Pour Mitch Johnson, le problème ne vient pas des arbitres… mais des Spurs

Alors que les fans des Spurs ont chanté “flopper” contre Shai Gilgeous-Alexander pendant le Game 3, Mitch Johnson a refusé de blâmer l’arbitrage et a surtout pointé l’indiscipline défensive de son équipe.

Pour Mitch Johnson, le problème ne vient pas des arbitres… mais des Spurs

Alors que les débats autour des lancers francs de Shai Gilgeous-Alexander continuent d’agiter les réseaux sociaux, les plateaux TV et désormais les salles NBA, Mitch Johnson a choisi une approche beaucoup plus mesurée après la défaite des San Antonio Spurs dans le Game 3 face au Oklahoma City Thunder.

Pendant toute la rencontre, les fans texans ont multiplié les chants de “flopper” à destination du MVP du Thunder, auteur de 26 points et surtout d’un impeccable 12/12 aux lancers francs. Comme souvent avec Gilgeous-Alexander, les débats ont immédiatement ressurgi autour de sa capacité à provoquer les fautes, de son sens du timing… ou de ses éventuelles exagérations sur certains contacts.

Mais Mitch Johnson n’a absolument pas cherché à alimenter cette polémique. Interrogé après la rencontre sur les lancers obtenus par SGA, le coach des Spurs a au contraire renvoyé la responsabilité vers son propre camp :

« Vous parlez des lancers francs de Shai ? Je pense qu’une bonne moitié vient surtout de notre manque de discipline défensive. Il nous a sortis de nos positions et il en a profité. Ces 12 lancers nous ont fait très mal, et je peux déjà repenser à plusieurs fautes dans ma tête qui viennent surtout de notre indiscipline. »

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Il veut responsabiliser ses joueurs avant tout

Une réponse plutôt remarquable dans le contexte actuel, parce qu’il aurait été très facile pour Johnson de surfer sur la frustration visible de ses joueurs et de son public après un match extrêmement haché et tendu. Au lieu de ça, l’entraîneur texan a surtout insisté sur la responsabilité des Spurs, incapables selon lui de garder suffisamment de maîtrise face aux changements de rythme et aux provocations de fautes du désormais double MVP.

Au fond, cette lecture correspond aussi assez bien à ce qu’on a vu pendant le match. Oui, SGA maîtrise parfaitement l’art de provoquer les contacts. Oui, il joue parfois avec les limites de l’arbitrage moderne. Mais Oklahoma City a aussi gagné cette bataille grâce à sa discipline, sa patience et sa lucidité dans les moments de tension.

Là où les Spurs se sont progressivement frustrés, le Thunder est resté calme. C’est probablement ce que Mitch Johnson voulait surtout faire comprendre après la rencontre.

Que certains entraîneurs en prennent de la graine. Trop habitués à pleurnicher.
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