Ce dimanche 21 juin, la WNBA célébrait ses 30 ans. Lors du premier match de l'histoire de la ligue, entre New York et Los Angeles, Rebecca Lobo avait été la joueuse la plus marquante de la victoire du Liberty. L'occasion de revenir sur la grande carrière de cette pionnière.
Comme de nombreuses grandes joueuses du basket américain, Rebecca Lobo est passée par la prestigieuse université de UConn, située à quelques minutes de chez elle. Déjà coachée à l'époque par Geno Auriemma, elle est devenue la première véritable légende du programme sous les ordres du technicien italo-américain.
En 2018, elle est d'ailleurs devenue la première joueuse de l'histoire de l'université à voir son numéro 50 retiré. Une distinction réservée aux plus grandes.
Lors de sa dernière saison universitaire, elle mène UConn à son tout premier titre NCAA en 1995. La même année, elle rafle plusieurs récompenses individuelles prestigieuses, dont le Naismith Player of the Year, le Wade Trophy et le trophée de meilleure joueuse du tournoi NCAA.
Elle quitte l'université avec un palmarès impressionnant et des moyennes de 16,9 points (49,8 % FG), 10,1 rebonds, 2,1 passes, 1 interception et 3,1 contres.
Après ses quatre années universitaires, elle participe aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996. Avec Team USA, elle décroche la médaille d'or à domicile et complète un palmarès déjà exceptionnel avant même la Draft WNBA de 1997.
Une carrière de pionnière
Pour la première saison de l'histoire de la WNBA, Rebecca Lobo est sélectionnée en 9e position par le New York Liberty, la franchise où elle passera la majeure partie de sa carrière. Actrice majeure du succès new-yorkais lors du tout premier match de l'histoire de la ligue, son nom restera à jamais associé à celui de Lisa Leslie, figure des Sparks.
Elle termine cette rencontre avec 16 points, 6 rebonds et 3 passes. Pour sa saison rookie, elle emmène également le Liberty jusqu'aux Finales WNBA, perdues face à Houston, une franchise qu'elle rejoindra quelques années plus tard. Excellente pour sa première saison, elle est nommée dans la All-WNBA Second Team.
Initialement sélectionnée pour le premier All-Star Game de l'histoire en 1999, elle se rompt malheureusement le ligament croisé antérieur ainsi que le ménisque du genou, ce qui la prive de l'événement. Les blessures au genou continueront ensuite de la poursuivre puisqu'elle rechutera quelques mois plus tard et manquera l'intégralité de la saison 2000.
Après cela, elle ne retrouvera jamais vraiment le niveau qui avait fait d'elle l'une des meilleures joueuses de NCAA puis de WNBA.
Sa carrière s'achève après seulement six saisons en WNBA. Freinée par les blessures et avec un temps de jeu de plus en plus limité, elle prend sa retraite en 2003 après une élimination en playoffs avec le Connecticut Sun.
Elle termine sa carrière avec des moyennes de 6,7 points (40,7 % FG), 4,1 rebonds, 1 passe, 0,4 interception et 0,9 contre en 19 minutes de jeu.
Malgré une carrière écourtée, Rebecca Lobo est récompensée pour son immense impact sur le basket féminin. Elle est intronisée au Women's Basketball Hall of Fame en 2010, puis au Naismith Basketball Hall of Fame en 2017.
Toujours passionnée par le basket et animée par l'envie de transmettre, Rebecca Lobo s'oriente vers le journalisme sportif après sa retraite. Analyste et consultante pour ESPN, elle couvre la NCAA et la WNBA depuis plus de vingt ans.
