Tony Parker était l'invité de David Castello-Lopes dans l'émission Small Talk cette semaine. Le ton était détendu et les anecdotes en grand nombre de la part de l'ancien meneur de l'équipe de France et des San Antonio Spurs. Voici quelques extraits croustillants de cet épisode.
Son premier job : fromager
"Mon premier petit boulot, c'était au marché et je vendais du fromage. [...] Je suis Français à fond, j'adore le fromage. Ma mère s'est remariée et la mère de son compagnon allait au marché tous les weekends pour y vendre du fromage. C'était à Fécamp, où j'ai grandi. Je passais mon temps là-bas à tout goûter. Je voulais me faire de l'argent de poche pour m'acheter des bonbons, donc j'ai demandé si je pouvais y aller pour aider et travailler.
Sur le stand d'à côté, il y avait du poulet et je voyais qu'ils donnaient plus d'argent. Donc j'ai demandé à la dame du poulet et elle m'a dit oui. Je me revois avec la grosse fourchette, mettre le poulet dans le sachet et demander aux petites dames si elles voulaient de la sauce ou non. J'avais 11 ans, j'ai fait ça pendant trois étés. "
Le sexe à plus de deux
"Ca n'a jamais vraiment été mon truc (le sexe en groupe, NDLR) je suis plus un romantique qui aime ça avec une seule personne. Je suis allé une fois dans un truc à Paris, je ne me souviens plus du nom, un club échangiste, où tout le monde fait l'amour devant toi. Je suis entré pour voir, en tant qu'expérience de vie. A l'intérieur, un mec vient me voir et me dit : 'J'aimerais bien que tu ailles défoncer ma femme'. J'ai dit non merci, ça ne m'intéresse pas, je viens pour regarder. Je suis en mode avion (rires).
J'y étais allé avec un pote et je lui ai dit que ce n'était pas trop mon délire. Le lendemain, un de mes potes, qui habite à une heure de Paris, m'appelle pour me dire que j'étais allé là-bas. Mais comment tu sais ça ? Là je me suis dit plus jamais les endroits comme ça, il fallait que je fasse attention."
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Le trashtalk avec Kobe
"Kobe ? On jouait les Lakers en playoffs. J'étais jeune et inconscient. Il défendait sur moi... Je lui ai dit en français : 'De toute façon, je vais trop vite pour toi'. Je me suis dit qu'il ne comprendrait pas. Moi j'étais dans mon monde. Au match d'après, il a commencé à me parler en français. Trop fort le gars... Il voulait tellement trashtalker qu'il est allé voir ce que j'avais dit et il m'a répondu dans ma langue. Il m'a dit : 'Bien sûr que je vais rester devant toi' !"
Son accrochage avec Kevin Willis
"Je voulais montrer aux Spurs que j'étais costaud mentalement. Lors d'un entraînement, il y avait Kevin Willis, qui était un gars de 2,15m, super costaud. Je vais au panier et il me fait une méga faute. Je tombe par terre, je me relève et je le pousse comme si je voulais me battre avec lui. Je n'aurais eu aucune chance de gagner, mais au moins je lui ai montré que j'étais là et que j'allais continuer à aller au panier. On nous a séparé et le coach est venu me voir. J'ai cru qu'il allait me défoncer. Mais il m'a regardé et m'a dit : 'J'adore !' Au final, ça m'a pris toute une année pour gagner leur respect, notamment celui de Tim Duncan, qui était la star de l'équipe."
