Le ridicule continue chez les Sacramento Kings…

Les Sacramento Kings se cherchent un General Manager à deux mois des playoffs. Une preuve parmi tant d'autres que la franchise n'est pas prête pour un retour au premier plan.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Edito
Le ridicule continue chez les Sacramento Kings…
[caption id="attachment_312799" align="alignleft" width="318"] Vivek Ranadive lorsqu'il gère les Kings.[/caption] On ne va pas revenir en détail sur le côté enfant capricieux du propriétaire des Sacramento Kings Vivek Ranadive. Bon allez, si, juste un peu. Il est difficile de ne pas sourire en repensant à ce très bon petit documentaire sur le processus pré-Draft au sein de la cellule de recrutement californienne il y a deux ans. On y voyait à quel point des gens bossaient dur pour parvenir à établir le nom du joueur le plus à même d'apporter quelque chose à la franchise au 1er tour. Alors que tous les experts, notamment le GM de l'époque Pete D'Alessandro, avaient convenu qu'il s'agissait d'Elfrid Payton (aujourd'hui à Orlando), Ranadive avait déboulé en fin de meeting pour asséner le nom de son chouchou à ses employés en leur sommant de manière détournée de le sélectionner : Nik Stauskas, qui se morfond désormais à Philadelphie. Le "Stauskas ? Stauskas ? Stauskas !" du businessman indien est devenu culte. Aujourd'hui, c'est en se rendant compte de l'erreur de casting qu'il avait commise en donnant les pleins pouvoirs à Vlade Divac que le malheureux Vivek brille par son incompétence. Qu'on ne se méprenne pas. Divac a une connaissance du jeu et un feeling supérieurs à ceux du commun des mortels. Mais en le nommant vice-président des opérations basket et, de manière non-officielle, General Manager, concierge et masseuse il lui a clairement donné des responsabilités qu'il ne pouvait pas assumer.

Divac ne pige rien au CBA

Adrian Wojnarowski annonce ainsi ce mardi que la direction des Kings a convenu que les difficultés de Vlade Divac à saisir les complexités du CBA (Collective Bargaining Agreement), la charte en vigueur en NBA, étaient un frein bien trop important pour le laisser gérer le navire en solitaire. Du coup, à deux mois du début des playoffs et alors qu'ils chutent de façon quasi irrémédiable après un bon début d'exercice, les Sacramento Kings font des réunions quotidiennes pour tenter de trouver... un General Manager. Voilà exactement le genre d'errements et d'anomalies qui ne donneront pas envie à Rajon Rondo de rester au terme de son contrat cet été, à DeMarcus Cousins de contenir ses envies d'ailleurs à moyen terme et aux free-agents potentiellement intéressés par la perspective d'une aventure dans la capitale californienne de parapher un deal dans ce bazar sans nom. Qui aurait aujourd'hui envie de participer à ce projet, alors que George Karl, l'un des coaches les plus respectés de la ligue car l'un des plus expérimentés et statistiquement victorieux, est traité comme un débutant et placé sur un siège éjectable sans avoir eu de réelle possibilité de façonner l'équipe comme il l'entendait ? Bon courage aux fans des Kings pour les prochaines années. Le retour au premier plan espéré par tout le monde depuis la fin de la belle aventure du début des années 2000 n'est pas pour demain.
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