Les San Antonio Spurs et les Minnesota Timberwolves se sont livrés à un duel très intense et disputé de la première à la dernière minute en ouverture des demi-finales de Conférence à l’Ouest. L’équipe à l’extérieur, renforcée par le retour express d’Anthony Edwards seulement 9 jours après son hyperextension du genou, s’est finalement imposée de justesse (102-104) malgré un nouveau record établi par Victor Wembanyama.
Le Français, impérial en défense, a bloqué par 12 fois les tentatives des Timberwolves. C’est tout simplement du jamais vu dans l’Histoire de la NBA ! Son impact de ce côté du terrain n’est évidemment pas une surprise mais il a semblé plus en jambes que jamais, prêt à débouler en deuxième rideau pour renvoyer sur la planche les layups des extérieurs de Minnesota ou pour bloquer de près les tirs des intérieurs. Wembanyama a survolé la rencontre en défense et il a même ajouté 15 rebonds.
Alors 15 rebonds, 12 contres… ça promet un triple-double d’anthologie. Et bien oui et non. D’un côté, effectivement, c’est une ligne de statistiques particulièrement rare dans l’Histoire. Seulement le troisième triple-double avec les contres en playoffs depuis que cette catégorie existe (1974). Il est évidemment le plus jeune joueur à réaliser pareille performance. Mais le natif du Chesnay a dû attendre les derniers instants de la partie pour valider ce triple-double. Parce qu’il n’a mis que 11 points.
WEMBY (22y, 120d): Youngest player in NBA history with a triple-double including blocks in a postseason game since '73–74 👀
👽 11 PTS
👽 15 REB (postseason career-high)
👽 12 BLK (NBA postseason record)Also becomes the first player in NBA history to record 10+ PTS, 15+ REB,… pic.twitter.com/uW02m4qfIK
— NBA (@NBA) May 5, 2026
« J'ai l'impression d'avoir dû puiser dans mes réserves d'énergie », a-t-il déclaré. « De toute évidence, j'en ai dépensé beaucoup d'un côté du terrain. De l'autre côté, en attaque, j'ai consacré trop d'énergie à des actions qui n'ont pas vraiment aidé notre équipe. C'est donc de ma faute. Il y a eu du bon et du mauvais.
C'est en grande partie de ma faute, car je ne me sentais pas bien ce soir, au point que l'équipe allait me chercher. Si j'avais été meilleur, si les meneurs offensifs de notre équipe avaient été meilleurs, ça aurait été différent. Donc, en gros, si tout avait été différent, ça aurait été différent. »
Dominant en défense, il a souffert en attaque. Mis à mal par la taille et surtout la puissance physique des Wolves. Victor Wembanyama n’a pas pu profiter des habituels petits paniers faciles qu’il peut mettre en transition ou dans la peinture. Une défense comme celle de Minnesota ne laisse aucun cadeau. Il s’est donc souvent retrouvé forcé de traîner loin du cercle et il a manqué de réussite de loin (0 sur 8 à trois-points).
La prestation globale reste brillante mais les Spurs vont devoir trouver un ajustement tactique pour mettre leur meilleur joueur dans les dispositions optimales afin de peser aussi en attaque lors du Game 2.
Personne ne l’attendait… Anthony Edwards revient et renverse le Game 1
