur capable de tourner en 20 et 10 sans pour autant impacter le jeu… mais s’il prouve le contraire, Milwaukee ne sera peut-être pas si mauvais.
Minnesota Timberwolves : Jonathan Kuminga
Minnesota n’a plus vraiment de poste quatre à proprement parler après les départs de Julius Randle et de Naz Reid. La position revient donc à Jonathan Kuminga, signé sur le tard pendant l’intersaison. L’ancien des Warriors et des Hawks jure qu’il vient pour être un joueur de devoir consistant, ce qu’il n’a jamais vraiment voulu devenir à Golden State. S’il joue comme il l’a fait au tout début de la saison dernière, attention aux Wolves.
Brooklyn Nets : Egor Demin
Difficile de savoir qui va vraiment être l’élément déterminant de la saison des Nets. Autant miser sur un jeune.
New York Knicks : Mohamed Diawara
Les Knicks font confiance à Mohamed Diawara puisqu’ils l’ont prolongé pour trois saisons avec 10 millions de dollars à la clé. Un signal important sachant que la franchise ne veut absolument pas passer au-dessus du second apron, au point de laisser partir Mitchell Robinson, de ne pas étendre le bail de Miles McBride et de prendre le risque de froisser l’ego de Karl-Anthony Towns. Il va y avoir de la place dans les ailes en sortie de banc et Diawara doit s’imposer pour permettre à New York de viser le doublé.
Orlando Magic : Anthony Black
Quel Anthony Black pour cette saison du Magic ? Celui qui a un temps été le meilleur joueur de l’équipe sur le terrain ? Ou celui qui s’est troué par moments ? De la réponse à la question dépendent peut-être les vraies chances d’Orlando, une équipe talentueuse mais finalement pas si bien construite. Il est en fin de contrat, ça peut le motiver davantage.
Philadelphia Sixers : VJ Edgecombe
Les arrivés de LeBron James et de Jaylen Brown vont pousser VJ Edgecombe sur le banc, a priori. Mais le sophomore va avoir de grosses minutes et peut-être qu’il finira même les matches. C’est à lui de trouver de nouvelles façons d’impacter le jeu. S’il y parvient, que ce soit en tant que créateur en sortie de banc, dans le mouvement sans ballon, par le tir, le rebond ou la défense, les Sixers seront terrifiants.
Phoenix Suns : Khaman Maluach
La blessure de Mark Williams libère de la place dans la raquette à Phoenix sur le début de saison. Khaman Maluach a été bon en Summer League et sa progression est l’un des leviers qui peut éventuellement permettre aux Suns de se maintenir dans la partie 8-10 de la Conférence Ouest. Il n’y aura plus d’effet de surprise pour la franchise de l’Arizona. En revanche, le Sud-Soudanais peut se révéler.
Portland Trai Blazers : Damian Lillard
La saison des Blazers dépendra en partie du niveau affiché par Damian Lillard pour son grand retour de blessure. L’ancien All-Star n’a pas joué du tout la saison dernière et il va devoir relever le défi de se remettre d’une déchirure du tendon d’Achille à 36 ans. S’il est ne serait que 80% de lui-même, Portland jouera encore les playoffs. C’est évidemment un grand si.
Sacramento Kings : Darius Acuff
Certains pensent que Darius Acuff peut challenger les AJ Dybantsa, Cam Boozer, Darryn Peterson et compagnie pour le titre de Rookie Of The Year. Ils n’ont peut-être pas tort. Si le jeune meneur s’affirme comme une star en puissance, il y aura au moins un peu de joie et d’enthousiasme du côté de Sacramento.
San Antonio Spurs : Dylan Harper
Que ce soit en acceptant de sortir du banc ou en devenant tellement fort qu’il sera impossible de ne pas le mettre dans le cinq, Dylan Harper est forcément amené à déterminer le niveau plafond des Spurs sur sa deuxième saison NBA. Confirmer est souvent le plus difficile. Et si le jeune homme a brillé en playoffs, rien ne garanti à coup sûr qu’il sera plus fort dès les prochains mois. Mais si c’est le cas, San Antonio fera figure de grand favori au trophée.
Comment les Spurs peuvent faire cohabiter leurs trois meneurs et éviter la crise
Utah Jazz : Ace Bailey
Sa saison rookie était discrète mais bonne, malgré des blessures. Ace Bailey peut être le liant entre le frontcourt surchargé et le backcourt explosif du Jazz. Mais à condition de ne pas briller que dans le scoring, justement. En est-il (déjà) capable ?
Washington Wizards : Kyshawn George
Un joueur oublié et pourtant précieux, même dans une équipe faible. Kyshawn George mérite des minutes et des ballons. En aura-t-il avec Trae Young, Anthony Davis, AJ Dybantsa ou encore Alex Sarr à ses côtés ? Le Canadien-suisse est le couteau… suisse parfait pour cette équipe de Washington.
Toronto Raptors : Collin Murray-Boyles
Ses playoffs à 14 points de moyenne ont laissé penser qu’il y avait peut-être un potentiel plus profond qu’espéré chez Collin Murray-Boyles. S’il passe effectivement un cap, les Raptors devraient viser le top-5 à l’Est, même avec un Kawhi Leonard éventuellement absent par moments.
Memphis Grizzlies : Karim Lopez
Souvent annoncé dans le top-10, Karim Lopez est descendu jusqu’au 21eme rang le soir de la draft. Peut-être à tort. En montrant qu’il valait mieux, le Mexicain ferait sans doute progresser des Grizzlies qu’il ne faut pas complètement sous-estimer. Ils ne gagneront pas 40 matches, mais ils ne se contenteront pas de petits 20 succès non plus.
Charlotte Hornets : Tidjane Salaün
C’est peut-être le moment ou jamais pour Tidjane Salaün avec les Hornets. La voie n’est pas dégagée mais la concurrence est moindre avec le départ de Miles Bridges cet été. Le Français va pouvoir avoir des minutes au poste quatre. Son impact en sortie de banc peut avoir une influence sur les réelles possibilités de Charlotte cette saison.
