Scénario NBA 2027 n°2 : Minnesota en finit avec la lose

Avant la reprise, on vous propose différents scénarios plus ou moins crédibles pour la saison NBA 2026-2027, avec à chaque fois un champion NBA différent. Aujourd'hui, les Minnesota Timberwolves d'Anthony Edwards. Depuis trois ans, Minnesota tourne autour du truc. Finale de conférence en 2024, encore une en 2025, puis une élimination face à San Antonio […]

Scénario NBA 2027 n°2 : Minnesota en finit avec la lose

Avant la reprise, on vous propose différents scénarios plus ou moins crédibles pour la saison NBA 2026-2027, avec à chaque fois un champion NBA différent. Aujourd'hui, les Minnesota Timberwolves d'Anthony Edwards.

Depuis trois ans, Minnesota tourne autour du truc. Finale de conférence en 2024, encore une en 2025, puis une élimination face à San Antonio la saison suivante. Les Wolves ont prouvé qu'ils pouvaient défendre, gagner des séries de playoffs et rendre Anthony Edwards suffisamment euphorique pour qu'il explique régulièrement être meilleur que des joueurs ayant accompli environ quinze fois plus de choses que lui.

Il manquait encore quelque chose. Cet été, Minnesota a donc décidé de changer franchement la formule. Julius Randle et Naz Reid sont partis, LaMelo Ball est arrivé pour donner aux Wolves le créateur qui leur manquait et Jonathan Kuminga a rejoint le projet après plusieurs années à Golden State consacrées à se demander s'il était un futur All-Star ou simplement un homme à qui Steve Kerr refusait mystérieusement de donner 35 minutes par soir.

Le pari est risqué. Il est aussi beaucoup plus amusant.

La saison en quelques événements

  • Anthony Edwards devient le meilleur scoreur de NBA. Environ 31 points, 6 rebonds et 6 passes par match, avec une efficacité encore en hausse. Surtout, il n'a plus besoin de remonter le ballon, appeler un écran, battre deux défenseurs et trouver lui-même une solution sur chaque possession. Minnesota gagne 59 matches et Ant termine dans la First Team All-NBA. Interrogé en janvier sur la course au MVP, il répond qu'il est déjà « le meilleur joueur de la planète » et qu'il ne voit donc pas vraiment ce que le trophée est censé lui apprendre. Il termine finalement deuxième. Il annonce immédiatement que les votants « ne regardent probablement pas les matches ».
  • LaMelo Ball joue 72 matches. LaMelo Ball joue 72 matches. L'information constitue à elle seule l'une des grosses surprises de la saison. Il tourne autour de 22 points et 9 passes, retrouve le All-Star Game et transforme complètement l'attaque de Minnesota. Sa seule absence évitable survient en janvier, lorsqu'il manque un shootaround après avoir été arrêté pour avoir grillé un feu rouge, détruit du matériel urbain et embouti la voiture de Chris Finch en allant au Target Center un soir de match.
  • La grande polémique de novembre naît pourtant en dehors du terrain. Après une victoire contre Sacramento, LaMelo lance un live depuis le vestiaire et filme par erreur Gobert entièrement nu pendant environ une demi-seconde. La vidéo est supprimée immédiatement, mais évidemment pas assez vite. Gobert affirme qu'il n'est pas fâché, Ball présente ses excuses et l'affaire semble réglée. Edwards passe quand même les quatre mois suivants à hurler « GO LIVE, MELO ! » dès que le Français commence à se changer.
  • Jaden McDaniels devient First Team All-Defense. Avec Ayo Dosunmu pour absorber une partie des missions extérieures et Gobert toujours derrière lui, il réalise probablement la meilleure saison défensive de sa carrière. Sa confiance, déjà assez élevée, ne diminue pas franchement avec les résultats de Minnesota. Après une victoire contre Oklahoma City en février, on lui demande pourquoi il pense que les Wolves peuvent battre le Thunder en playoffs. « Parce qu'on est meilleurs qu'eux. » Relancé sur les secteurs dans lesquels Minnesota possède selon lui l'avantage, McDaniels réfléchit quelques secondes. « Tous. » Shai Gilgeous-Alexander apprend la déclaration quelques minutes plus tard et préfère en rire.
  • Jonathan Kuminga trouve enfin son rôle. Après cinq années pendant lesquelles la NBA entière a tenté de déterminer ce qu'il était exactement, Minnesota découvre une réponse assez simple : un excellent sixième homme. Il tourne autour de 16 points, joue beaucoup comme poste 4 dans les cinq small-ball et termine régulièrement les matches. Surtout, personne ne débat de sa relation avec son coach pendant quatre mois. Fin février, Draymond Green explique malgré tout dans son podcast qu'il « avait toujours su que JK avait besoin de liberté ». Kuminga répond simplement avec trois emojis qui pleurent de rire.
  • Joan Beringer devient un vrai back-up. Une quinzaine de minutes par match, de l'énergie, des contres et beaucoup de paniers faciles grâce aux passes de Ball. Il permet aussi à Minnesota de ménager un peu davantage Gobert, qui reste le point d'ancrage défensif de l'équipe mais approche désormais des 35 ans. Après un match à 11 points, 9 rebonds et 4 contres face à Utah, Shaq affirme néanmoins très sérieusement dans Inside the NBA qu'il faut déjà titulariser Beringer, bien meilleur à ses yeux que le quadruple DPoY, qui ne trouve toujours pas grâce à ses yeux.
  • Minnesota remporte la NBA Cup à Las Vegas. Edwards colle 40 points en finale puis explique devant les caméras qu'il ne veut pas « ce petit trophée », mais le Larry O'Brien. Dix minutes plus tard, un journaliste lui rappelle que chaque joueur touche plus de 500 000 dollars grâce à la victoire. Ant demande alors s'il peut « quand même en gagner deux ou trois autres ».

Les playoffs

Au premier tour, Minnesota retrouve Houston. La série ressemble rapidement à une bagarre organisée dans un espace trop petit. Amen Thompson poursuit Edwards, les Rockets changent sur tout, les Wolves essaient de sortir en transition dès qu'ils le peuvent et personne ne marque tranquillement pendant plus de trois possessions consécutives.

C'est là que la présence de Ball change véritablement les choses. Houston peut ralentir Edwards, mais plus vraiment immobiliser toute l'attaque. LaMelo tourne autour de dix passes sur la série et Kuminga sort même un match à 27 points en sortie de banc. Dans le Game 6, Edwards en met 44 et rentre un énorme trois points devant Amen avant de lui adresser un « TOO SMALL » particulièrement discutable. Wolves 4, Rockets 2.

Et voilà San Antonio. Un an auparavant, les Spurs avaient sorti Minnesota en six matches. Cette fois, Edwards a passé douze mois à expliquer qu'il voulait les retrouver. Victor Wembanyama, lui, a passé douze mois à faire semblant de ne pas entendre.

Scénario NBA 2027 n°1 : Wembanyama et les Spurs champions !

La série tient ses promesses. Le Français compile un match à 37 points, 16 rebonds et 8 contres. Edwards lui répond avec 42 points deux jours plus tard. Gobert commet six fautes dans le Game 4 et Minnesota découvre à quel point son équilibre défensif reste fragile lorsqu'il n'est plus là. Les Spurs en profitent et prennent finalement l'avantage 3-2.

Le Game 6 devient celui de LaMelo Ball : 29 points, 14 passes et un tir à neuf mètres en transition avec 19 secondes sur l'horloge qui oblige Chris Finch à mettre les deux mains sur son visage avant même que le ballon ne rentre. Il rentre évidemment.

Game 7 au Texas. Edwards inscrit 41 points, McDaniels passe une partie de la soirée à détruire les lignes de passes et Ball rentre un énorme trois points dans les deux dernières minutes. Lorsque Wembanyama manque finalement un tir difficile pour égaliser, Gobert récupère le rebond et le serre contre lui pendant environ quinze secondes comme s'il venait de récupérer son enfant à la maternité. Wolves 4, Spurs 3.

En finale de conférence, impossible d'échapper à Oklahoma City.

Le Thunder avait déjà arrêté Minnesota à ce stade deux ans auparavant. Shai Gilgeous-Alexander continue d'être pratiquement impossible à défendre et gagne quasiment deux matches à lui seul. Mais les Wolves peuvent désormais lui envoyer Dosunmu, McDaniels et parfois Edwards, puis recommencer le lendemain. Et, surtout, Jaden n'a évidemment pas oublié qu'il avait publiquement expliqué quelques mois plus tôt que Minnesota était meilleur partout.

La série est à 2-2 lorsque McDaniels produit le match offensif le plus improbable de sa carrière : 35 points avec six tirs à trois points. Minnesota gagne ensuite le Game 5 puis Edwards termine le travail au Target Center avec 38 points. À quelques secondes de la fin, alors que la qualification est acquise, Ant monte sur la table de marque pour célébrer avec le public. La NBA lui inflige une amende le lendemain. Il demande publiquement si elle peut être directement prélevée sur sa prime de NBA Cup. Wolves 4, Thunder 2.

Wolves-Knicks : évidemment, Karl-Anthony Towns

Pour les premières Finales NBA de l'histoire de Minnesota, il fallait évidemment que Karl-Anthony Towns se retrouve de l'autre côté. Les Knicks défendent leur titre et KAT revient au Target Center, onze ans après y avoir commencé sa carrière.

L'accueil lors du Game 1 est magnifique. Vidéo hommage, standing ovation, embrassades. Puis le match commence et les sentiments sont rapidement rangés de côté. Towns inscrit une trentaine de points, Jalen Brunson contrôle la fin de rencontre et New York récupère immédiatement l'avantage du terrain. Minnesota répond deux jours plus tard derrière un gros match d'Edwards.

Le duel est serré parce que les Knicks possèdent précisément les profils capables de compliquer la vie des Wolves. OG Anunoby et Mikal Bridges se relaient sur Edwards, Brunson torture chaque changement défensif et Towns oblige Gobert à sortir de sa zone de confort. De l'autre côté, Ball donne à Minnesota le rythme et la création qui lui avaient tant manqué lors de ses précédentes campagnes de playoffs.

Le Game 5 est sans doute le meilleur match collectif des Wolves de la série. Ball termine avec 24 points et 12 passes, McDaniels sanctionne plusieurs aides défensives et Gobert domine les dernières minutes près du cercle. Minnesota a une première occasion de devenir champion lors du game 6.

Brunson n'est pas d'accord. Il plante 41 points dans le Game 6 et force un dernier rendez-vous à Minneapolis. Dans le Game 7, Edwards comprend vite qu'il n'a aucune envie de laisser la saison se décider sur quelques possessions hasardeuses. Il attaque constamment, oblige New York à multiplier les prises à deux et ouvre progressivement le terrain à ses coéquipiers. À deux minutes de la fin, les Wolves ne mènent encore que de trois points lorsqu'Ant attire deux défenseurs et trouve LaMelo seul derrière la ligne.

Ball hésite une demi-seconde. Puis il recule d'un pas. Sur le banc, Finch ferme les yeux. LaMelo déclenche de presque neuf mètres. Ficelle. Cette fois, New York ne revient pas. Wolves 4, Knicks 3.

Le bilan

Anthony Edwards termine la saison meilleur scoreur de NBA, First Team All-NBA et MVP des Finales à 25 ans. Minnesota remporte le premier titre de son histoire. LaMelo Ball vient de disputer la saison la plus accomplie de sa carrière, McDaniels s'est imposé comme l'un des tout meilleurs défenseurs de la ligue, Kuminga a enfin trouvé un rôle qui lui convient et Beringer commence doucement à préparer l'avenir à l'intérieur.

Gobert décroche surtout la bague qui manquait à son immense palmarès défensif. Quant à Finch, il est champion NBA après avoir réussi à construire une équipe cohérente autour d'Edwards, à intégrer LaMelo et à traverser toute une saison sans étrangler son nouveau meneur. Ce qui constitue peut-être son plus grand accomplissement.

Au milieu des confettis, Kevin Garnett débarque évidemment sur le parquet avec un micro. Il attend que le Target Center se calme un peu, prend une grande inspiration et hurle : « ANYTHING IS POSSIBLEEEEE ! » Exactement comme en 2008. Edwards le regarde quelques secondes avant de lui prendre le micro. « Man, you've been saying the same shit for twenty years. » Garnett explose de rire. Derrière eux, LaMelo lance un live Instagram. Gobert quitte immédiatement le champ de la caméra.