Victor Wembanyama a réalisé un geste fort. Lors de sa prolongation aux San Antonio Spurs, l'intérieur a laissé 50 millions de dollars sur la table. Eligible à un deal à 303 millions de dollars, le Français a consenti à un effort en signant une extension à 252 millions de dollars sur 5 ans.
Ce choix va permettre à la franchise texane de disposer d'une plus grande flexibilité financière afin de construire autour du Tricolore. Mais pour le syndicat des joueurs, il représente surtout le symbole d'un système à changer.
En effet, la NBPA dénonce les dérives perçues en NBA ces dernières années à cause du "second apron". Selon eux, un joueur ne devrait pas avoir à "sacrifier" une partie de son salaire pour permettre à une équipe d'être compétitive.
"Un joueur ne devrait jamais être placé dans une situation où il doit renoncer à une partie de son salaire pour permettre à son équipe de rester intacte. Si le système produit ce résultat, alors il y a un problème", a pesté le nouveau directeur exécutif de la NBPA David Kelly.
Au cours des derniers mois, le fameux "second apron" a eu un impact majeur dans les décisions de plusieurs franchises. On pense notamment au récent départ de Jaylen Brown des Boston Celtics. Et cette prolongation de Victor Wembanyama pourrait donc servir d'exemple pour lutter contre ce système.
Wembanyama prolonge aux Spurs et laisse 50 millions sur la table

Pour ne pas aller chercher bien loin de Wemby, il y a eu Duncan aux Spurs. Exemple récent, c'est Brunson aux Knicks, même ça devait déjà être avec le nouveau système d'apron. Et sinon pour moi l'exemple le plus marquant : Dirk aux Mavs, qui sur plusieurs prolongations a pris moins que le max auquel il pouvait signer.
Les réprésentants du NBPA n'accepteront pas que les contrats max représentent un pourcentage moins grand du salary cap, ce qui rend tout changement majeur impossible. Et les équipes voudront toujours sécuriser leurs joueurs majeurs et donc préféreront leur donner une somme astronomique plutôt que de les perdre. A partir de là, compliqué de changer cette situation.
Est-il utile qu'un joueur gagne jusqu'à 35% de la masse salariale sur un effectif de 15 joueurs sachant que les sponsors augmentent leurs revenus de façon substantielle ?
Il ne faudrait pas oublier que le basket se joue à 5, la NBPA est un syndicat de joueurs et même si les plus gros salaires cotisent davantage, il ne faut pas oublier la précarité des salaires les plus bas, cela éviterait autant de salaires non garantis.