Vrais favoris, outsiders crédibles et équipes surcotées : Le Power Ranking ultime avant les playoffs NBA

Qui dit playoffs dit grand Power Ranking pour classer les différents prétendants au titre NBA cette saison.

Vrais favoris, outsiders crédibles et équipes surcotées : Le Power Ranking ultime avant les playoffs NBA

Tier 1 : Les vrais favoris au titre NBA

1. Oklahoma City Thunder

Le record de 73 victoires des Warriors n’est pas tombé cette saison. Le fait que le Thunder bloque finalement à « seulement » (avec de gros guillemets) à 64 wins remet en lumière le caractère exceptionnel de la performance de l’équipe de Stephen Curry dix ans en arrière. Les champions en titre ont fait illusion pendant deux mois, en démarrant sur un 24-1 historique, un temps de passage similaire à celui du Golden State de la grande époque, avant d’être ramené à la réalité par les Spurs. Mais même sans avoir été cherché le plateau des 70 succès, Oklahoma City termine à nouveau en tête de la ligue et donc de la Conférence Ouest. Et ce pour la troisième fois de suite, ce qui n’avait plus été accompli… depuis les Warriors, évidemment.

Le Thunder n’est pas rentré dans le rang. Ou alors celui d’une équipe formidable. Parce que c’est toujours un groupe quasiment sans faille(s), guidé par un Shai Gilgeous-Alexander au sommet de son art et en passe de faire le doublé pour le MVP. Malgré les très nombreuses blessures, les joueurs de Mark Daigneault ont presque dominé tout autant leurs adversaires que lors de la dernière saison régulière. Pour preuve un différentiel sur 100 possessions à peine inférieur d’une année sur l’autre, de +12,7 à +11,1. Les marques références, et de loin, du championnat. Seules trois formations ont fait mieux dans l’Histoire (statistiques disponible à partir de 1997) : les Bulls de Michael Jordan en 1997 (+11,8), les Celtics de 2024 (+11,7) et les Warriors de Curry et Kevin Durant en 2017 (+11,4).

Oklahoma City Thunder Shai Gilgeous-Alexander

Toutes ces équipes sont allées au bout dans la foulée. Le Thunder s’inscrit donc dans une catégorie très particulière. Celle des équipes légendaires en termes d’emprise sur la ligue. Un groupe porté par une superstar aux performances là aussi rarement vues en termes d’efficacité, même à la grandissime échelle de la NBA. Une défense exceptionnelle où les athlètes polyvalents, mobiles, costauds et parfois vicieux sont multipliés, gardés par une tour de contrôle aux bras tentaculaires et un intérieur robuste capable d’aspirer les rebonds. Une rotation profonde bien au-delà du classique « top-8 » utilisé par la majorité des coaches en playoffs. Les champions peuvent pratiquer tous les types de basket et répondre à tous les problèmes posés par leurs adversaires.

Le back-to-back, le premier des années 2020, leur tend les bras. Encore plus après avoir esquivé la partie de tableau avec (attention, spoiler) les deu autres équipes classées dans le premier tier de notre Power Ranking. En fait, sur le papier, tout indique que cette équipe d’OKC est dans la lignée des plus grandes de tous les temps. Et pourtant... autant elle renvoie parfois l’image d’un rouleau-compresseur, autant il nous est difficile de la considérer pleinement comme invincible. Peut-être parce qu’elle est passée très proche de l’élimination avant de l’emporter en sept manches contre des Nuggets exténués et largement diminués. Peut-être parce que des Pacers absolument improbable étaient à une mi-temps de les priver du titre. Le Thunder est censé être seul dans son monde sans l’être complètement. Sans un Jalen Williams au sommet de sa forme ou un Chet Holmgren dominant des deux côtés du terrain sur une ou deux séries clés, les rêves du doublé pourraient partir en fumée.

2. San Antonio Spurs

San Antonio est devenu la quatrième équipe de l’Histoire à remporter 60 matches ou plus après avoir manqué les playoffs la saison précédente. Avant ça, il y a eu Boston en 1980, Phoenix en 2005 et à nouveau Boston en 2008. Sauf qu’il y a une vraie différence avec les Spurs. Les Celtics ont drafté Larry Bird en 1979 et ils ont fait venir Kevin Garnett et Ray Allen en 2007 tandis que les Suns se sont offerts Steve Nash, élu MVP dans la foulée, à l’été 2004. La franchise texane n’a pas recruté de joueurs majeurs à l’intersaison. Son évolution spectaculaire est d’abord le fruit de la progression fulgurante de Victor Wembanyama et de Stephon Caslte, pour ne citer que ces deux-là.

Les éperons gravissent les échelons au même rythme que leur superstar française, candidate au trophée de meilleur joueur de la saison. Du coup, ils sautent des étapes. Plus forts mois après mois, ils se sont affirmés en véritables prétendants au titre et font peut-être même figure d’équipe la plus en mesure de détrôner Oklahoma City, groupe avec lequel ils entretiennent désormais une petite rivalité naissante après les avoir battu trois fois cette saison. Devenir compétitifs était l’objectif de base et disputer les playoffs a vite semblé être le minimum. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus se contenter de ça. Bien qu’en découverte, les joueurs de Mitch Johnson ont des arguments pour penser qu’ils sont en mesure de gagner chaque série.

Et si les Spurs s’étaient compliqué les playoffs tout seuls ?

Seuls San Antonio et Boston se classent dans le top-5 des meilleures attaques et des meilleures défenses (sur 100 possessions) cette saison. Les Spurs occupent la troisième place dans chacune de ces catégories. Wembanyama est une montagne défensive que beaucoup de scoreurs perçoivent comme infranchissables et les rares qui osent s’y frotter finissent le cul par terre. Comme le Thunder, les Spurs ont la capacité à jouer sur tous les terrains pour pratiquer tout type de basket. Ils excellent notamment en faisant sauter les défenses ballon en main sur les drives de Castle, De’Aaron Fox ou Dylan Harper.

Ces trois combo guards seront probablement les facteurs X de leur équipe sur cette campagne. Peuvent-ils avoir le même succès en playoffs ? La pression sera particulièrement forte sur leurs épaules pour créer du jeu face à des défenses mieux préparées et plus coriaces. C’est dans ces moments-là que l’inexpérience des jeunes stars de San Antonio sera éventuellement un frein. Parce que passer de 34 victoires au titre NBA serait un accomplissement complètement fou. C’est le défi qui attend Victor Wembanyama et ses partenaires.

3. Denver Nuggets

Les grandes équipes savent monter en puissance au meilleur moment. Sacrés en 2023, vrais prétendants lors des campagnes 2024 et 2025 bouclées par des éliminations en sept manches au second tour, les Nuggets connaissent la recette du succès. Et ce n’est certainement pas un hasard s’ils ont fini la saison sur 12 victoires consécutives pour reprendre la troisième place de la Conférence Ouest et ainsi éviter de se retrouver dans la partie de tableau du Thunder.

Denver sera compétitif aussi longtemps que Nikola Jokic sera l’un des trois meilleurs basketteurs au monde. Et les dernières prestations du Serbe, aussi bien en termes de niveau de jeu, de statistiques et surtout d’activité et d’efforts, rappellent qu’il reste probablement tout en haut de la pyramide. Sauf qu’en plus, cette saison, il est mieux entouré qu’il ne l’a jamais été. Jamal Murray évolue à ses côtés depuis le début mais le Canadien est enfin devenu un All-Star en 2026. Une reconnaissance qu’il méritait déjà auparavant mais qui prend tout son sens avec l’exercice monstrueux délivré par Murray.

C’est lui qui a porté l’équipe en l’absence de Jokic. C’est lui qui donne une autre dimension aux Nuggets. Et c’est aussi lui qui vient de boucler une saison avec 25 points et 43% derrière l’arc, ce que seul Stephen Curry avait réussi jusqu’alors. Nikola Jokic et Jamal Murray forment le meilleur tandem de la ligue, déjà parce qu’ils sont tous les deux extrêmement forts individuellement mais aussi, surtout même, parce que leur synergie est déterminante pour la franchise du Colorado. Cette dernière est devenue la première de l’Histoire à aligner deux joueurs auteurs de plus de 1500 points et 500 passes sur une saison.

Autour, c’est super solide. Aaron Gordon est un facteur X permanent pour les Nuggets et de son état de santé dépendra les vraies chances des Nuggets. C’est d’ailleurs la raison de leur troisième place dans ce classement. Ils auraient été devant les Spurs s’il n’y avait pas eu autant d’interrogations sur le physique de chacun. Peyton Watson, l’une des belles révélations de la saison, est encore en convalescence. Tous ont plus ou moins connu des pépins. Mais ils se remettent au meilleur moment. Cam Johnson prend enfin ses marques, Christian Braun retrouve de la constance, le banc est plus solide que d’habitude avec Jonas Valanciuanas et le revenant Bruce Brown… Attention à Denver.

Tier 2 : Les outsiders crédibles

4. Boston Celtics

La saison de transition n’en était donc pas une. Censés rentrer dans le rang après avoir transféré ou laissé filer Jrue Holiday, Kristaps Porzingis, Al Horford et Luke Kornet pendant l’intersaison dans une logique de dégraisser la masse salariale, les Celtics ont encore une fois trusté les sommets de la Conférence Est, et ce malgré l’absence de Jayson Tatum, victime d’une déchirure du tendon d’Achille au second tour des playoffs 2025. Bombardé aux commandes de l’attaque, Jaylen Brown s’est affirmé comme une superstar et un candidat au MVP.

Robin, enfin un Robin déjà sacré MVP des finales quand même, est devenu Batman et c’est enfin son tour de briller sur le devant de la scène. Il n’a pas manqué cette opportunité en portant Boston jusqu’à la deuxième place à l’Est avec 56 victoires au compteur pour Boston. Mais ce qui rend la franchise du Massachusetts si dangereuse dans la perspective des playoffs, ça reste justement le retour express de Tatum à la compétition seulement dix mois après sa blessure grave.

Jaylen Brown NBA Boston Celtics Jayson Tatum

L’ailier All-Star est évidemment un peu rouillé et son adresse en pâtit (41% aux tirs, 32% à trois-points) mais il a trouvé des moyens de contribuer dans un registre polyvalent comme à son habitude. Il tourne à quasiment 22 points, 10 rebonds et 5 passes en 16 matches (13 victoires) et surtout plus de 32 minutes de moyenne. C’est encourageant. Déjà parce que ça montre qu’il n’y a pas eu de rechute mais aussi parce que le joueur va pouvoir engranger du rythme tout en laissant Brown assumer le gros du scoring et du leadership.

Le parcours des Celtics dépendra tout de même du niveau atteint par Tatum sur cette campagne. Pour le reste, rien ne change ou presque : Boston applique toujours la philosophie de Joe Mazzulla avec une attaque qui repose en grande partie sur l’adresse extérieure de ses joueurs. Une équipe qui défend fort et fait peu d’erreurs. La question de l’alternance dans le jeu se pose mais Mazzulla et les Celtics ont déjà montré qu’ils étaient prêts à vivre et mourir avec leurs idées.

5. New York Knicks

Les Knicks ont finalement fait mieux avec Brown qu’avec Thibodeau… en tout cas en saison régulière. La franchise new-yorkaise a gagné 53 matches, son plus haut total depuis 2013, avec une troisième place à l’Est à la clé. Mais le vrai révélateur, ce sont évidemment les playoffs. Le boss James Dolan a annoncé la couleur en estimant que son équipe se devait d’aller en finales NBA en 2026. Un moment que les supporteurs attendent depuis 27 ans maintenant.

La saison ne fut pourtant pas de tout repos pour Jalen Brunson et ses coéquipiers, qui ont alterné les hauts et les bas au point de voir d’autres équipes leur passer devant, aussi bien au sens propre (celui du classement) que figuré dans la hiérarchie des favoris au sein de leur Conférence. Mais sur le papier, ils ont encore tous les atouts pour enfin remporter trois séries de suite et sortir vainqueurs de l’Est.

Leur axe 1-5 rivalise en théorie avec celui des Pistons. Sauf que New York a sans doute encore plus de talents autour de Brunson et de Karl-Anthony Towns. Une brochette de défenseurs-shooteurs interchangeables dont le but consiste à limite les lacunes béantes du duo formé par les deux All-Stars d’un côté du parquet. Josh Hart, Mikal Bridges et OG Anunoby sont de parfaits compléments. La nouveauté, c’est le banc qui se montre avec des valeurs sûres comme Mitchell Robinson, le discret Landry Shamet, le toujours prolifique Jordan Clarkson ou encore le chouchou du Madison Square Garden Miles McBride. Le Français Mohamed Diawara, apprécié par Brown, pourrait aussi se gratter une petite place dans la rotation.

Alors les Knicks peuvent-ils vraiment le faire ? Brunson, scoreur formidable qui a parfois tendance à croquer, est-il en mesure de répondre à ceux qui pensent qu’une équipe dont il est le meilleur joueur est condamné à sortir avant les finales ? Il y aura une très forte pression de résultat à Manhattan. Ça passe ou ça casse.

6. Cleveland Cavaliers

Les Cavaliers n’ont pas attendu une nouvelle désillusion en playoffs pour démanteler un quatuor qui montrait ses limites. Exit donc Darius Garland. La franchise de l’Ohio a lié son destin à celui de James Harden, une star pas franchement réputée pour son aptitude à élever son niveau de jeu quand la situation l’exige. La pression est encore plus grande pour Cleveland, qui doit maintenant briller pour convaincre Donovan Mitchell de rester et dont la fenêtre s’est soudainement rétrécie en rameutant un ancien MVP de 36 ans.

Les dirigeants ont osé appuyé sur le bouton après une première moitié de saison médiocre à l’échelle du standing atteint par le club ces deux dernières saisons. En revanche, le trade pour Harden s’est pour l’instant avéré payant avec 20 victoires sur les 26 disputés par le barbu sous ses nouvelles couleurs (pour plus de 20 points et 7 passes de moyenne). Les Cavs sont redevenus une machine à scorer avec par exemple 120 points sur 100 possessions inscrits après le break du All-Star Weekend. Le nouveau « big-4 » formé par Harden et Mitchell avec Evan Mobley et Jarrett Allen affichent un net rating démentiel de +26 sur un échantillon certes assez faible (92 minutes).

Surtout, c’est en playoffs que l’on veut voir cette équipe rouler sur ses adversaires. Un stade de la compétition où Cleveland a constamment déçu depuis l’arrivée de Donovan Mitchell. Les mêmes questions se posent sur les capacités défensives du backcourt. Mais la présence de Keon Ellis (une autre recrue en cours de saison) pourrait en partie pallier à ce problème. En théorie, les Cavaliers sont armés pour aller loin. En théorie…

7. Detroit Pistons

Ça peut sembler injuste de retrouver les Pistons moins bien classés que les Knicks ou les Cavaliers alors qu’ils ont terminé en tête de la Conférence Est avec 60 victoires. Ce n’est que la troisième fois que la franchise mythique du Michigan atteint ce plateau et, lors des deux occurrences précédentes, elle a gagné au moins deux séries (dont un titre en 1989). Detroit s’est offert son premier titre de division depuis 18 ans et le renouveau du club est aussi spectaculaire que crédible. Cade Cunningham et ses coéquipiers sont passés de 14 à 60 victoires en l’espace de deux saisons.

Ils ont mérité du respect. Ils sont peut-être huitièmes de ce ranking qui liste les équipes selon leurs chances d’aller au bout mais les Pistons restent très, très proches des autres candidats à l’Est. Un chemin jusqu’aux finales est évidemment envisageable et ils ont des raisons d’y croire. Alors pourquoi les avoir mis un cran en-dessous (même si dans le même tier) ? Parce que la grande question tourne autour de l’état de santé de Cunningham et de la capacité de son équipe à générer des points au-delà de son All-Star.

Cade Cunningham Jalen Duren NBA Detroit Pistons

Detroit a prouvé qu’il était possible de gagner sans lui (13 victoires en 18 matches en son absence cette saison) mais c’est un autre basket qui se pratique en playoffs. Les défenses vont se resserrer sur un meneur All-Star en recherche de rythme. C’est une excellente nouvelle qu’il soit revenu pour deux rencontres en fin de saison régulière mais son affaissement du poumon va forcément le diminuer un petit peu. Les Pistons auront besoin d’un leader à 100% de ses capacités pour faire des différences en attaque.

Pour le reste, on peut compter sur le groupe de JB Bickerstaff pour défendre fort et jouer dur chaque possession. L’esprit de combativité de cette équipe est l’un de ses plus grands atouts mais elle ne manque pas non plus de talents.

Tier 3 : Une série, pas plus

8. Minnesota Timberwolves

Doubles finalistes de Conférence, les Timberwolves devaient prétendre à la catégorie supérieure. Mais les montagnes russes qui définissent le niveau de jeu des joueurs de Chris Finch cette saison nous incitent à la prudence. Le groupe promet « d’appuyer sur l’interrupteur » maintenant que les playoffs commencent mais c’est rarement bon signe quand une équipe doit en passer par-là.

Minnesota était la huitième attaque de la ligue l’an passé. La treizième cette saison. Les Wolves sont même moins performants en défense puisqu’ils sont descendus du sixième au huitième rang. Les blessures ont eu un rôle dans ces statistiques avancées mais les interrogations ne sont pas infondées. Au complet, Anthony Edwards et ses partenaires restent évidemment capables de réaliser un ou deux upsets.

Sauf que le premier tour s’annonce de suite très compliqué avec un duel à venir contre les Nuggets. Une revanche des demi-finales de Conférence 2024. Minnesota l’avait emporté mais Denver s’est nettement renforcé depuis. Les Wolves abordent ce choc avec pas mal de joueurs diminués et, même s’ils venaient à sortir les Nuggets de manière héroïque et presque inattendue, ils risquent d’y laisser des plumes pour la suite de la compétition.

9. Houston Rockets

On ne considère plus les Rockets comme de vrais outsiders pour le titre NBA. Une manière de dire que, même avec des circonstances favorables, on ne voit pas Houston terminer avec le trophée. Même avec 9 victoires sur les 10 derniers matches, la franchise texane ne nous a pas fait une forte impression. La faute à un gros trou d’air après le All-Star Weekend, dans la foulée des rumeurs d’un faux compte de Kevin Durant avec lequel il aurait notamment insulté et critiqué ses coéquipiers Alperen Sengun et Jabari Smith Jr.

Peu importe que ce soit vrai ou faux, toujours est-il que les Rockets ont semblé désorganisé sur le terrain. Leur manque de création force KD, 37 ans, à assumer un rôle qui ne devrait plus être le sien à ce stade de sa carrière. Son efficacité et sa durabilité forcent le respect mais Ime Udoka va devoir trouver d’autres solutions pour proposer un basket offensif digne d’une formation qui aspire à remporter la Conférence Ouest.

Sans Steven Adams, le « tall ball » de Houston est nettement moins effrayant et le manque de spacing finit par sauter aux yeux. Les Rockets ont suffisamment de talent pour gagner une série. Au-delà, ce serait un sacré exploit.

10. Los Angeles Lakers

Par respect, les Lakers sont encore considérés comme une équipe à même de remporter une série. Mais soyons francs : ça paraît très mal embarqué. Le statut de Luka Doncic n’est pas encore complètement défini pour la série à venir mais le Slovène souffre d’une blessure aux ischios qui devrait le gêner même en cas de retour hâtif à la compétition. Austin Reaves est d’ores-et-déjà indisponible pour l’intégralité du premier round. Ça laisse donc des Angelenos aux mains de LeBron James, 41 ans.

LeBron James Los Angeles Lakers NBA Sacramento Kings

Le King n’est plus à un exploit près mais la tâche est particulièrement herculéenne. Cet effectif n’était déjà pas taillé pour le titre avec Doncic et Reaves. Alors qu’en reste-t-il sans les deux meilleurs marqueurs ? Bronny James pourrait légitimement jouer des minutes hors garbage time en playoffs.

L’avantage, c’est que Los Angeles n’a presque plus rien à perdre et part donc sans pression face à des Rockets qui, à l’inverse, sont dans une obligation de résultat. Si la série dure, les Lakers récupéreront peut-être Luka. Et ce dernier est un performeur hors normes en playoffs. Alors, peut-être ?

Tier 4 : Ils peuvent rêver d'un upset

11. Atlanta Hawks

Les Hawks ont gagné 19 des 25 matches disputés par CJ McCollum dans le cinq majeur après son trade. Quin Snyder a trouvé sa rotation, quitte à mettre l’ancien first pick Zaccharie Risacher au bout de son banc. Le coach mise sur ses hommes forts avec plusieurs joueurs longs et athlétiques autour de la star naissante Jalen Johnson. Nickeil Alexander-Walker dispute le meilleur basket de sa carrière. Onyeka Okongwu et Dyson Daniels complètent bien le groupe de départ. Jonathan Kuminga apporte son punch en sortie de banc.

Ça manque sans doute de talents dans l’ensemble, surtout pour vraiment faire basculer une série contre les Knicks, mais les Hawks ont la dynamique en leur faveur et l’attitude pour faire douter un gros. New York va devoir jouer à fond d'entrée, sous peine d'être menée à l'issue des trois premiers matches dans le cas contraire.

12. Toronto Raptors

Personne ne comprend réellement ce que visent les Raptors chaque saison mais visiblement l’objectif a été atteint en se qualifiant pour les playoffs avec le cinquième spot à l’Est. Pas sûr que beaucoup attendait la franchise canadienne aussi haute. Mine de rien, il y a du talent à Toronto avec Scottie Barnes, Brandon Ingram, RJ Barrett, etc. Le problème, c’est que les Raptors ont tendance à être forts contre les faibles et faible contre les forts. Ça, ça ne passera pas en playoffs.

L’opposition contre Cleveland leur convient probablement plus que celle potentielle face à New York. Ils auraient joué les Knicks si les Hawks ne s’étaient pas inclinés sur leur dernier match de saison régulière. Mais Toronto défiera donc un adversaire qu’il a battu trois fois (sur trois) cette année. Toutes les rencontres ont cependant eu lieu avant l’arrivée de James Harden aux Cavaliers. Avec leur jeu rapide, Barnes et ses partenaires doivent exploiter les moments « de paresse », si seulement il y en a, d’Harden and co. L’upset n’est pas impensable mais il dépendra quand même beaucoup de la capacité des stars des Raptors à élever leur niveau de jeu.

Tier 5 : Ils viennent juste pour voir

13. Portland Trail Blazers

Les Trail Blazers n’ont sans doute pas assez d’atouts, notamment offensifs (l’une des plus mauvaise équipe de la ligue à trois-points) pour vraiment sortir les Spurs mais ils défendent aussi bien que les cadors. Portland a la meilleure défense de la ligue depuis un mois et se repose sur une armée de défenseurs agressifs, longs, puissants et polyvalents allant de Toumani Camara à Jrue Holiday en passant par Scoot Henderson, Deni Avdija, Matisse Thybulle ou Jerami Grant sans oublier les protecteurs de cercle que sont Donovan Clingan et Robert Williams. Les Blazers vont bousculer physiquement les Spurs et cette série sera un bon test pour San Antonio.

14. Philadelphia Sixers

Le problème, c’est que personne ne sait réellement si Joel Embiid va jouer les playoffs. Un peu comme d’habitude quoi. Sans leur pivot All-Star à 100%, les chances des Sixers sont tout de même limitées malgré la présence de Tyrese Maxey, de VJ Edgecombe et d’un Paul George rajeuni.

15. Phoenix Suns ou Golden State Warriors

Quelle que soit l’issue du dernier play-in, les Suns et les Warriors n’ont finalement aucune chance contre le Thunder. Les Warriors pourraient peut-être enflammer une rencontre ou deux autour de l’axe Stephen Curry – Kristaps Porzingis avec quelques valeurs sûres comme Draymond Green, Al Horford et les joueurs de l’ombre comme Gui Santos, etc.

16. Charlotte Hornets ou Orlando Magic

Une partie de nous est tenté de dire que Charlotte ou Orlando serait en réalité en mesure d’arracher deux matches (voire trois ?) à Detroit si toutes les conditions étaient réunies. Mais ça fait beaucoup de si. Le Magic est l’équipe qui a le plus de potentiel sur le papier avec trois joueurs proches du niveau All-Star mais ça fait bien longtemps que la franchise floridienne n’est plus au niveau des attentes.

T'as pris en compte le tirage dans ton Power Ranking.

Si je devais faire la même chose, je descendrais les Knicks et les Cavs d'un tier tout en laissant les Pistons avec Boston.
Je pense que t'as hésité mais comme tu vois Detroit en dessous des deux autres, tu n'as pas osé mettre les C's seul dans cette catégorie.

Pour moi, à partir du moment où NY et Cleveland peuvent se faire upset par une équipe mid (je partage cette opinion), ils ne font pas partie des prétendants crédibles.
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