Sam Presti : « Penser grand mais construire petit »

En quelques années, le Thunder est passé de l'ombre à la lumière. Sans se presser.

Yann LachendrowieczPar Yann Lachendrowiecz  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Sam Presti : « Penser grand mais construire petit »
Le Thunder fête ses quatre ans ce mois ci. Après des débuts discrets, Oklahoma City est désormais une machine redoutable dont il est la tête pensante. Et ce depuis qu’il a accepté le poste de General Manager en juin 2007. Depuis cette date, Sam Presti s’est lancé dans une quête de stabilité plutôt que dans une course à l’armement à coup de grosses stars et de gros dollars. Autour de Kevin Durant, les dirigeants ont construit leur effectif brique par brique, année après année. Sans se presser, en usant de patience et de réflexion, le Thunder, grâce notamment à des choix de draft payants (Durant, Westbrook, Ibaka, Harden) et un recrutement judicieux de joueurs expérimentés (Perkins, Fisher, Thabo) est entré en seulement quatre ans dans une nouvelle dimension. Une politique qui s'inscrit sur le long terme comme l’expliquait Sam Presti dans The Oklahoman, après la défaite en finale contre Miami.
« Penser grand, mais construire petit. »
Une ligne directrice qui a peu à peu porté ses fruits puisqu’OKC est passé d’un bilan de 3 victoires pour 29 défaites au lancement de la franchise pour atteindre la finale de conférence ouest en 2011, puis les finales NBA cette année. Et si 2013 était l'année de la titre ? La consécration se joue en généralement à quelques détails. Ce petit plus qu'il a peut-être manqué pour venir à bout du Heat. Mais même dans la défaite, Presti était resté aussi patient que philosophe.
« Contrôler les choses que vous pouvez contrôler. Pour nous, il s’agit de certains de ces gains marginaux que les équipes très performantes font. »
Ainsi, pendant l'intersaison, alors que tous les prétendants se sont renforcés efficacement (Miami : Allen + Lewis, Lakers : Nash + Jamison, New York : Felton + Kidd + Camby...), le Thunder a préféré la jouer prudent et économique. En laissant partir Fisher, Mohammed et Royal Ivey, Sam Presti a économisé 4,6 millions de dollars. Pour remplacer ces joueurs, le GM a préféré miser sur les rookies Perry Jones III et Hollis Thompson et sur Hasheem Thabeet dont personne ne voulait.
«Le développement des joueurs est un processus continu pour nous et il continuera de l'être", ajoutait Presti. "Mais ce que j'aime, c'est que le développement de nos joueurs a aussi un impact positif sur le développement collectif de notre équipe. ... Nous avons encore un long chemin à parcourir. Nous comprenons cela, mais nous avons apporté quelques améliorations. »
Comme le précise l'article, OKC aurait pu entrer dans la course au D12 et balancer quelques noms bien attirants pour tenter de remporter le gros lot : Perkins + Harden + Maynor aurait certainement été un pack séduisant pour le Magic. Mais cela ne ressemble pas à la façon dont s'est construite l'équipe et ce qui a fait son succès. Au Thunder, on évite de briser la famille le plus longtemps possible et on construit petit à petit. A titre de comparaison, les Brooklyn Nets ont dépensé près de 340 millions de dollars depuis le 11 juillet pour resigner leurs joueurs et engager des free agents. C'est presque la somme que les propriétaires du Thunder ont déboursé (350 M$) pour faire venir les Seattle SuperSonics à Oklahoma City. Villes différentes, stratégies opposées.
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