Randonnées, altitude, manque d’oxygène : l’étonnante intersaison de Cade Cunningham

Après une saison à 60 victoires et une grave blessure au poumon, Cade Cunningham a repensé sa préparation avec du renforcement et des entraînements en altitude.

Randonnées, altitude, manque d’oxygène : l’étonnante intersaison de Cade Cunningham

Cade Cunningham vient de vivre une saison exceptionnelle, mais il a abordé son intersaison comme s'il avait encore énormément à prouver. À 24 ans, le meneur des Detroit Pistons sort d'une campagne conclue dans la All-NBA First Team, avec une place dans le Top 5 du vote pour le MVP et 60 victoires pour son équipe.

Son été a pourtant été placé sous le signe du changement.

Une partie de cette nouvelle approche découle de la sérieuse blessure subie en mars contre les Washington Wizards. Cunningham s'était fracturé une côte et perforé le poumon gauche. Un épisode qui l'a poussé à repenser sa préparation physique.

« Cette blessure m'a servi de rappel ou de stimulus pour vraiment me concentrer là-dessus », explique-t-il au Detroit Free Press à propos du renforcement du tronc.

Le meneur a intégré pour la première fois ce qu'il décrit comme un véritable travail du « core » à son programme. Planches, obliques, abdominaux et exercices de stabilisation ont rythmé son intersaison.

« C'est bénéfique pour tout. Pour ton tir, ton dribble, tes changements de direction, tes sprints », assure Cunningham. « Avoir un tronc solide est probablement l'une des choses principales sur lesquelles un athlète devrait travailler. »

Cunningham est parti s'entraîner en altitude

L'autre particularité de son été se trouvait dans le Colorado. Amateur de plein air, Cade Cunningham s'est entraîné en montagne avec son coéquipier Ron Holland. Les deux hommes ont notamment effectué des randonnées et couru sur une piste située en altitude.

L'objectif était autant physique que mental.

« L'air est moins dense, donc il n'en faut pas beaucoup pour commencer à travailler », explique-t-il. « Mais c'est surtout mental. [...] Être capable de continuer à s'entraîner quand on n'a pas beaucoup d'oxygène développe une capacité mentale qui est sous-estimée. »

Un travail d'endurance qui pourrait s'avérer précieux compte tenu des responsabilités qui l'attendent encore cette saison.

Cunningham a également organisé un rassemblement avec ses coéquipiers à San Diego au mois d'août pour commencer à intégrer les nouveaux venus, notamment Isaiah Joe et John Collins.

Detroit a perdu Isaiah Stewart, transféré à Memphis, et Tobias Harris, parti à San Antonio. Deux départs importants pour Cunningham, particulièrement affecté par celui de Stewart, qu'il décrit comme « (son) frère ».

Les Pistons ne pourront surtout plus bénéficier de l'effet de surprise après être passés de 14 victoires à 60 en seulement deux saisons. Cade Cunningham ne semble pas s'en préoccuper.

« Peut-être que le public nous voit différemment, mais croyez-le ou non, je me suis toujours considéré comme un contender », affirme-t-il. « J'entends encore beaucoup de doutes à notre sujet. [...] Je m'en fiche vraiment. Je suis simplement impatient de faire ce que je fais et d'aider mon équipe à gagner. »

Après avoir amené Detroit à une victoire des finales de Conférence, Cunningham a donc passé son été à préparer son corps et son endurance pour tenter de gravir une dernière marche. Au sens propre comme au figuré.

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