« Sois meilleur que moi » : le défi de Gregg Popovich à Tony Parker

Tony Parker raconte les conseils de Gregg Popovich pour ses débuts à l’ASVEL. Énergie, défense et proximité avec les joueurs. Les leçons des Spurs restent là.

« Sois meilleur que moi » : le défi de Gregg Popovich à Tony Parker

Dix-sept saisons avec Gregg Popovich, ça laisse forcément quelques habitudes. Désormais entraîneur de l’ASVEL, Tony Parker entend transmettre une partie de ce qu’il a appris à San Antonio. Mais le message de son ancien coach ne consiste pas simplement à reproduire la recette des Spurs.

Interrogé dans la Film Session de BasketNews sur ce que Popovich apprécierait en venant assister à un entraînement de l’ASVEL, Parker a immédiatement imaginé sa réponse.

« Je sais ce qu’il dirait. Il me dirait : “Sois meilleur que moi.” Parce que c’est ce qu’il m’a dit quand j’ai commencé ma carrière d’entraîneur. »

Pour un premier poste, la barre est assez correctement placée. Parker avait d’ailleurs tenu à prévenir très tôt celui avec qui il a remporté quatre titres NBA.

« Évidemment, c’est quelqu’un qui m’a beaucoup aidé pendant ma carrière. Avec mon père, il a été l’une des premières personnes à qui j’ai dit que je voulais devenir entraîneur et faire cette transition. »

Le Français explique ce retour au bord du terrain par un manque très précis : celui de la compétition quotidienne.

« Je sentais que cette adrénaline me manquait et je voulais pouvoir me mesurer aux autres chaque jour. Mon ancienne vie me manquait, et j’avais le sentiment de pouvoir apporter beaucoup grâce à ma compréhension du basket. Alors si Pop venait, oui, il me dirait : “Essaie simplement d’être meilleur que moi.” »

En attendant de relever ce défi, Parker a déjà retenu les fondamentaux. À commencer par les deux choses susceptibles de faire sortir Popovich de ses gonds pendant un entraînement : le manque d’énergie et le manque d’engagement défensif.

« Pop devient toujours fou si tu ne joues pas avec énergie et si tu ne défends pas, parce que ce sont deux choses que tu peux toujours contrôler. Il dit toujours : “Contrôle ce que tu peux contrôler.” Si tu rates un tir ou que tu dribbles sur ton pied, ce sont des choses qu’on ne peut pas contrôler. C’est le basket. Mais mettre de l’énergie et défendre, tu peux toujours le faire. »

L’héritage de San Antonio passe également par les relations humaines. Parker veut retrouver à l’ASVEL cette proximité entre le staff et les joueurs, cette atmosphère familiale qu’il a connue chez les Spurs.

« Je pense à l’ambiance familiale, à notre proximité avec les joueurs. Ils sont au centre de mon projet. Je veux m’assurer que nous faisons notre travail en les plaçant dans les meilleures conditions pour réussir autant que possible, parce qu’au bout du compte, ce sont eux qui sont sur le terrain et qui produisent les performances. Tu peux essayer de les inspirer, mais cela doit venir d’eux et se construire ensemble. »

Arrivé à San Antonio en 2001, devenu MVP des Finales en 2007, Parker entame désormais sa première saison comme entraîneur principal. Il cherche encore à bâtir sa propre identité, avec quelques principes bien ancrés.

Devenir meilleur que Popovich prendra sans doute un peu de temps. Pour savoir ce qui risque de l’agacer à l’entraînement, en revanche, les joueurs de l’ASVEL ont déjà la réponse.

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