Victor Wembanyama avait prévenu. Lorsqu’il avait évoqué son programme pour l’intersaison, le Français avait expliqué qu’il voulait profiter de l’été pour découvrir l’entraînement d’une équipe de rugby. Ce n’était manifestement pas une idée lancée en l’air : cette semaine, le joueur des San Antonio Spurs a chaussé les crampons et rejoint Provence Rugby.
Selon les informations de Midi Olympique, Wembanyama a passé plusieurs jours à Aix-en-Provence avec le groupe professionnel de Provence Rugby, actuellement en pleine préparation de sa saison de Pro D2. Il a participé à plusieurs ateliers sur le terrain et partagé une partie du quotidien des rugbymen provençaux. Et il n’est pas venu seul : son coéquipier Harrison Barnes était également de la partie.
Chris Bosh alerte Victor Wembanyama : « Il suffit d’une fois de plus »
Le tout s’est déroulé dans la plus grande discrétion. Aucune image de Wembanyama ballon ovale en main n’a filtré et Provence Rugby n’a pas souhaité communiquer autour de sa présence. Une précaution assez compréhensible lorsqu’un homme de 2,24 m qui est aussi l’une des stars les plus reconnaissables de la planète basket débarque à l’entraînement.
Wembanyama avait une idée très précise derrière la tête
Surtout, cette escapade n’a rien d’une simple activité de vacances. En avril dernier, Wembanyama avait expliqué à ESPN pourquoi il souhaitait absolument tenter l’expérience.
« Il y a une chose que je voulais faire mais que je n’ai pas pu faire l’année passée, c’est m’entraîner avec une équipe de rugby. Ce sont les mêmes schémas de mouvement mais que mon corps n’est pas habitué à faire. Et je pourrai le transposer à ce que je fais en basket », expliquait-il alors.
Une démarche finalement assez cohérente avec la manière dont Wembanyama envisage son développement depuis son arrivée en NBA. Le Français aime aller chercher ailleurs des méthodes susceptibles d’améliorer son équilibre, sa mobilité, sa coordination ou sa résistance au contact. L’été précédent, il avait notamment passé près de deux semaines auprès de moines Shaolin en Chine, avec un programme spécialement conçu autour de son centre de gravité et de sa maîtrise corporelle.
Après le kung-fu, donc, le rugby. Cette fois, Wembanyama peut cocher la case qu’il avait laissée vide l’été dernier.
Rassurons immédiatement les fans des Spurs : il n’est pas encore question de le voir prendre de l’élan pour aller défier un troisième ligne de 120 kilos. Pour les touches, en revanche, Provence Rugby risque d’avoir trouvé une solution assez difficile à défendre.
