Avec la victoire des Knicks face à San Antonio en Finales NBA, il est désormais officiel que la saison NBA 2025-2026 est terminée. L'occasion de revenir sur l'année de nos 21 Français qui y ont pris part.
Et la saison a été mitigée, à commencer par ceux qui n'ont pas ou peu joué.
Une affaire compliquée
Noa Essengue devait vivre sa première saison NBA. Au lieu de ça, celui qui était le Français le plus haut drafté cette année est malheureusement aussi celui qui a le moins joué. Le joueur des Bulls s'est blessé à l'épaule, et sa saison s'est terminée après seulement deux matchs et un total de six minutes sur les parquets. On espère que l'ailier de 19 ans retrouvera son meilleur niveau avec Chicago la saison prochaine.
De retour en NBA deux ans après son dernier contrat, Olivier Sarr a signé avec les Cavaliers sur un contrat two-way. À 27 ans et pour sa quatrième saison outre-Atlantique, il n'aura disputé que quatre petits matchs. Il a terminé avec 3,5 points, 2,8 rebonds et 1,3 passe en 9,8 minutes de moyenne.
Pour sa première saison, Joan Beringer a atteint les demi-finales de conférence avec Minnesota. À 19 ans, le 17e choix de la Draft a disputé 40 matchs de saison régulière pour 3,9 points, 2,3 rebonds, 0,3 passe, 0,7 contre et 0,2 interception en 7,9 minutes de jeu.
Autre rookie de la cuvée 2025, Noah Penda a joué 59 matchs, dont une titularisation, avec Orlando. À 21 ans, il aura atteint le premier tour des playoffs de la conférence Est, mais n'a malheureusement disputé qu'un seul match de postseason. Il a terminé sa saison avec 12,8 minutes de temps de jeu pour 3,8 points, 3,2 rebonds et 1,2 passe.
Après une saison convaincante avec les 76ers, Guerschon Yabusele a cette fois vécu une année plus compliquée. À 30 ans, il a commencé sa saison avec les Knicks, où il a disputé 41 matchs, avant de rejoindre Chicago. Avec les Bulls, il a joué 26 rencontres, dont 19 dans le cinq de départ. Pour sa quatrième saison NBA, il a terminé avec 5,6 points, 3,5 rebonds et 0,9 passe en 15 minutes de moyenne. Si des rumeurs circulent autour d'un intérêt de l'ASVEL, on ne sait pas encore si son avenir s'écrira en NBA la saison prochaine.
Comme lors de sa première saison, Tidjane Salaün a beaucoup alterné entre la NBA et la G-League. Avec les Hornets, il a disputé 37 matchs pour une moyenne de 6 points, 4 rebonds et 0,7 passe en 15,5 minutes de temps de jeu. Pour sa deuxième année, il a atteint le Play-In avec Charlotte.
Enfin, il est le plus expérimenté de ceux qui ont peu joué. Pour sa 18e saison en NBA, Nicolas Batum a tout de même participé à 74 matchs pour une moyenne de 17,5 minutes de jeu. Mais il a sans doute vécu la saison la moins aboutie de sa carrière. Dans un rôle de vétéran en sortie de banc avec les Clippers, il a surtout apporté son expérience. À 37 ans, Batman a terminé avec 4 points, 2,5 rebonds, 0,9 passe, 0,3 contre et 0,6 interception de moyenne.
Deux champions NBA
Ils n'ont quasiment pas posé les pieds sur le parquet cette saison et pourtant, ils sont repartis dans la nuit de samedi à dimanche avec le trophée Larry O'Brien. Pacôme Dadiet et Mohamed Diawara ont respectivement tourné à 4,7 et 9,2 minutes de moyenne en saison régulière et n'ont pas participé aux Finales face aux Spurs.
À 20 ans, pour sa deuxième saison, Pacôme Dadiet a disputé 29 matchs pour 1,7 point, 0,9 rebond et 0,4 passe de moyenne.
De son côté, Mohamed Diawara, pour sa saison rookie, a joué 69 matchs, dont 7 comme titulaire. Il a terminé avec 3,6 points, 1,4 rebond et 0,8 passe de moyenne.
Les deux joueurs sont devenus les 8e et 9e Français de l'histoire à décrocher une bague NBA.
Une saison en demi-teinte
Bilal Coulibaly a vécu une saison mitigée avec les Wizards. À 21 ans et pour sa troisième saison NBA, il n'a pas été épargné par les pépins physiques. Il a tout de même terminé quatrième meilleur marqueur français avec 11,7 points, 4,3 rebonds, 2,6 passes, 1 contre et 1,3 interception en 26,2 minutes de moyenne. Son année a surtout décollé à partir de la mi-février, où l'on a pu observer une nette progression.
Saison contrastée également pour Ousmane Dieng. Le joueur de 23 ans a commencé l'exercice à Oklahoma City, où il n'a disputé que 27 matchs dans un contexte assez compliqué. Il a ensuite rejoint Milwaukee en cours de saison, et sa progression a été immédiate. En 30 matchs, dont 20 comme titulaire, il a tourné à 11 points, 4,6 rebonds et 3,6 passes en 26,8 minutes de moyenne.
Pour sa sixième saison NBA, Killian Hayes a encore eu du mal à trouver sa place dans la ligue américaine. Il n'a disputé que 23 matchs avec les Kings pour des moyennes de 5,5 points, 2,3 rebonds et 3,5 passes en 17,7 minutes. À 24 ans, il reste difficile de savoir de quoi son avenir sera fait.
Pour terminer sur les saisons compliquées, Zaccharie Risacher, premier choix de la Draft 2024, n'a pas vécu sa meilleure année sous le maillot des Hawks. À 21 ans, il a vu son temps de jeu diminuer de manière significative par rapport à sa saison rookie. Malgré tout, il a été titularisé à 46 reprises sur ses 67 matchs disputés. Il a terminé avec 9,6 points, 3,8 rebonds, 1,1 passe et 0,9 interception de moyenne en 22,4 minutes de jeu.
Une bonne année
Plusieurs Français ont vécu une bonne, voire une très bonne saison, à commencer par le rookie des Nets, Nolan Traoré. À 20 ans, le 19e choix de la Draft a été titularisé lors de 31 de ses 56 matchs avec Brooklyn. Avec une moyenne de 22,2 minutes de jeu, Nolan a su tirer profit des opportunités qui lui ont été offertes. Il a terminé avec 8,9 points, 1,8 rebond, 3,8 passes et 0,8 interception de moyenne.
Auteur de sa deuxième saison dans la grande ligue, Alex Sarr a affiché une belle progression malgré un contretemps physique. Le Français de 21 ans a en effet été touché aux ischio-jambiers en février, ce qui l'a contraint à manquer un mois de compétition. Avec 48 matchs, tous comme titulaire, il a terminé sa saison avec 16,3 points, 7,4 rebonds, 2,7 passes, 2 contres et 0,8 interception en 27,2 minutes. Il a terminé deuxième meilleur marqueur français derrière Victor Wembanyama.
Sidy Cissoko, désormais joueur des Blazers, a disputé la quasi-totalité des matchs de la saison pour sa troisième année en NBA. S'il a été éliminé au premier tour des playoffs par les Spurs, il a tout de même vécu une belle saison à 22 ans. Avec 26 titularisations et 19 minutes de moyenne, il a compilé 5,1 points, 2,2 rebonds, 1,5 passe et 0,7 interception par rencontre.
Rayan Rupert, lui, a connu des débuts compliqués en NBA. S'il a commencé la saison à Portland avec un temps de jeu limité et un rôle réduit, il a connu un véritable renouveau après son arrivée à Memphis. À 22 ans, le Français s'est transformé. En 16 matchs, dont 8 comme titulaire, il a tourné à 12,2 points, 6,4 rebonds, 2,1 passes et 1,6 interception en 30,9 minutes de moyenne. La seule ombre au tableau concerne son contrat : en raison des limites d'apparitions prévues par celui-ci, il a dû retourner à plusieurs reprises en G-League.
Pour finir, Moussa Diabaté a vécu la meilleure saison de sa carrière sous les couleurs des Hornets. À 24 ans et pour sa quatrième saison NBA, il a disputé 73 matchs et compilé 7,9 points, 8,7 rebonds, 1,9 passe, 1 contre et 0,8 interception en 26 minutes de moyenne. Récompense de son énergie et de sa régularité, il a remporté le NBA Hustle Award 2026.
L'excellence à la française
C'est désormais une habitude : Rudy Gobert a bouclé sa 13e saison NBA et, à 33 ans, il reste l'un des intérieurs les plus dominants de la ligue. Avec les Timberwolves cette année, c'est 76 titularisations en 76 matchs, pour des moyennes de 10,9 points, 11,5 rebonds, 1,7 passe, 1,6 contre et 0,8 interception en 31,3 minutes de jeu.
Élément clé de sa franchise, il a atteint les demi-finales de la conférence Ouest et a été nommé dans la All-Defensive First Team pour la huitième fois de sa carrière.
Si certains le suivaient déjà à Stanford, Maxime Raynaud a été la révélation française de la saison pour beaucoup de fans. Le rookie de 23 ans, drafté par les Kings, a disputé 74 matchs, dont 56 comme titulaire. Élu dans la All-Rookie Second Team, et pas si loin de la première, il a parfaitement su profiter des opportunités offertes par les blessures de plusieurs de ses coéquipiers.
Il a terminé sa première saison avec 12,5 points, 7,5 rebonds et 1,4 passe en 26,5 minutes de moyenne. Une chose est sûre : on a déjà hâte de le revoir la saison prochaine.
Et il était évident que l'on devait terminer avec Victor Wembanyama. Auteur d'une saison digne d'un candidat au MVP, le Français a été monstrueux. Malgré sa défaite en Finales face aux Knicks, qui constituaient ses premiers playoffs, il a excellé tout au long de l'année.
Avec les Spurs, il a disputé 64 matchs de saison régulière pour des moyennes de 25 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes, 3,1 contres et 1 interception. En postseason, il a ajouté 23,8 points, 10,9 rebonds, 2,7 passes, 3,5 contres et 1 interception de moyenne en 22 matchs.
Facteur X des Spurs tout au long de la saison, Victor Wembanyama est désormais tout proche de s'imposer comme le meilleur joueur de la ligue à seulement 22 ans. Il a terminé l'exercice avec un titre de champion de la conférence Ouest, une sélection au All-Star Game, une nomination dans la All-NBA First Team ainsi que dans la All-Defensive First Team, sans oublier un trophée de Defensive Player of the Year remporté à l'unanimité.
Le boss final.
On espère voir nos Français aussi nombreux la saison prochaine sur les parquets NBA et qu'ils continueront à nous faire rêver.
