Les propos de Myles Turner dans le podcast Game Recognizes Game avec Breanna Stewart ne ressemblent pas à un règlement de comptes frontal. Mais ils n’ont rien d’anodin non plus. En évoquant les amendes infligées aux joueurs en NBA pour les retards aux entraînements, aux séances vidéo ou aux départs en avion, l’intérieur a livré un témoignage assez révélateur sur sa première saison aux Milwaukee Bucks.
Turner a notamment expliqué que, sous Doc Rivers, le cadre était particulièrement souple. Trop, peut-être.
« Avec Doc Rivers, je n’avais jamais vu ça en termes d’absence de sanctions », a-t-il raconté en substance. « Les séances vidéo, les départs en avion... C’en était arrivé au point où je savais qu’il ne fallait même pas me présenter avant une heure après l’horaire annoncé pour le décollage de l’avion. »
Le passage le plus marquant est venu lorsque Breanna Stewart lui a demandé quel joueur était le plus susceptible d’arriver en retard à ce type de rendez-vous. Turner n’a pas vraiment hésité. « Giannis », a-t-il répondu, avant d’ajouter : « Giannis arrive quand il veut. »
Là encore, le ton n’était pas forcément agressif. Myles Turner ne s’est pas lancé dans une charge ouverte contre Doc Rivers ou Giannis Antetokounmpo. Mais citer directement son ancien coach et la superstar de la franchise sur un sujet aussi sensible que la discipline interne, ce n’est pas neutre.
Dans le contexte actuel des Bucks, cette sortie prend forcément un peu plus de poids. Turner n’a passé qu’une saison à Milwaukee et ses propos donnent l’image d’un vestiaire où les règles semblaient appliquées avec beaucoup de souplesse. À l’heure où l’avenir de Giannis fait l’objet de nombreuses spéculations, cette fenêtre ouverte sur le quotidien des Bucks ne devrait pas passer inaperçue.
