Tyrese Haliburton est prêt : jusqu’où peuvent remonter les Pacers ?

Tyrese Haliburton assure être prêt à rejouer. Jusqu’où peuvent aller les Pacers cette saison et combien de temps lui faudra-t-il pour retrouver son meilleur niveau ?

Tyrese Haliburton est prêt : jusqu’où peuvent remonter les Pacers ?

Tyrese Haliburton est prêt à rejouer. Plus de 13 mois après sa rupture du tendon d’Achille lors du Game 7 des Finales NBA 2025, le meneur des Indiana Pacers ne prend même plus beaucoup de précautions dans son discours.

« Je me sens super bien. Je fais tout. Je joue régulièrement des pick-up games. Je serai prêt pour la saison. Si la saison commençait aujourd’hui, je serais prêt », a-t-il expliqué mercredi.

Après une saison 2025-2026 intégralement passée sur le côté, c’est évidemment la meilleure nouvelle possible pour Indiana. Mais elle ouvre aussi une question autrement plus intéressante : que peut réellement redevenir cette équipe avec Haliburton ?

Il faut d’abord distinguer deux choses. Être capable de jouer un match NBA et redevenir immédiatement le Tyrese Haliburton qui avait conduit les Pacers jusqu’aux Finales sont deux objectifs très différents.

Le joueur lui-même en a conscience. Il s’attend à souffrir lorsqu’il retrouvera la véritable intensité d’un match et estime qu’aucun entraînement ne peut réellement reproduire les premières minutes d’une rencontre NBA. La présaison servira notamment à augmenter progressivement son temps de jeu et à retrouver sa « game shape ».

Indiana n'a aucune raison de précipiter Haliburton

C'est peut-être le principal enjeu des premiers mois. Le tendon semble suffisamment solide pour qu’Haliburton joue déjà régulièrement et il travaille notamment face à Andrew Nembhard pour retrouver les sensations contre un défenseur NBA de haut niveau. Sa rééducation avait déjà franchi un cap avec son retour au cinq-contre-cinq au printemps, malgré un épisode de zona particulièrement pénible qui avait alors compliqué sa préparation.

Mais les Pacers n'ont aucune raison de considérer le mois d'octobre comme une deadline pour retrouver immédiatement leur ancien meneur All-NBA.

Tyrese Haliburton et les Pacers vont-ils devoir se réinventer ?

En 2024-2025, Haliburton tournait encore à 18,6 points et 9,2 passes par match, avant de conduire Indiana jusqu'au Game 7 des Finales. Son jeu repose heureusement davantage sur la lecture, le passing, le tir et les changements de rythme que sur une explosivité pure. Reste que son aptitude à accélérer le jeu et à déséquilibrer une défense en transition faisait aussi partie de ce qui rendait les Pacers si difficiles à contenir.

Il faudra donc probablement quelques semaines, voire quelques mois, pour savoir si Indiana récupère simplement un très bon meneur ou réellement le Haliburton capable de changer le plafond de toute une équipe.

Ces Pacers ne sont pas vraiment une équipe à 19 victoires

C’est ce qui rend leur saison fascinante. Indiana vient officiellement de terminer à 19-63, 14e de la Conférence Est. Mais il serait trompeur de regarder ce bilan comme celui d'une équipe classique du fond de classement. Les Pacers ont joué toute la saison sans Haliburton et ont traversé une quantité considérable de blessures.

Surtout, l'effectif qui l'attend a désormais une vraie allure.

Indiana a sacrifié Bennedict Mathurin, Isaiah Jackson et plusieurs choix de Draft pour récupérer Ivica Zubac, l'un des meilleurs pivots de la ligue au rebond et un écran particulièrement intéressant à imaginer avec Haliburton. Kelly Oubre Jr est arrivé pendant l'intersaison, tout comme Larry Nance Jr, pour ajouter encore de la taille et de la profondeur.

Sur le papier, Rick Carlisle peut ainsi repartir avec un cinq Haliburton – Nembhard – Nesmith – Siakam – Zubac, tout en disposant derrière de joueurs comme TJ McConnell, Oubre, Obi Toppin, Jarace Walker ou Nance.

Ce n'est pas un roster qui doit simplement être content de retrouver le play-in.

Quel objectif pour les Pacers ?

Le premier objectif sera évidemment de retrouver les playoffs. Si Haliburton reste en bonne santé, une place directe dans le top 6 à l'Est paraît être une attente parfaitement raisonnable. Indiana aura sans doute envie d'aller plus loin.

Pas nécessairement de demander immédiatement à cette équipe de retourner en Finales NBA. Le groupe de 2026-2027 n'est plus exactement celui qui avait réalisé ce parcours, et Zubac apporte des qualités très différentes de celles des pivots avec lesquels Haliburton avait construit le basket ultra-rapide des Pacers.

C'est aussi ce qui rend cette version intéressante. Indiana a désormais davantage de puissance intérieure, du rebond, Siakam comme deuxième star et plusieurs défenseurs capables d'encaisser les missions difficiles autour de son meneur. Le plafond dépendra pourtant toujours du même homme.

Si Haliburton retrouve rapidement ses jambes, son rythme et surtout cette capacité à faire jouer tout le monde une demi-seconde plus vite que l'adversaire, les Pacers peuvent redevenir beaucoup plus vite qu'on ne le pense une équipe qui compte à l'Est.