Vous ne rêvez pas. Il y aura bien une demi-finale de Conférence Ouest avec, au milieu du terrain, deux Français capables de faire changer une attaque entière de plan de jeu et un rôle crucial dans l'issue de la série. Rudy Gobert d’un côté, Victor Wembanyama de l’autre. L’ancien maître de la dissuasion face au nouveau phénomène qui semble déjà redéfinir les limites du poste. Un San Antonio - Minnesota qui verra l'un des deux pivots tricolores atteindre la finale de Conférence. Les Spurs, qualifiés plutôt sereinement face à Portland, ont vu Minnesota faire chuter Denver malgré une hécatombe de blessures.
Pendant des années, Rudy Gobert a été la référence défensive absolue en NBA. Quatre trophées de Défenseur de l’année, une présence qui transforme une raquette en zone interdite, une constance rare dans une ligue pourtant obsédée par l’espace, le tir et la vitesse. Même quand il a été critiqué, ciblé, parfois injustement résumé à ses limites, Gobert est resté ce qu’il a toujours été : un pilier défensif, un joueur qui donne une identité à une équipe.
Et puis Victor Wembanyama est arrivé. Pas seulement avec ses contres venus de nulle part, ses bras interminables et ses actions qui finissent en boucle sur les réseaux. Avec une vraie domination, déjà. Son premier trophée de DPOY vient confirmer ce que tout le monde sentait : Wemby n’est plus seulement le futur de la défense NBA, il en est déjà le présent.
Ce duel franco-français a donc quelque chose de délicieux. Les Spurs-Wolves auront évidemment d’autres enjeux, mais pour le basket français, cette série a une saveur particulière.
Premier rendez-vous, dans la nuit de dimanche à lundi pour le game 1 à San Antonio !
